Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 15 novembre 1994
- ECLI
- 60794ca19ba5988459c46380
- Date
- 15 novembre 1994
contrats et obligationseffetseffets à l'égard des tierseffet relatif des conventionsmédecins constitués en société civile de moyenscontrat d'exercice professionnel en communapplication aux successeurs dans la société civile de moyens, non signataires du contrat d'exercice professionnel en communsociete civile professionnellemédecinsparts socialescessionconsentementaccord des partiesacceptation taciteacceptation résultant de l'exécution du contrat
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu que, selon les juges du fond, quatre médecins ont constitué entre eux une société civile de moyens et conclu parallèlement un contrat d'exercice professionnel en commun ; qu'un litige étant né entre les successeurs de trois de ces praticiens, à propos du retrait de l'un d'eux, M. X..., la cour d'appel a fait droit à la demande de ce dernier et a condamné ses confrères et coassociés, MM. Y... et Beranger à lui verser une indemnité de 150 000 francs en exécution de la convention d'exercice professionnel en commun ; Attendu que M. Y... fait grief à l'arrêt attaqué (Pau, 5 février 1992), d'avoir ainsi fait application d'un contrat auquel aucun des litigeants n'était partie, en violation du principe de l'effet relatif des conventions, et alors que l'appartenance à une société civile de moyens n'implique pas l'adhésion à un contrat distinct portant sur l'exercice en commun de la profession ; Mais attendu que la cour d'appel a relevé que le contrat d'exercice professionnel en commun était le complément nécessaire et indissociable de la société civile de moyens, en ce qu'il prévoyait les modalités d'exercice de l'activité des médecins et leurs rapports professionnels, et retenu que les cessionnaires des parts de la société civile de moyens avaient exécuté pendant plusieurs années la convention d'exercice professionnel ; que, de ces énonciations souveraines, elle a pu déduire que par l'effet du consentement tacite de M. Y... et de M. X..., ces deux personnes étaient liées par les stipulations de cette convention ; qu'elle a ainsi légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 15 novembre 1994
- Matière
- contrats et obligations
Référence
60794ca19ba5988459c46380
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel