Cour de Cassationciv3
Cour de Cassation · civ3 — 14 décembre 1988
- ECLI
- 60794c2a9ba5988459c44d0e
- Date
- 14 décembre 1988
bail commercialrésiliationclause résolutoirecréancier nantinotification de la demandedéfautportéeimpossibilité pour le créancier nanti d'exploiter personnellementabsence d'influence quant à son action en dommagesintérêts
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article 14 de la loi du 17 mars 1909 ; Attendu que le propriétaire qui poursuit la résiliation du bail de l'immeuble dans lequel s'exploite un fonds de commerce grevé d'inscriptions doit notifier sa demande aux créanciers antérieurement inscrits ; Attendu, selon l'arrêt attaqué (Douai, 14 novembre 1986), que les époux X... ont cédé aux époux Z... un fonds de commerce de débit de boissons exploité dans un immeuble appartenant à Mme Y... ; qu'en garantie du règlement du solde du prix de cession ils ont pris une inscription de nantissement sur le fonds ; que Mme Y... ayant fait constater par ordonnance de référé la résiliation du bail sans que la procédure ait été notifiée au époux X..., ces derniers ont assigné la bailleresse pour faire juger que la résiliation intervenue leur était inopposable et obtenir des dommages-intérêts ; Attendu que pour débouter les époux X... de leur demande de dommages-intérêts, l'arrêt attaqué retient que les créanciers inscrits, même s'ils étaient disposés à régler les loyers impayés, n'auraient pu se substituer aux époux Z... pour rouvrir le fonds et l'exploiter, ayant cédé le leur et quitté la localité ; Qu'en statuant ainsi, alors que le créancier inscrit, non tenu d'exploiter personnellement, a la possibilité de faire exécuter les obligations nées du bail, la cour d'appel a violé le texte suvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 14 novembre 1986, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Amiens
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ3
- Date
- 14 décembre 1988
- Matière
- bail commercial
Référence
60794c2a9ba5988459c44d0e
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel