Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 7 novembre 1995
- ECLI
- 60794ca59ba5988459c4646f
- Date
- 7 novembre 1995
conflit de loisapplication de la loi étrangèreordre publicdivorce, séparation de corpsloi ignorant les effets pécuniaires du divorceloi marocaine applicableloi ne prévoyant aucun versement assimilable à une prestation compensatoireeffetstatut personnelepoux étrangers de même nationalitéloi applicableloi marocaineconventions internationalesconvention de la haye du 2 octobre 1973loi applicable aux obligations alimentairesdivorceloi marocaine applicable ne prévoyant aucun versement assimilable à une prestation compensatoiredivorce, separation de corps
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Texte intégral
Vu les articles 8 et 11 de la convention de La Haye du 2 octobre 1973 sur la loi applicable aux obligations alimentaires ; Attendu, selon le premier de ces textes, que la loi applicable au divorce régit les conséquences pécuniaires de la rupture du mariage ; qu'en vertu du second l'application de cette loi est écartée si elle est manifestement incompatible avec l'ordre public ; Attendu que le tribunal de grande instance, faisant application de la loi marocaine, a prononcé le divorce des époux X... pour défaut d'entretien de l'épouse par son mari, mais a rejeté la demande de prestation compensatoire présentée par la femme ; que pour confirmer cette dernière décision, l'arrêt attaqué retient que la loi marocaine ne prévoit, au cas d'espèce, aucun versement assimilable à une prestation compensatoire et que la femme ne peut, à la fois, réclamer l'application de la loi marocaine pour obtenir le divorce et la mise à l'écart partielle de la même loi au nom de l'ordre public français ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que la loi marocaine, qui avait vocation à s'appliquer à la demande de Mme X..., était manifestement incompatible avec l'ordre public international français en ce qu'elle prive la femme de tout secours pécuniaire bien que le divorce ne soit pas prononcé à ses torts et devait donc être écartée au profit de la loi française, la cour d'appel a violé l'article 11 de la Convention susvisée ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 11 décembre 1992, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes.
Articles de loi cités
article 11 de la Convention susvisée
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 7 novembre 1995
- Matière
- conflit de lois
Référence
60794ca59ba5988459c4646f
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel