Cour de Cassationcr
Cour de Cassation · cr — 18 janvier 1993
- ECLI
- 6079a85c9ba5988459c4cf1d
- Date
- 18 janvier 1993
cassationmoyenmoyen nouveauarrêté préfectoralarrêté de suspension du permis de conduireexception préjudicielle d'illégalitéexception soulevée avant toute défense au fondnécessitécirculation routierepermis de conduiresuspensionsuspension administrativelégalitéjuridictions correctionnellesexceptionsexception préjudicielleprésentationmomentarticle 386 du code de procédure pénalequestions prejudiciellesrecevabilitéconditionspeine complémentaire prévue par l'article l. 14 du code de la routedélit de refus de restituer le permis suspenduinfraction non commise à l'occasion de la conduite d'un véhiculeapplication (non)
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Texte intégral
ARRÊT N° 2 REJET du pourvoi formé par : - X... Jean, contre l'arrêt de la cour d'appel de Bastia, chambre correctionnelle, en date du 8 avril 1992, qui l'a condamné à la peine de 3 mois d'emprisonnement pour conduite d'un véhicule malgré un arrêté de suspension de son permis de conduire. LA COUR, Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles L. 18, L. 19 du Code de la route, 1 et 3 de la loi du 11 juillet 1979, 591 et 593 du Code de procédure pénale, vice de forme, manque de base légale : " en ce que l'arrêt attaqué a déclaré le prévenu coupable d'avoir conduit un véhicule alors que son permis de conduire avait fait l'objet d'une mesure de suspension ordonnée par arrêté préfectoral en date du 20 novembre 1989 et l'a condamné de ce chef ; " alors qu'aux termes des articles 1 et 3 de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979, toute décision administrative individuelle défavorable doit être motivée et comporter les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ; qu'en l'espèce l'arrêté préfectoral susvisé qui ne fait que viser l'avis de la commission de retrait du permis de conduire sans le reproduire ou le joindre, ne comporte pas une motivation suffisante à celle exigée par les textes précités ; que, dès lors, la Cour d'appel, compétente pour apprécier la légalité d'un acte administratif individuel assorti d'une sanction pénale, devait prononcer d'office l'illégalité de l'arrêté litigieux, cette illégalité privant la poursuite de son fondement légal " ; Attendu qu'il ne résulte d'aucune mention de l'arrêt attaqué et du jugement, ni d'aucunes conclusions que l'exception préjudicielle tirée d'une prétendue illégalité de l'arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire ait été présentée avant toute défense au fond, devant les premiers juges ; Que, dès lors, le moyen, qui invoque une telle exception pour la première fois devant la Cour de Cassation, est irrecevable par application de l'article 386 du Code de procédure pénale ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi.
Articles de loi cités
article 386 du Code de procédure pénale
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- cr
- Date
- 18 janvier 1993
- Matière
- cassation
Référence
6079a85c9ba5988459c4cf1d
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel