Analyse des cadres politique, juridique, institutionnel et éthique pour une IA responsable en Afrique de l’Ouest : les cas du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte-d’Ivoire et du Sénégal
1 janvier 2024
L’intelligence artificielle (IA) est au cœur de nombreuses avancées dans divers domaines. Son potentiel dans l’amélioration des services, l’optimisation des ressources et la fourniture de solutions sur mesure est indéniable. Dans le contexte africain, l’IA revêt une importance stratégique, car elle offre une réelle opportunité pour répondre aux défis socio-économiques, lutter contre la pauvreté et réaliser les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Mais pour en tirer pleinement parti, il faudra répondre à certains défis liés aux violations potentielles des droits humains, aux impacts sur l’environnement ou encore aux risques d’importation sans réelles adaptations locales que ces technologies posent. Tout l’enjeu est alors de savoir comment les pays africains peuvent garantir un développement et une adoption responsables de l’IA. En s’inspirant des cas de quatre pays d’Afrique de l’Ouest, en l’occurrence le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, cette contribution fait quelques recommandations sur la mise en place d’une approche structurée qui englobe des cadres politiques, juridiques, institutionnels et éthiques solides et indispensables.