Cour de Cassationciv2
Cour de Cassation · civ2 — 10 juin 1998
- ECLI
- 60794cc69ba5988459c46e5c
- Date
- 10 juin 1998
responsabilite delictuelle ou quasi delictuellechoses dont on a la gardegardechose gardéeechellechutegardienpersonne ayant pris l'initiative de monter sur une échelle pour expliquer un travailabsence de convention d'assistance avec le propriétaireeffet
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Toulouse, 23 janvier 1996), que M. X..., qui rendait visite à un ami, M. Y..., en train d'aménager un hangar, a voulu lui montrer comment procéder pour peindre, est monté sur une échelle, s'est retourné pour donner des explications, a perdu l'équilibre et est tombé ; que, blessé, il a demandé réparation de son préjudice à M. Y... et à ses assureurs, la compagnie La Concorde et les Mutuelles de l'Indre ; Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté la demande, alors, selon le moyen, que celui qui apporte son aide bénévole à une personne, au moyen d'une chose dont cette personne est le propriétaire, ne devient pas à cette occasion le gardien de cette chose ; qu'en matière d'aide bénévole, le bénéficiaire de l'aide demeure donc, en sa qualité de propriétaire, le gardien de la chose au moyen de laquelle ladite aide lui a été apportée ; qu'ainsi, le propriétaire d'une chose, bénéficiaire d'une aide bénévole, doit voir sa responsabilité civile délictuelle engagée sur le fondement de l'article 1384, alinéa 1er, du Code civil, lorsque cette chose dont il avait la garde, a causé un dommage à celui qui l'utilisait pour lui procurer ladite aide bénévole ; que l'arrêt attaqué, a énoncé que la garde de l'échelle dont M. Y... était propriétaire et au moyen de laquelle M. X... lui avait apporté son aide bénévole, avait été à cette occasion transférée à ce dernier ; qu'en statuant ainsi, l'arrêt attaqué a donc violé l'article 1384, alinéa 1er, du Code civil ; Mais attendu qu'après avoir relevé, par motifs non critiqués, qu'aucune convention d'assistance n'était intervenue entre les parties, l'arrêt retient, par motifs adoptés, que c'est M. X... qui a pris lui-même l'initiative de monter sur l'échelle, que M. Y... observait seulement sa manière de procéder, sans surveiller ni diriger le travail, et sans tenir l'échelle au pied de laquelle il était simplement resté ; Que, de ces constatations et énonciations, la cour d'appel a pu déduire que la garde de l'échelle avait été transférée à M. X... ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ2
- Date
- 10 juin 1998
- Matière
- responsabilite delictuelle ou quasi delictuelle
Référence
60794cc69ba5988459c46e5c
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel