Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 6 mars 1996
- ECLI
- 60794cab9ba5988459c466d3
- Date
- 6 mars 1996
conflit de juridictionseffets internationaux des jugementsexequaturconventions internationalesconvention de bruxelles du 27 septembre 1968exécution des décisions judiciairesrefuscascondition
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Sur le moyen unique, pris en ses trois branches : Attendu que l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 2 décembre 1993) a déclaré exécutoire en France le jugement, rendu contradictoirement le 13 mars 1990, par le tribunal de première instance de Bruxelles qui a condamné les époux X... à payer diverses sommes d'argent à la Société nationale de crédit à l'industrie ; qu'il est reproché à cet arrêt d'avoir dit qu'après une tentative infructueuse de signification du jugement à l'adresse, à Paris, à laquelle les époux X... avaient été assignés, le jugement avait été régulièrement signifié au procureur du Roi et notifié aux défendeurs par lettre recommandée avec avis de réception à leur dernière adresse à Mulhouse mentionnée dans le jugement ; que selon le moyen, la cour d'appel, compte tenu de l'absence de toute diligence pour signifier le jugement à personne, aurait dû rechercher, d'une part si l'irrégularité de la signification qui avait empêché les époux X... d'interjeter appel, n'avait pas eu pour conséquence de porter atteinte à l'ordre public procédural français et, d'autre part, si la signification pouvait être considérée comme régulière au regard tant de la loi française, s'agissant de défendeurs domiciliés en France, que de la loi belge posant le principe de la signification à personne ; Mais attendu que les articles 27 et 28 de la convention, modifiée, de Bruxelles du 27 septembre 1968 énumèrent spécifiquement et limitativement les cas de refus de reconnaissance et d'exécution des décisoins rendues dans un Etat contractant ; qu'une irrégularité prétendue de la signification de la décision étrangère, que ce soit au regard de la loi de procédure de l'Etat d'origine ou de l'Etat requis, ne saurait justifier un refus de reconnaissance de cette décision, ni sur le fondement du 1° de l'article 27, sous couvert de contrariété à l'ordre public, ni sur celui du 2° du même article qui ne subordonne la reconnaissance qu'à la signification régulière de l'acte introductif d'instance et seulement lorsque le défendeur est défaillant ; qu'ainsi le moyen est lui-même dépourvu de fondement ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 6 mars 1996
- Matière
- conflit de juridictions
Référence
60794cab9ba5988459c466d3
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel