Cour de Cassationciv3
Cour de Cassation · civ3 — 26 mai 1992
- ECLI
- 60794c7e9ba5988459c459b3
- Date
- 26 mai 1992
saisie immobilierecommandementpublicationcause de préférence entre créanciers chirographaires (non)ordre entre creancierscollocationsaisie immobilièrecréancier chirographairecauses de préférencepublication du commandement (non)
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
. Sur le premier moyen : Vu les articles 2093 et 2094 du Code civil ; Attendu que les biens du débiteur sont le gage commun des créanciers et que le prix s'en distribue entre eux par contribution, à moins qu'il n'y ait entre les créanciers des causes légitimes de préférence ; que les causes légitimes de préférence sont les privilèges et hypothèques ; Attendu que dans le cadre d'une procédure d'ordre, après une saisie immobilière poursuivie en vertu d'un commandement délivré à la requête de la Société de banque occidentale (SDBO), l'arrêt attaqué (Paris, 18 janvier 1990), après avoir constaté, d'une part, que les inscriptions d'hypothèque provisoire prises par la société Union de crédit pour le bâtiment (UCB) étaient, en raison de leur date, inopposables à la SDBO, et, d'autre part, que celle-ci, n'ayant pas renouvelé l'inscription hypothécaire dont elle bénéficiait, était un simple créancier chirographaire, a maintenu la collocation de l'UCB à un rang postérieur à celui de la SDBO, en retenant, par motifs adoptés, que celle-ci bénéficiait d'un rang préférentiel en raison de l'antériorité de la publication de son commandement de payer ; Qu'en statuant ainsi, alors que le créancier chirographaire saisissant ne bénéficie pas par le seul fait de son commandement de saisie d'une cause de préférence à l'égard des autres créanciers chirographaires du saisi, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 janvier 1990, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Orléans
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ3
- Date
- 26 mai 1992
- Matière
- saisie immobiliere
Référence
60794c7e9ba5988459c459b3
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel