Cour de Cassationciv3
Cour de Cassation · civ3 — 27 novembre 1991
- ECLI
- 60794c789ba5988459c457bf
- Date
- 27 novembre 1991
coproprietesyndicat des copropriétairespouvoirssauvegarde des droits afférents à l'immeublecopropriété horizontaledésordres affectant les parties privatives d'un pavillonabsence de caractère collectifaction en justiceaction syndicaleaction exercée en vue de la sauvegarde des droits afférents à l'immeuble
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu que le syndicat des copropriétaires de la résidence Fontaine de Villiers, copropriété horizontale, et les époux X..., propriétaires d'un pavillon, font grief à l'arrêt attaqué (Paris, 12 décembre 1989) de déclarer irrecevable l'action du syndicat en réparation des désordres affectant les murs de la villa des époux Segura, alors, selon le moyen, 1°) que l'arrêt attaqué a constaté qu'aux termes du règlement de copropriété, " la totalité du sol bâti et non bâti " constituait une partie commune et que les désordres avaient consisté en un affaissement du sol, entraînant les fissures affectant notamment le pavillon des époux X... ; que, dès lors, en déclarant que les désordres affectaient les parties privatives, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences de ses propres énonciations et a violé l'article 1134 du Code civil ; 2°) qu'à supposer même que les désordres n'aient affecté que les parties privatives, il ressortait des propres énonciations de l'arrêt que ceux-ci avaient pour origine un affaissement du sol, partie commune, dû à une carence des fondations ; qu'en déclarant, cependant, irrecevable l'action du syndicat des copropriétaires, la cour d'appel a violé l'article 15 de la loi du 10 juillet 1965 ; Mais attendu qu'ayant relevé que les désordres affectaient les murs du pavillon, rangés par le règlement de cette copropriété horizontale dans les parties privatives, et avaient pour origine un tassement du sol de fondation très argileux, survenu en raison de la sécheresse de l'été 1985, la cour d'appel en a déduit exactement que le préjudice subi n'étant pas un préjudice collectif, concernant l'ensemble des copropriétaires, le syndicat n'avait pas qualité pour exercer l'action ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Articles de loi cités
article 1134 du Code civil
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ3
- Date
- 27 novembre 1991
- Matière
- copropriete
Référence
60794c789ba5988459c457bf
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel