Cour de Cassationciv3
Cour de Cassation · civ3 — 7 avril 1993
- ECLI
- 60794c849ba5988459c45d35
- Date
- 7 avril 1993
bail commercialbailleurobligationsgarantieconcurrence commercialeclause de nonconcurrenceportéeclause insérée dans un bail commercialinterdiction de créer un commerce similaire à celui du preneurvaliditéconditionconcurrence deloyale ou illicitefauteagissements incompatibles avec des obligations contractuellesclause interdisant la concurrence
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article 1134 du Code civil ; Attendu, selon l'arrêt attaqué (Pau, 23 août 1990), que la société Le Toit familial des Hautes-Pyrénées, propriétaire d'un immeuble, a consenti, à M. Y... et à Mme X..., un bail pour des locaux à usage commercial en s'interdisant de louer à qui que ce soit tout ou partie du même immeuble pour l'exploitation d'un commerce identique à celui du preneur ; que cette société a, l'année suivante, donné en location à la société SOPAT les locaux à usage commercial dans cet immeuble afin d'y exercer un commerce similaire à celui exercé par Mme X... ; que Mme X... a assigné la société Le Toit familial pour obtenir la réparation du préjudice résultant de la violation de la clause de non-concurrence stipulée en sa faveur ; Attendu que pour déclarer nulle cette clause, l'arrêt retient, par motifs adoptés, que le bail ayant autorisé le preneur à exercer tous commerces sauf quelques-uns déterminés, la clause de non-concurrence visant " un commerce similaire à celui du preneur " est illimitée quant à l'activité et donc nulle, d'autant qu'elle aurait pour effet d'empêcher l'exercice de tout autre commerce dans le même immeuble et que Mme X..., ayant créé le fonds non acquis par le bail, ne rapporte pas la preuve d'un intérêt légitime à conserver une clientèle contractuellement acquise ; Qu'en statuant ainsi, alors que la clause, était limitée à la durée du bail et à l'immeuble appartenant au bailleur, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 23 août 1990, entre les parties, par la cour d'appel de Pau ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse.
Articles de loi cités
article 1134 du Code civil
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ3
- Date
- 7 avril 1993
- Matière
- bail commercial
Référence
60794c849ba5988459c45d35
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel