Cour de Cassationcr
Cour de Cassation · cr — 9 mars 1995
- ECLI
- 6079a8679ba5988459c4d280
- Date
- 9 mars 1995
convention europeenne des droits de l'hommearticle 6circulation routièrepermis de conduiresuspensionprocédure administrativedomaine d'application (non)circulation routieresuspension administrativeconvention européenne des droits de l'hommedomaine d'application
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Texte intégral
REJET du pourvoi formé par : - X... Pascal, contre l'arrêt de la cour d'appel de Toulouse, chambre correctionnelle, en date du 2 juin 1994, qui, pour infraction au Code de la route, l'a condamné à une amende de 2 000 francs. LA COUR, Vu le mémoire personnel produit ; Sur le premier moyen de cassation, en ses deux branches : (sans intérêt) ; Sur le deuxième moyen de cassation pris de la violation des articles 593 du Code de procédure pénale et 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du principe de la séparation des pouvoirs et, dans leur ensemble, des droits de la défense ; Sur le troisième moyen de cassation pris de la violation de l'article 6 de la Convention susvisée et, dans leur ensemble, des droits de la défense ; Sur le quatrième moyen de cassation pris de la violation de l'article 6. 1, de la Convention susvisée, du principe de la séparation des pouvoirs, de la Constitution et, dans leur ensemble, des droits de la défense ; Les moyens étant réunis ; Attendu que pour déclarer Pascal X... coupable de l'infraction reprochée, l'arrêt attaqué, tant par motifs propres qu'adoptés, énonce que le préfet de la Haute-Garonne n'a pas, en suspendant le permis de conduire de l'intéressé, excédé les pouvoirs que la loi lui accorde ni empiété sur ceux du juge pénal, la mesure prise ne l'étant qu'à titre provisoire et pour la sécurité des autres usagers ; qu'il ajoute que les dispositions de l'article 6. 1, de la Convention européenne susvisée, sur l'exigence d'un procès impartial, ne sont pas applicables à cette procédure administrative qui n'a pas pour objet de statuer sur le bien-fondé d'une accusation en matière pénale ; Qu'en cet état et dès lors qu'au surplus, la décision judiciaire, une fois devenue exécutoire, se substituera à la décision préfectorale ainsi que le prévoit l'article L. 18 du Code de la route, en ses alinéas 4, 5 et 6, la cour d'appel, qui a répondu comme elle le devait aux conclusions dont elle était saisie, a donné une base légale à sa décision ; Qu'il s'ensuit que les moyens ne peuvent qu'être écartés ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi.
Articles de loi cités
article 6 de la Convention susvisée etarticle L. 18 du Code de la route
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- cr
- Date
- 9 mars 1995
- Matière
- convention europeenne des droits de l'homme
Référence
6079a8679ba5988459c4d280
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel