Cour de Cassationciv3
Cour de Cassation · civ3 — 26 mai 1992
- ECLI
- 60794c7e9ba5988459c45922
- Date
- 26 mai 1992
appel civildélaipluralité de partiesappel tardif à l'égard de l'un des intéressésrecevabilitéconditionslien de solidarité ou d'indivisibilitédemande de condamnation in solidum rejetée en première instance (non)intimépluralitéappel tardif contre l'un d'eux
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Texte intégral
. Sur le premier moyen : Vu l'article 552, alinéa 2, du nouveau Code de procédure civile ; Attendu qu'en cas de solidarité ou d'indivisibilité à l'égard de plusieurs parties, l'appel dirigé contre l'une des parties réserve à l'appelant la faculté d'appeler les autres à l'instance ; Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 19 avril 1990), que le bail de locaux à usage commercial, consenti par la société civile immobilière Jas de Bouffan (SCI) à la société Service presse distribution (société SPD), ayant pris fin par l'effet de l'acquisition de la clause résolutoire au profit du bailleur, et les locaux ayant ensuite été donnés en location aux époux X..., M. Y..., syndic à la liquidation des biens de la société SPD, a assigné la SCI et les nouveaux preneurs en revendication des éléments incorporels et corporels du fonds de commerce ; qu'ayant été débouté de ses demandes en première instance, ce syndic a interjeté appel à l'encontre de la SCI et des époux X... ; Attendu que pour rejeter la fin de non-recevoir tirée par les époux X... de la tardiveté de l'appel formé, à leur égard, plus d'un mois après qu'ils aient signifié le jugement, l'arrêt retient que, l'instance engagée par M. Y... tendant à la condamnation in solidum de la SCI et des nouveaux preneurs, l'appel interjeté régulièrement à l'encontre de la SCI permettait d'appeler à l'instance les époux X... ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'aucune condamnation n'avait été prononcée en première instance, la cour d'appel, qui n'a caractérisé l'existence ni d'une solidarité, ni d'une indivisibilité, n'a pas donné de base légale à sa décision de ce chef ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ses dispositions concernant les époux X..., l'arrêt rendu le 19 avril 1990, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ3
- Date
- 26 mai 1992
- Matière
- appel civil
Référence
60794c7e9ba5988459c45922
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel