Cour de Cassationciv2
Cour de Cassation · civ2 — 14 décembre 1987
- ECLI
- 60794bac9ba5988459c439f7
- Date
- 14 décembre 1987
enseignementinstituteurresponsabilitéaccident survenu à un élèveinstituteur laissant ses élèves devant un portail ouvert sur la rueelève chargé de porter une invitation à un voisin habitant de l'autre côté de la rueelève s'élançant sur la chaussée et renversé par une automobilefautedéfaut de surveillanceabsence momentanéeelèves laissés seuls près d'un portail ouvert sur la ruesubstitution de la responsabilité de l'etat à celle des membres de l'enseignement publicelève renversé par une automobileobligation de réparation du conducteurportéeaccident de la circulationindemnisationexclusion (non)victimevictime autre que le conducteurpiétonelève d'une école publique
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Sur le moyen unique, pris en ses trois branches : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Pau, 3 juillet 1986), que Marie-Andrée X..., âgée de 8 ans, était en rang avec ses camarades dans la cour de son école lorsque, profitant d'une brève absence de l'institutrice, elle s'élança dans la rue qui longe l'établissement et fut alors renversée et blessée par la voiture automobile de M. Y... ; Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt d'avoir déclaré l'Etat tenu d'indemniser l'enfant alors que, d'une part, son comportement aurait constitué un acte d'indiscipline imprévisible pour son institutrice, alors que, d'autre part, ce préjudice ayant été jugé imputable au conducteur de l'automobile qui l'avait renversée, l'éventuelle faute de l'enseignante dans l'exercice de sa surveillance n'aurait pu avoir d'incidence, alors qu'enfin, le conducteur du véhicule ayant été condamné à indemniser la victime, la cour d'appel n'aurait pu, sans violer l'article 2 de la loi du 5 avril 1937, retenir la responsabilité de l'Etat ; Mais attendu que l'arrêt énonce qu'il y a eu défaut de surveillance de la part de l'institutrice, qui, après avoir chargé la jeune Marie-Andrée X... de porter une invitation à un voisin habitant de l'autre côté de la rue, s'était absentée momentanément, tout en laissant les enfants dont elle avait la garde seuls près d'un portail ouvert sur la rue ; que, de ces énonciations d'où il résultait que la démarche de l'enfant était prévisible, la cour d'appel a pu déduire la faute de surveillance et le lien de causalité entre cette faute et le dommage subi ; Et attendu que l'obligation de réparation du tiers conducteur d'un véhicule terrestre à moteur impliqué dans un accident n'exclut pas la responsabilité de l'Etat défini par le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ2
- Date
- 14 décembre 1987
- Matière
- enseignement
Référence
60794bac9ba5988459c439f7
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel