Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 9 octobre 1991
- ECLI
- 60794c6b9ba5988459c456a6
- Date
- 9 octobre 1991
mariageeffetsdette contractée pour l'entretien du ménage ou l'éducation des enfantssolidarité des épouxapplicationdette non contractuelle dont l'objet est d'assurer l'entretien futur du ménagecotisations d'assurance vieillessesolidaritecascotisation d'assurance vieillesse
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
. Sur le moyen unique : Attendu que M. X..., artisan bijoutier, a cessé de régler, en 1978, ses cotisations d'assurance vieillesse à la caisse professionnelle à laquelle il était affilié ; qu'après avoir tenté de recouvrer les cotisations et majorations de retard dues au titre des années 1978 à 1983 en faisant signifier, en vain, des contraintes exécutoires à son débiteur, la caisse d'assurance vieillesse et invalidité décès a assigné en paiement de ces sommes l'épouse de M. X... ; que la cour d'appel a accueilli sa demande ; Attendu que Mme X... fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Rennes, 8 mars 1989), de l'avoir condamnée à payer la somme de 109 438,07 francs alors, selon le moyen, que la dette relative à des cotisations d'assurance vieillesse dues à raison d'une activité artisanale et les majorations de retard y afférentes ne sauraient constituer une dette contractuelle ayant pour objet l'entretien du ménage, à laquelle la loi attache la solidarité de plein droit des époux ; qu'en effet, d'une part, une obligation légale, dût-elle satisfaire les besoins futurs du ménage, ne saurait constituer une obligation contractuelle ; que, d'autre part, une opération d'investissement sur l'avenir n'entre pas dans la catégorie des actes ménagers d'entretien ; que la cour d'appel a donc violé l'article 220 du Code civil ; Mais attendu que l'article 220 du Code civil, qui fait peser sur les époux une obligation solidaire, a vocation à s'appliquer à toute dette, même non contractuelle, ayant pour objet l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants, et n'opère aucune distinction entre l'entretien actuel et futur du ménage ; qu'ayant pour but de permettre au titulaire de la pension d'assurer, après la cessation de son activité professionnelle, l'entretien du ménage et, en cas de décès, l'entretien de son conjoint survivant par reversion de l'avantage, le versement de cotisations d'assurance vieillesse constitue une dette ménagère ; D'où il suit qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel a, sans violer le texte susvisé, légalement justifié sa décision ; que le moyen n'est donc pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Articles de loi cités
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 9 octobre 1991
- Matière
- mariage
Référence
60794c6b9ba5988459c456a6
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel