Texte intégral
1
Le I de
l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales (LPF) prévoit que le contribuable satisfait à son obligation de
représentation de sa comptabilité en remettant une copie des fichiers des écritures comptables sous forme dématérialisée répondant aux normes fixées par
l'article A. 47 A-1 du LPF (BOI-CF-IOR-60-40-10).
S'agissant des règles relatives à la tenue de la comptabilité, il convient de se
reporter au BOI-BIC-DECLA-30-10-20-10.
S'agissant plus spécifiquement des comptabilités informatisées, il convient de
se reporter au BOI-BIC-DECLA-30-10-20-40.
I. Format de la copie du fichier des écritures comptables
10
Les copies des fichiers mentionnées auI de
l'article L. 47 A du LPF sont transmises, au choix du contribuable sous forme de fichiers à plat, à organisation
séquentielle et structure zonée remplissant les critères définis au VI de l'article A. 47 A-1 du LPF ou sous forme de
fichiers structurés, codés en XML, respectant la structure du fichier XSD dont les spécifications sont consultables sur le site public
www. impots.gouv. fr, à la rubrique "Professionnels".
Pour les fichiers à plat, la première ligne d’enregistrement du fichier remis à l’administration
fiscale comporte le nom des champs, tels qu’ils sont définis aux 1° et 2 ° du VII et aux 3° à 8° du VIII de l’article A. 47 A-1 du LPF.
Le fichier est nommé selon la nomenclature définie au IX de l'article A. 47 A-1 du LPF.
Enfin, le codage des informations doit être conforme aux spécifications prévues au XII de
l'article A. 47 A-1 du LPF.
Ce fichier est obligatoirement accompagné d'une description conforme au XI de l'article A. 47
A-1 du LPF (cf. VI § 390).
II. Nature du fichier des écritures comptables
20
Le fichier dont le contribuable doit remettre une copie à l’administration fiscale en cas de
contrôle porte sur l’ensemble des écritures des journaux comptables au titre de chaque exercice visé dans l’avis de vérification.
Ainsi, en cas de contrôle des exercices clos aux 31 décembre 2013 et 2014, le contribuable doit
communiquer au service vérificateur la copie d'un fichier unique (sous réserve des cas énoncés au VI § 370 et suivants) de l’ensemble des écritures comptables passées au titre
de l’exercice du 1er janvier au 31 décembre 2013 et un second fichier unique de l’ensemble des écritures comptables passées au titre de l’exercice du 1er janvier au 31 décembre
2014.
30
Lorsque l’avis de vérification prévoit que la période vérifiée est étendue en matière d'un impôt
ou d'une taxe autre que l'impôt sur le bénéfice et dont la date légale de dépôt est expirée, le contribuable doit également fournir la copie d'un fichier des écritures comptables relatif à cette
période, quand bien même l’exercice n’est pas clos.
La copie du fichier remis au titre de cette période ne comportera évidement pas les
informations telles que les écritures de clôture d’exercice et les écritures d’inventaire.
Exemple : Un avis de vérification adressé au mois de juillet N vise les
exercices clos les 31 décembre N-2 et N-1, période étendue au 31 mai N en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Le contribuable doit communiquer au service vérificateur un fichier unique de
l’ensemble des écritures comptables passées au titre de l’exercice du 1er janvier au 31 décembre N-2, un second fichier unique de l’ensemble des écritures comptables passées au titre de
l’exercice du 1er janvier au 31 décembre N-1et un fichier des écritures comptables relatif à la période du 1er janvier N au 31 mai N.
40
La copie du fichier des écritures comptables transmis à l’administration fiscale correspond à
l’ensemble des journaux de saisie existants dans le système comptable informatisé. L’unicité du fichier des écritures comptables repose ainsi sur la notion d’un seul et unique livre-journal
informatisé par exercice. Au sein de ce fichier, les écritures doivent être numérotées chronologiquement de manière croissante, sans rupture ni inversion dans la séquence.
Exemple : Pour un exercice allant du 1er janvier au 31 décembre, les
écritures n°1 à 18 correspondent au 1er janvier, les écritures n°19 à 35 au 2 janvier, etc.
50
Le fichier contient toutes les écritures comptables enregistrées au cours de l’exercice.
Ainsi, le fichier doit comporter les écritures d’enregistrement du bilan d’ouverture, c’est-à-dire les écritures d’à nouveau et les écritures d’inventaire, à savoir :
- les écritures d’amortissement ;
- les écritures de cession des immobilisations ;
- les écritures de dépréciation ;
- les écritures de stocks ;
- les écritures de provision ;
- les opérations de régularisation.
60
Conformément aux exigences de l’article 911-3 (ancien article 410-3) du
Plan Comptable Général (PCG)
l’entreprise doit pouvoir garantir la permanence du chemin de révision comptable entre les pièces justificatives et les écritures comptables. En conséquence, les écritures de centralisation doivent
être écartées au bénéfice du détail ligne à ligne de chaque opération comptable enregistrée dans les différents journaux du système informatisé.
Remarque : Une écriture de centralisation est une écriture de report mensuelle
(ou d’une autre périodicité) des écritures détaillées des opérations jour par jour figurant dans les journaux auxiliaires.
63
En application du I de
l’article L. 47 A du LPF, le contribuable qui tient sa comptabilité au moyen de systèmes informatisés doit la présenter
sous forme dématérialisée à l’administration fiscale, lors du contrôle sur place, en remettant , pour chaque exercice contrôlé, un fichier des écritures comptables conforme aux normes définies par
l’article A. 47 A-1 du LPF.
En application de ces dispositions, ce fichier des écritures comptables doit comprendre toutes
les écritures comptables hors écritures de centralisation. Toutefois, pour les seuls contribuables imposables à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des micro-bénéfices industriels et commerciaux
et micro-bénéfices non-commerciaux, qui tiennent un état récapitulatif de leurs recettes sur un registre papier ou un tableur et confient la tenue de leur comptabilité à un tiers, ce dernier peut
saisir en comptabilité ces opérations par récapitulation au moins mensuelle, et non trimestrielle, des totaux de ces opérations. Il est donc toléré, sous conditions, que le fichier des écritures
comptables ne comporte pas le détail des écritures comptables des recettes.
Dans ce cas, pour permettre à l’administration fiscale de contrôler que la comptabilité est
régulière, sincère et appuyée des pièces justifiant les éléments déclarés, le contribuable doit également présenter, quelle qu’en soit la forme, papier ou tableur, le détail de ses recettes, ainsi que
les pièces justificatives y afférentes (par exemple, les rouleaux de caisse enregistreuse).
Le contribuable a, en effet, l’obligation de conserver et de présenter tous les documents
permettant de vérifier le détail des opérations.
Par ailleurs, il est rappelé que l’inscription globale en fin de journée des recettes
correspondant à des ventes au détail ou à des services rendus à des particuliers est possible en application du 3° du I de
l’article 286 du code général des impôts (CGI) lorsque leur montant unitaire n'excède pas 76 € à condition qu’elles aient fait
l’objet d’un paiement en espèces au comptant, et que les justificatifs du détail soient conservés. Le fichier des écritures comptables peut donc comprendre des écritures correspondant aux recettes
journalières globalisées.
Toutefois, il convient de rappeler que cette disposition ne dispense pas les intéressés de
produire, conformément à l'article 54 du CGI, les pièces détaillées de nature à justifier du montant desdites recettes (dans ce sens, CE, arrêt du 29 avril 1964 n° 59318 RO, p 83 ).
Enfin, il est rappelé que lorsqu’un contribuable, quel que soit son régime d’imposition,
enregistre, pour partie, ses écritures comptables dans un logiciel comptable et transfère ses données à un tiers pour que ce dernier tienne sa comptabilité de manière dématérialisée, le fichier des
écritures comptables doit comprendre le détail des écritures comptables hors écritures de centralisation.
65
Si le détail de certaines écritures comptables est contenu dans des applications métiers de
l’entreprise et non dans des modules annexes au module de comptabilité générale, les écritures agrégées issues de ces applications sont acceptées (par exemple : montant agrégé des cotisations
d’assurance émises, mouvements de consommation sur stock, etc.).
III. Données devant figurer dans la copie du fichier des écritures comptables
70
Toutes les informations listées dans les tableaux figurant aux 1° et 2 ° du VII et aux 3° à 8°
du VIII de l'article A. 47 A-1 du LPF sont obligatoires. Pour ces informations, lorsque la notion « à blanc si non
utilisé » est indiquée, il convient de fournir la donnée dès lors qu’elle est disponible.
Exemple :
Ci-dessous une représentation schématique des données qui peuvent figurer dans un fichier
d’écritures comptables.
La notion « à blanc si non utilisé » indique que la présence du champ (ici une colonne) est
obligatoire. En revanche, les valeurs (au cas présent une case) peuvent être vides si la donnée n’est pas disponible dans le logiciel comptable. Dans ce cas, il convient de ne rien saisir dans la
colonne concernée. Il ne faut pas remplir avec des « 0 » ou des « espaces ». Le champ doit rester vide.
EcritureLib
Debit
Credit
EcritureLet
DateLet
FRE ICF S/EST LOY.10/2011 SN
392,87
0,00
BE
20111123
FRE ICF S/EST LOY.10/2011 SN
1,67
0,00
FRE/AV.ECH SCI MONT.LOY.4ème TRIM.2011 SE
3150,00
0,00
FRE/AV.ECH SCI MONT.LOY.4ème TRIM.2011 SE
617,40
0,00
BE
20111123
FRE/AV.ECH SCI MONT.LOY.4ème TRIM.2011 SE
0,00
3767,40
T
20111010
Représentation schématique des données
80
Le code journal fait référence à la codification utilisée dans le logiciel comptable pour
référencer les différents journaux. Ces codes peuvent correspondre à des chiffres, des lettres ou une combinaison des deux.
Exemple :
JournalCode
01
02
AC
VE
AC1
90
Le libellé journal fait référence au nom complet du journal utilisé dans le logiciel.
Exemple :
JournalCode
JournalLib
01
Journal des achats
02
Journal des ventes
AC
Journal des achats
VE
Journal des ventes
AC1
Journal des achats hors groupe
Libellé journal
100
La numérotation porte sur l’écriture comptable, dite « en partie double », telle que la
définit l’article 921-1 (ancien 420-1) du
PCG . Ainsi, une écriture comptable se
compose de plusieurs lignes d’enregistrement. Chaque ligne d’une même écriture est donc affectée d’un seul et même numéro. La numérotation dans le champ « ecriturenum » doit être croissante dans le
temps et ne pas comporter de rupture. Cette numérotation peut être unique sur l’ensemble du fichier ou être propre à chaque journal.
Il est donc possible, s’il existe un système de numérotation propre à chaque journal, que le
fichier des écritures comptables remis au vérificateur comporte des écritures de nature différente avec un même numéro d’écriture.
Ce n’est pas un motif de non conformité du fichier, dans la mesure où le champ « code
journal » permet de distinguer ces écritures. Toutefois, cette spécificité devra être indiquée au vérificateur dans le descriptif accompagnant la remise du fichier.
Par ailleurs, les premiers numéros d’écritures comptables correspondent aux écritures de
reprise des soldes de l’exercice antérieur, c’est-à-dire les écritures d’à nouveau, conformément aux dispositions de la réglementation comptable.
Exemple 1 :
Ecriture
Num
Ecriture
Date
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
EcritureLib
Débit
Crédit
1
20040501
AN
10100000
CAPITAL
A.N. au 010504
0,00
76224,51
1
20040501
AN
10611000
RESERVE LEGALE
A.N. au 010504
0,00
7622,45
1
20040501
AN
10641000
PLUS VALUES NETTES LG TERME
A.N. au 010504
0,00
38874,50
1
20040501
AN
10680000
AUTRES RESERVES
A.N. au 010504
0,00
273271,21
1
20040501
AN
11000000
REPORT A NOUVEAU
A.N. au 010504
0,00
247006,99
1
20040501
AN
20500000
CONCESSIONS
A.N. au 010504
7982,20
0,00
1
20040501
AN
20700000
FONDS COMMERCIAL
A.N. au 010504
5335,72
0,00
1
20040501
AN
21540000
MAT OUT INDUSTRIELS
A.N. au 010504
108891,92
0,00
….
….
53
20040531
AC
60170000
ACHATS FOURNITURES
Fact OUTILLAGE
565
0,00
53
20040531
AC
44566000
TVA Déductible 19.60%
Fact OUTILLAGE
110,74
0,00
53
20040531
AC
401OUT
OUT
Fact OUTILLAGE
0,00
675,74
3371
20050529
CIC
51200000
CIC
Rglt AE
0,00
96,28
3371
20050529
CIC
401AE
AE
Rglt AE
96,28
0,00
exemple n°1 de numérotation d'écriture
Exemple 2 :
Ecriture
Num
Ecriture
Date
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
EcritureLib
Débit
Crédit
AN0001
20040501
AN
10100000
CAPITAL
A.N. au 010504
0,00
76224,51
AN0001
20040501
AN
10611000
RESERVE LEGALE
A.N. au 010504
0,00
7622,45
AN0001
20040501
AN
10641000
PLUS VALUES NETTES LG TERME
A.N. au 010504
0,00
38874,50
AN0001
20040501
AN
10680000
AUTRES RESERVES
A.N. au 010504
0,00
273271,21
AN0001
20040501
AN
11000000
REPORT A NOUVEAU
A.N. au 010504
0,00
247006,99
AN0001
20040501
AN
20500000
CONCESSIONS
A.N. au 010504
7982,20
0,00
AN0001
20040501
AN
20700000
FONDS COMMERCIAL
A.N. au 010504
5335,72
0,00
AN0001
20040501
AN
21540000
MAT OUT INDUSTRIELS
A.N. au 010504
108891,92
0,00
….
….
AC0010
20040531
AC
60170000
ACHATS FOURNITURES
Fact OUTILLAGE
565
0,00
AC0010
20040531
AC
44566000
TVA Déductible 19.60%
Fact OUTILLAGE
110,74
0,00
AC0010
20040531
AC
401OUT
OUT
Fact OUTILLAGE
0,00
675,74
BQ0890
20050429
CIC
51200000
CIC
Rglt AE
0,00
96,28
BQ0890
20050429
CIC
401AE
AE
Rglt AE
96,28
0,00
exemple n°2 de numérotation d'écriture
110
Par exception, si en raison du fonctionnement propre de l’entreprise, les écritures d’à
nouveau ne peuvent être les premières écritures enregistrées au début de l’exercice comptable, il est admis qu’elles soient enregistrées au cours de l’exercice.
Dans ce cas, ces écritures seront dotées du numéro d’écriture correspondant à leur ordre
d’enregistrement comptable. Ce ne sera pas un motif de non-conformité du fichier, à condition que le vérificateur puisse identifier les écritures d’à nouveau par toute autre information complémentaire
contenue dans le fichier. Cette dernière sera alors littéralement explicitée dans le descriptif accompagnant le fichier (cf. VI § 390) .
120
La date de comptabilisation de l’écriture comptable correspond à la date à laquelle
l’enregistrement comptable de l’opération a été porté au débit ou au crédit du compte.
Selon les logiciels comptables, cette date peut correspondre à la date de saisie ou encore à
la date de validation lorsque le logiciel ne dispose pas d’un mode brouillard.
Il est rappelé que conformément à l’article 911-3 (ancien 410-3) du
PCG, les comptabilités informatisées
doivent permettre de reconstituer à partir des pièces justificatives appuyant les données entrées, les éléments des comptes, états et renseignements, soumis à la vérification, ou, à partir de ces
comptes, états et renseignements, de retrouver ces données et les pièces justificatives (I-A-2-b-3° § 150 du BOI-BIC-DECLA-30-10-20-40).
En outre, la comptabilité est en principe servie au jour le jour.
En conséquence, la date de comptabilisation est celle où l’événement doit
prendre date dans la comptabilité, telle que par exemple, la date de règlement effectif d’une facture d’achat ou celle de vente d’un bien.
Cette date correspond à la date de saisie lorsque cet enregistrement est
effectué le même jour que celui de l’événement qu’elle constate. Elle peut, dans certains cas, correspondre également à celle de la pièce justificative (règlement au comptant d’une facture d’achat du
même jour par exemple).
Cela étant, la date de comptabilisation ne peut pas être la date de saisie
mécanique en comptabilité lorsqu’il y a un décalage dans le temps entre la date de l’événement comptable et la saisie en comptabilité de cet événement.
Dans ce cas précis, il convient de retenir comme date de comptabilisation la
date de l’événement comptable. A défaut, il est possible d’indiquer la date de la pièce justificative ou la date du dernier jour du mois en cas de centralisation mensuelle des écritures.
Lorsque le logiciel comptable ne dispose pas d’un mode brouillard, la date
de comptabilisation de l’écriture comptable correspond à la date de validation de l’écriture comptable (I-A-2-b-1° § 80 et suivants du
BOI-BIC-DECLA-30-10-20-40).
130
Le numéro de compte répond aux normes fixées par le
plan Comptable Général .
Cette donnée est obligatoire quand bien même le plan comptable utilisé n’est pas le plan
comptable général (cas des plans de comptes des bénéfices non commerciaux et des bénéfices agricoles).
Classe 1
Classe 2
Classe 3
Classe 4
Classe 5
Classe 6
Classe 7
Comptes de capitaux
Comptes d'immobilisations
Comptes de stocks et en-cours
Comptes de tiers
Comptes financiers
Comptes de charges
Comptes de produits
10.Capital et réserves
20.Immobilisations incorporelles
40.Fournisseurs
50.Valeurs mobilières de placement
60. Achat
70.Ventes
Numéros de classe des comptes
140
Les subdivisions mises en place par l’entreprise pour décliner le plan comptable général
doivent évidemment figurer dans le fichier remis à l’administration.
Pour les contribuables relevant d’une réglementation comptable spécifique, les numéros de
compte utilisés doivent être conformes aux normes comptables en vigueur applicables à ce secteur d’activité pour l’établissement de leurs comptes sociaux (notamment, les établissements de crédit
doivent retenir un plan de comptes conforme à leurs normes comptables spécifiques, les entreprises d’assurance doivent respecter le plan de comptes tel que défini par le code des assurances).
Exemple 1 :
CompteNum
70600000
Exemple de numéro de compte du PCG
Exemple 2 :
CompteNum
70611000
70612000
70613000
70620000
Exemple de numéro de compte avec déclinaison du PCG au sein de l'entreprise
150
Le libellé de compte correspond à l’intitulé complet du compte tel qu’il est défini dans la
nomenclature du plan comptable français
(plan Comptable Général) ou, pour
certains secteurs d'activité dans tout autre règlement comptable établi par le normalisateur comptable français (Autorité des normes comptables, accueil sur le site
www.anc.gouv.fr). Les libellés utilisés au sein de l’entreprise ou ceux correspondant à des subdivisions plus détaillées du plan comptable français doivent
figurer dans le fichier remis à l’administration et ne pas être remplacés par un libellé générique.
Exemple :
CompteNum
CompteLib
1312
Subventions d'équipement-Régions
1313
Subventions d'équipement-Départements
Libellé de compte correspondant au plan comptable français
CompteNum
CompteLib
13120000
Region-subv equi aux
13120002
Regions-subv° equipt
13130000
Dep-subv equipt aux
13130002
Depts-subv° equipt
Libellé de compte correspondant à une déclinaison du plan comptable français au sein de l’entreprise
160
Le numéro de compte auxiliaire correspond à la codification des comptes de tiers utilisée au
sein de l’entreprise.
Exemple :
CompteNum
CompteAuxNum
401000
0001
401000
ABC
401000
F100
411000
1234
411000
XYZ
411000
C200
Exemples de comptes auxiliaires
170
Le libellé de compte auxiliaire reprend la désignation littérale du tiers.
Exemple :
CompteNum
CompteAuxNum
CompteAuxLib
401000
0001
Fournisseur Antoine
401000
ABC
Fournisseur étranger VI
401000
F100
Fournisseur intra-groupe AA
411000
1234
Client Martin
411000
XYZ
Client CEE MI
411000
C200
Client international XX
Exemple de désignations littérales de tiers
180
La référence de la pièce justificative correspond soit à une numérotation séquentielle des
pièces comptables dans le système, soit à la référence figurant sur les pièces justificatives (factures, tickets, etc.) reçues ou émises.
Dans le cas des écritures pour lesquelles il n’existe pas de référence de pièce (par
exemple, dans le cas des écritures d’à nouveau), ce champ doit néanmoins être rempli. Dans ce cas précis, la référence sera alors remplacée par une valeur conventionnelle définie par l’entreprise.
Celle-ci sera précisée dans le descriptif remis au vérificateur en même temps que le fichier des écritures comptables (cf. VI § 390).
Exemple :
Ecriture
Num
Date
Ecriture
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
EcritureLib
PieceRef
Debit
Credit
3371
20050429
CIC
51200000
CIC
Rglt AE
682706
0,00
96,28
3371
20050429
CIC
401AE
AE
Rglt AE
682706
96,28
0,00
997
20050601
AC
401AE
AE
Fact AE
FF36410
0,00
96,28
997
20050106
AC
44566000
TVA
Déductible 19.60%
Fact AE
FF36410
15,78
0,00
997
20050106
AC
60640000
ACHATS FRES
BUREAUX
Fact AE
FF36410
80,50
0,00
Exemples de références des pièces justificatives
190
La date de la pièce justificative est celle figurant sur les pièces
justificatives (factures, tickets, etc.) reçues ou émises ou, à défaut, leur date d’enregistrement en comptabilité.
Dans le cas des écritures pour lesquelles il n’existe pas de référence de pièce (par
exemple, dans le cas des écritures d’à nouveau), ce champ « date » doit néanmoins être rempli. Dans ce cas précis, la référence sera alors remplacée par une date conventionnelle définie par
l’entreprise. Celle-ci sera précisée dans le descriptif remis au vérificateur en même temps que le fichier des écritures comptables (cf. VI § 390).
200
Le libellé de l’écriture comptable correspond à l’identification littérale du motif de
l’écriture comptable.
210
Le montant au débit correspond à un montant signé, exprimé en euros, porté au débit du
compte.
Le montant au crédit correspond à un montant signé, exprimé en euros, porté au crédit du
compte.
Les champs « Debit » et « Credit » doivent être obligatoirement remplis avec une valeur
numérique. Si l'enregistrement comptable affecte le débit, alors le crédit sera rempli avec la valeur zéro. Si l'enregistrement comptable affecte le crédit, alors le débit sera rempli avec la valeur
zéro.
220
Lorsque les informations « Debit » et « Credit » ne sont pas présentes dans le système
informatisé comptable, elles peuvent être remplacées par les informations « montant » et « sens ».
L'information « montant » correspond au montant signé de l’opération comptable et
l'information « sens » indique, par une codification, si le montant signé est porté au débit ou au crédit de l’opération comptable.
230
Les seules valeurs autorisées dans le champ « sens » sont « D » pour un débit et « C » pour
un crédit ou « +1 » pour un débit et « -1 » pour un crédit.
Lorsque les valeurs utilisées sont « +1 » et « -1 », il est impératif que celles-ci soient
enregistrées sans espace entre les deux caractères, c’est-à-dire entre le « + » ou « - » et le « 1 ».
Exemple 1 :
Date
Ecriture
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
EcritureLib
PieceRef
Debit
Credit
20050429
CIC
51200000
CIC
AE
682706
0,00
96,28
20050429
CIC
401AE
AE
AE
682706
96,28
0,00
20050504
CIC
51200000
CIC
FD
682712
0,00
-100,00
20050504
CIC
401FD
FD
FD
682712
-100,00
0,00
Informations « Debit/Credit »
Exemple 2 :
Date
Ecriture
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
EcritureLib
PieceRef
Montant
Sens
20050429
CIC
51200000
CIC
AE
682706
96,28
C
20050429
CIC
401AE
AE
AE
682706
96,28
D
20050504
CIC
51200000
CIC
FD
682712
-100,00
C
20050504
CIC
401FD
FD
FD
682712
-100,00
D
Informations « Montant/sens » utilisant les caractères « D/C »
Exemple 3 :
Date
Ecriture
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
EcritureLib
PieceRef
Montant
Sens
20050429
CIC
51200000
CIC
AE
682706
96,28
-1
20050429
CIC
401AE
AE
AE
682706
96,28
+1
20050504
CIC
51200000
CIC
FD
682712
-100,00
-1
20050504
CIC
401FD
FD
FD
682712
-100,00
+1
Informations « Montant/sens » utilisant les caractères « +1/-1 »
240
Le lettrage de l’écriture fait référence au repère utilisé dans le système comptable pour
apparier deux écritures (règlement-facture).
La date de lettrage de l’écriture correspond à la date à laquelle l’opération de lettrage a
été validée dans le système comptable.
Ecriture
Num
Date
Ecriture
Journal
Code
Compte
Num
CompteLib
Ecriture
Lib
PieceRef
Debit
Credit
Ecriture
Let
3371
20050429
CIC
51200000
CIC
AE
682706
0,00
96,28
3371
20050429
CIC
401AE
AE
AE
682706
96,28
0,00
A
997
20050106
AC
401AE
AE
AE
FF36410
0,00
96,28
A
997
20050106
AC
44566000
TVA
Déductible
19.60%
AE
FF36410
15,78
0,00
997
20050106
AC
60640000
ACHATS
FRES
BUREAUX
AE
FF36410
80,50
0,00
Exemple de lettrage de l'écriture
250
La date de validation de l’écriture comptable correspond à la date à laquelle
l’enregistrement de l’écriture comptable en mode brouillard est transformé en écriture définitive par l’attribution d’un identifiant unique.
Lorsque le logiciel ne dispose pas d’un mode brouillard, la date de validation est alors
égale à la date de comptabilisation.
Exemple :
Ecriture
Num
Date
Ecriture
Journal
Code
Compte
Num
Compte
Lib
Ecriture
Lib
PieceRef
Debit
Credit
Valid
Date
3371
20050429
CIC
51200000
CIC
AE
682706
0,00
96,28
20050430
3371
20050429
CIC
401AE
AE
AE
682706
96,28
0,00
20050430
Exemple de date de validation
260
Lorsque des prestations sont réalisées dans des pays tiers, le prix acquitté figurant sur
les pièces justificatives en appui de l’écriture comptable est mentionné en devises.
En conséquence, en plus des champs « Debit » et « Credit » renseignés en euros, le montant
en devise étrangère figurant sur la pièce justificative devra être indiqué dans la zone « Montantdevise ». Si seul le montant en devise étrangère est enregistré en comptabilité, les champs « Debit »
et « Credit » seront alors remplis par la valeur zéro. Ainsi, le montant de la devise correspond à un montant signé, exprimé en devise, porté au crédit ou au débit du compte.
S'agissant des règles de conversion des devises, il convient de se reporter au
I-B-5 § 160 du BOI-BIC-DECLA-30-10-20-10.
Exemple 1 :
Ecriture
Date
Journal
Code
Compte
Num
Compte
Lib
Ecriture
Lib
Débit
Crédit
Montant
devise
Idevise
20040604
VE
70710000
VENTES MDSES
Vte GB
0,00
742,50
-761,29
Livre sterling
20040604
VE
4112000
Client GB
Vte GB
742,50
0,00
761,29
Livre sterling
Montants en euros et en devise étrangère enregistrés en comptabilité
Exemple 2 :
Ecriture
Date
Journal
Code
Compte
Num
Compte
Lib
Ecriture
Lib
Débit
Crédit
Montant
devise
Idevise
20080704
VE
70720000
VENTES MDSES
Vte US
0,00
0,00
-369,99
Dollar US
20080704
VE
4113000
Client US
Vte US
0,00
0,00
369,99
Dollar US
Montants uniquement en devise étrangère enregistrés en comptabilité
270
L’identification de la devise correspond à la devise utilisée.
L’information demandée peut faire référence à une codification (par exemple : code 01 :
euro ; code 02 : dollar américain ; code 03 : yen ; etc.). Ces codes peuvent correspondre à des chiffres, des lettres ou une combinaison des deux. Une table de correspondance est donc nécessaire pour
permettre la lecture du fichier. Elle doit être fournie au vérificateur dans le descriptif accompagnant la remise du fichier des écritures comptables (cf. VI § 390).
280
La date de règlement fait référence à la date à laquelle ont été encaissées les recettes et
payées les dépenses.
290
Le mode de règlement fait référence aux modalités de paiement ou d’encaissement des
recettes : par chèque, en espèces ou par virement.
L’information demandée peut faire référence à une codification (par exemple : code 01 : CB ;
code 02 : chèque ; etc.). Ces codes peuvent correspondre à des chiffres, des lettres ou une combinaison des deux. Une table de correspondance est donc nécessaire pour permettre la lecture du fichier
(cf. VI § 390).
300
La nature de l’opération fait référence aux opérations effectuées par le contribuable.
L’information demandée peut ne pas être littérale et faire référence à une codification. Une
table de correspondance est donc nécessaire pour permettre la lecture du fichier (cf. VI § 390).
Exemple 1 :
NatOp
Virement bancaire
Prestation échelonnée
Nature de l'opération restituée avec un libellé littéral
Exemple 2 :
NatOp
Z1
B100
Nature de l'opération restituée avec un libellé par codification
310
L’identification du client fait référence à l’identité déclarée par les clients. Elle peut
ne pas être littérale (nom, prénom) et faire référence à une codification lorsque l’information est couverte par le secret professionnel
(BOI-CF-IOR-60-10 au III § 210 et suivants).
IV. Copie des fichiers des écritures comptables des exercices clos avant 2013
A. Format des copies des fichiers
320
Les copies des fichiers des écritures comptables relatifs aux exercices clos avant 2013 peuvent répondre aux normes du
"format standard" prévues aux VI à XIV de l'article A. 47 A-1 du LPF (cf. I à III §
10 à 310).
A défaut, ils doivent répondre aux normes applicables avant l'adoption de la
loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012
de finances rectificative pour 2012, reprises aux I à V de l'article A. 47 A-1 du LPF.
330
Si le contribuable choisit de ne pas appliquer pour ces exercices les normes du "format
standard", les copies des fichiers sont transmises sous forme de fichiers à plat, à organisation séquentielle et structure zonée remplissant les critères définis au I de
l'article
A. 47 A-1 du LPF. Le codage des informations doit être conforme aux spécifications prévues au III de l'article A. 47
A-1 du LPF.
Ce fichier est obligatoirement accompagné d'une description conforme au II de
l'article A. 47 A-1 du LPF.
B. Contenu des copies des fichiers
340
Si le contribuable choisit de ne pas appliquer pour ces exercices les normes du "format
standard" aux exercices clos avant 2013, les fichiers des écritures comptables relatifs à ces exercices clos doit notamment comprendre les types de données suivantes :
- un code journal ;
- un numéro d’écriture ;
- une date de comptabilisation ;
- un numéro de compte ;
- un intitulé de compte ;
- un libellé d’écriture ;
- une référence de pièce justificative ;
- une date de pièce justificative ;
- un débit ;
- un crédit.
Aucun ordre n’est imposé dans le classement de ces données, ni normalisation de leur
transcription.
V. Respect des normes comptables françaises applicables pour l'établissement des comptes annuels
350
Le respect des normes comptables françaises élaborées par le normalisateur comptable
français (Autorité des normes comptables, accueil sur le site www.anc.gouv.fr) et du plan de comptes y afférent est indispensable. L’utilisation de plans de
comptes non français relève d’une décision de gestion de l’entreprise. Ainsi, les données figurant dans le fichier des écritures comptables doivent obligatoirement respecter les normes comptables et
la nomenclature du plan de comptes français. Les normes IFRS ou USGAAP par exemple ne sont donc pas admises.
Toutefois, pour les seuls exercices antérieurs à l’exercice clos en 2014, un « transcodage »
des écritures ne respectant pas la nomenclature française est toléré, sous réserve du respect des conditions suivantes :
- les écritures comptables enregistrées dans le système doivent être retranscrites ligne à
ligne aux normes françaises. Une conversion au niveau des masses globales est à proscrire, car elle ne permet pas de suivre le chemin de révision comptable ;
- il est également indispensable d’avoir une correspondance parfaite, à savoir qu’un compte
étranger correspond à un seul et unique compte français et réciproquement. A défaut, la remise du fichier doit s’accompagner des tables de correspondance et des écritures de retraitement ;
- si la correspondance n’est pas parfaite, les anomalies doivent être expliquées dans le
fichier descriptif accompagnant la remise du fichier (cf. VI § 390).
Par ailleurs, par mesure de souplesse, et seulement au titre des contrôles
pour lesquels les avis de vérifications sont adressés en 2014, les libellés d’écriture en langue étrangère peuvent être acceptés dans la mesure où l’alphabet latin est utilisé et sous réserve de la
fourniture de la table de correspondance par le contribuable au service vérificateur. Cette mesure de souplesse a été prolongée aux exercices clos en 2014 (sous réserve de l’utilisation de l’alphabet
latin). A compter des exercices clos en 2015, les libellés en langue étrangère ne sont plus admis dans les fichiers des écritures comptables.
A compter de l’exercice clos en 2014, le « transcodage » ne sera plus accepté : la
comptabilité devra être tenue conformément aux normes comptables françaises et en langue française.
Cela étant par mesure de souplesse, la tolérance est prolongée aux exercices clos en 2014. A
compter des exercices clos en 2015, le transcodage n'est plus admis.
VI. Modalités de remise de la copie du fichier des écritures comptables
360
En application du I de
l'article L. 47 A du LPF, le contribuable est avisé à la réception de l’avis de vérification de comptabilité de son
obligation de présenter sa comptabilité sous forme dématérialisée. Il peut convenir avec le service vérificateur avant la première intervention sur place ou lors de celle-ci, du support de remise du
fichier (cf. VI § 390).
Par ailleurs, par mesure de souplesse et seulement au titre des contrôles effectués en 2014,
la copie du fichier des écritures comptables pourra être remis au service vérificateur au plus tard lors de la deuxième intervention sur place.
370
Si le volume de données est trop important pour constituer un seul fichier d’écritures
comptables par exercice, le fichier peut, en accord avec le service vérificateur, être remis de manière simultanée sur plusieurs supports.
Ainsi, il est possible de procéder à un découpage par période (semestre, trimestre, mois).
Les fichiers ainsi remis doivent respecter le format défini par
l’arrêté du 29 juillet 2013 et
les prescriptions du présent BOFiP.
De plus, pour les fichiers à plat, chacun des fichiers remis devra obligatoirement comporter
en première ligne le nom des champs, comme défini à l'article A. 47 A-1 du LPF.
Exemple :
123456789FEC20131231_01 : écritures comptables du mois de janvier 2013.
123456789FEC20131231_02 : écritures comptables du mois de février 2013.
456321789FEC20130630_1T : écritures comptables du premier trimestre de l’exercice clos au
30/06/2013.
380
Pour les entreprises relevant de la compétence de la Direction des vérifications nationales
et internationales, le service vérificateur peut demander tout d’abord la remise d’un fichier reprenant les écritures centralisées puis demander à l’entreprise de fournir les écritures détaillées
correspondant à tout ou partie des écritures centralisées présentes dans le fichier précédemment remis.
Dans ce cas, le fichier des écritures centralisées et celui ou ceux des écritures détaillées
doivent respecter le format défini à l’article A. 47 A-1 du LPF.
De plus, pour les fichiers à plat, chacun des fichiers remis devra obligatoirement comporter
en première ligne le nom des champs, comme défini dans les tableaux figurant aux 1° et 2° du VII et 3° à 8° du VIII de l'article A. 47 A-1 du LPF.
Les écritures centralisées mentionnent la période mensuelle concernée (ou tout autre
périodicité), la référence des journaux d’origine et les totaux de la période en lieu et place du détail des opérations jour par jour.
390
Lorsque des informations contenues dans le fichier font référence à des codifications
spécifiques en usage dans l’entreprise, il est nécessaire de fournir un descriptif détaillé, prévu au XI de l’article A.
47 A-1 du LPF, permettant de faciliter la lecture de la comptabilité.
Ce descriptif peut être remis sous forme dématérialisée (fichiers issus d’un outil de
traitement de textes, d’un tableur ou pdf) ou papier.
VII. Cas particuliers
A. Copie du fichier des écritures comptables en cas de migration de données comptables
400
Diverses raisons juridiques, économiques ou pratiques, peuvent conduire un contribuable à
changer de logiciel comptable ou de progiciel de gestion intégré en cours d’exercice. Cette situation peut en outre impliquer un changement de référentiel comptable (plans de comptes, référentiels des
clients et des fournisseurs, etc.).
Une partie des écritures comptables de l’exercice est alors stockée dans un logiciel
comptable ou un progiciel de gestion intégré et l’autre partie des écritures comptables de l’exercice sur un autre.
S’il est impossible d’extraire l’intégralité des données comptables avec un référentiel
unique pour constituer un fichier des écritures comptables unique relatif à l’exercice au cours duquel il est procédé au changement de logiciel comptable ou de progiciel de gestion intégré, la remise
du fichier des écritures comptables relative à l’exercice concerné sous forme de deux fichiers sur des supports différents est acceptée sous réserve du respect des conditions suivantes :
- le premier fichier est généré par l’ancien système, et le second, par le nouveau système ;
- les deux fichiers remis doivent permettre de reconstituer l’exercice concerné au cours
duquel le logiciel comptable ou le progiciel de gestion intégré a été changé ;
- la remise de ces deux supports doit s’effectuer de manière simultanée ;
- les deux fichiers doivent respecter le format défini par
l’article A. 47 A-1 du LPF ;
- pour le fichier relatif à la première partie de l’exercice, les premiers numéros
d’écritures comptables doivent correspondre aux écritures de reprise des soldes de l’exercice antérieur. Pour celui portant sur la seconde partie de l’exercice, les premiers numéros d’écritures
comptables doivent correspondre aux écritures de reprise des soldes de la première partie de l’exercice concerné ;
- en outre, dès lors que le changement de logiciel comptable ou de progiciel de gestion
intégré implique un changement de référentiel comptable, la remise des fichiers doit s’accompagner des tables de correspondances et de réconciliation comptable entre les deux logiciels comptables ou
progiciels de gestion intégré.
Exemple :
Une entreprise souhaite mettre en place une nouvelle version de son outil comptable incluant la
comptabilité sociale de ses filiales françaises. La migration des données comptables de ces dernières doit intervenir le 1er octobre N.
Le fichier des écritures comptables de l’exercice N peut être scindé et remis de manière
simultanée sur plusieurs supports au service vérificateur, à savoir un premier support relatif aux trois premiers trimestres N et un second relatif au dernier trimestre N.
Pour le fichier relatif aux trois premiers trimestres les premiers numéros d’écritures
comptables correspondent aux écritures de reprise des soldes de l’exercice antérieur. Pour celui portant sur le dernier trimestre suivant, les premiers numéros d’écritures comptables correspondent aux
écritures de reprise des soldes du troisième trimestre.
B. Copie du fichier des écritures comptables regroupant plusieurs établissements
410
Lorsqu’une entreprise reprend dans sa comptabilité les comptabilités de ses différents
établissements, il est nécessaire de pouvoir identifier l’origine de chaque écriture en mettant au-delà des premières informations obligatoires un champ supplémentaire correspondant à un code
établissement. En conséquence, la structure du fichier des écritures comptables se définit comme suit :
- 19 colonnes : les 18 premières correspondant aux informations définies aux 1° et 2° du VII
et 3° à 8° du VIII de l'article A. 47 A-1 du LPF et la 19ème colonne correspondent au code établissement ;
- plusieurs lignes correspondant aux écritures comptables de chaque établissement.
Exemple :
Journal
Code
Ecriture
Num
Ecriture
Date
Compte
Num
CompteLib
Debit
Credit
Code
Etbt
AA
784
20070330
215400
MATERIEL INDUSTRIEL
5249,00
0,00
S100
AA
784
20070330
231000
IMMO EN COURS CORPOR
0,00
5249,00
S100
WE
4855
20070401
231000
IMMO EN COURS CORPOR
18991,08
0,00
S100
WE
4855
20070401
408120
ENTREE MARCH. FAR
0,00
18991,08
S100
AA
785
20070330
215400
MATERIEL INDUSTRIEL
0,01
0,00
S101
AA
785
20070330
231000
IMMO EN COURS CORPOR
0,00
0,01
S101
WE
4855
20070401
231000
IMMO EN COURS CORPOR
18991,08
0,00
S101
WE
4855
20070401
408120
ENTREE MARCH. FAR
0,00
18991,08
S101
WE
4856
20070401
231000
IMMO EN COURS CORPOR
10000,00
0,00
S101
WE
4856
20070401
408120
ENTREE MARCH. FAR
0,00
10000,00
S101
Exemple d'écritures comptables avec plusieurs établissements
C. Copie du fichier des écritures comptables en cas de fusion
420
Les opérations de fusion peuvent conduire les sociétés soit à changer de progiciel de
gestion intégré, soit à n’inclure que les soldes des écritures comptables de la société absorbée dans le progiciel de gestion intégré de la société absorbante.
Toutefois, par mesure de tempérament, à l’instar de la situation décrite au VII-A §
400, deux fichiers sont acceptables au titre de cet exercice, sous réserve du respect des conditions suivantes :
- le premier fichier est généré par le système de la société absorbée, et le second, par le
système de la société fusionnée ;
- les deux fichiers remis doivent permettre de reconstituer la totalité des écritures
comptables au titre de l’exercice concerné, tant celles de la société absorbée que celles de l’absorbante ;
- la remise de ces deux supports doit s’effectuer de manière simultanée ;
- les deux fichiers doivent respecter le format défini par
l’article A. 47 A-1 du LPF ;
- en outre, dès lors que cette situation implique un changement de logiciel comptable, la
remise des fichiers doit s’accompagner des tables de correspondance et de réconciliation comptable entre les deux logiciels comptables ou progiciels de gestion intégré.
Exemple : L’entreprise A fusionne avec l’entreprise B le 15 décembre N avec
effet rétroactif au 1er juillet N. Un avis de vérification est adressé à l'entreprise A. La comptabilité de l’entreprise A nouvellement créée au titre de l’exercice N se compose de la façon
suivante :
- du 1er janvier au 30 juin N : les écritures de A ;
- du 1er juillet au 31 décembre N : les écritures de A et celles de B au titre de la
période concernée.
Le fichier des écritures comptables de l’exercice N peut être scindé et remis de manière
simultanée sur plusieurs supports au service vérificateur, à savoir un premier support relatif aux écritures de A pour l’exercice et un second relatif aux écritures de B au titre de la période du
1er juillet au 31 décembre N.