Cour de Cassationciv2
Cour de Cassation · civ2 — 18 février 1987
- ECLI
- 60794b969ba5988459c437b3
- Date
- 18 février 1987
jugements et arretsnotificationsignification à partieprocédure sans représentation obligatoirenotification au domicile élu chez l'avocat (non)notification au domicile élu chez le représentant en justiceimpossibilitépersonne moralesignification à un mandataire habilitéenvoi d'une lettre simpleomissionportéeprocedure civilesignificationpersonnesignification réputée faite à personne
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Texte intégral
Sur le moyen unique, pris en ses première et troisième branches :. Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 22 octobre 1985), que la société anonyme Paix Daunou a fait signifier une décision du juge des baux commerciaux à la société anonyme Café Le Colisée par acte du 20 décembre 1984 ; que la société Café Le Colisée a relevé appel seulement le 20 février 1985 mais a excipé de la nullité de la signification ; Attendu que la société Café Le Colisée reproche à l'arrêt d'avoir déclaré la signification régulière alors qu'elle-même avait élu domicile pour les besoins de l'action en cours au cabinet de son conseil et que cette élection de domicile, faite dans son intérêt exclusif, aurait emporté obligation de signifier le jugement au domicile élu, et qu'à tout le moins le jugement aurait dû, par application de l'article 652 du nouveau Code de procédure civile, être signifié à la fois à la personne de la société elle-même et à son représentant en justice ; Mais attendu que l'arrêt énonce exactement qu'il résulte des articles 677 et 678 du nouveau Code de procédure civile que les jugements sont notifiés aux parties elles-mêmes et à elles seules, hors le cas où la représentation en justice est obligatoire ; Sur le moyen unique, pris en sa deuxième branche : Attendu qu'il est encore fait grief à l'arrêt d'avoir refusé de rechercher si l'huissier avait adressé à la société la lettre simple prévue par l'article 658 du nouveau Code de procédure civile, alors que cette formalité est exigée dans tous les cas où la signification est faite à une personne morale ; Mais attendu que si l'arrêt énonce à tort que du moment que la signification a été faite à personne, il importe peu que ladite lettre ait été ou non envoyée, il relève également par une appréciation souveraine qu'en tout état de cause la société ne justifie pas du grief que lui aurait causé cette irrégularité, le président-directeur général ayant été directement informé de la signification par la remise de la copie faite à sa personne ; D'où il résulte que le moyen ne saurait être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ2
- Date
- 18 février 1987
- Matière
- jugements et arrets
Référence
60794b969ba5988459c437b3
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel