Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 19 juin 1986
- ECLI
- 6079b0f69ba5988459c50e26
- Date
- 19 juin 1986
contrat de travail, executionmodificationmodification imposée par l'employeurmodification de la rémunérationréduction du salairepourcentage sur le chiffre d'affairespremière réduction accompagnée d'une hausse du salaire de baseseconde réduction opérée sans compensationportéecontrat de travail, ruptureimputabilitémodification du contrat par l'employeurréductionsalairemodification des modalités de la rémunérationréduction du pourcentage sur le chiffre d'affairesréduction opérée sans compensation, ni justificationeffet
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Texte intégral
Sur le moyen unique, pris de la violation des articles 1134 du Code civil et L. 122-14 du Code du travail : Attendu que M. X..., entré le 27 septembre 1967 au service de la société Electrotechnique Létu, et y occupant en dernier lieu le poste de chef de département, était depuis 1976 rémunéré, outre un salaire fixe, et diverses primes variables, par un pourcentage mensuel sur le chiffre d'affaires du mois précédent ; que ce pourcentage ayant été réduit en 1979, le salarié a saisi le Conseil de prud'hommes et a ensuite avisé l'employeur le 15 janvier 1981 qu'il considérait qu'il y avait rupture à la charge de l'entreprise ; Attendu que la société Electrotechnique Létu reproche à l'arrêt attaqué d'avoir retenu que la rupture lui était imputable, et d'avoir alloué à M. X... diverses indemnités de rupture, alors qu'il résulte des propres constatations de fait des juges du fond qui n'en ont pas tiré les conséquences juridiques qui s'imposaient que le pourcentage sur le chiffre d'affaires n'était pas un élément fixe du salaire en sorte que la décision ne pouvait prendre prétexte d'une réduction de cet élément pour admettre que l'employeur avait modifié unilatéralement l'un des éléments essentiels du contrat ; Mais attendu que la Cour d'appel, ayant relevé que la première réduction du pourcentage sur le chiffre d'affaires, intervenue en 1977 et acceptée par M. X..., avait été accompagnée d'une augmentation sensible du salaire de base, a pu retenir qu'il s'agissait d'un élément contractuel de la rémunération ; qu'ayant ensuite déduit que l'employeur, en opérant en 1979 une seconde réduction, sans compensation ni justification, avait imposé une modification unilatérale d'un élément essentiel du contrat de travail, elle a justifié légalement sa décision ; Que le moyen n'est donc pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 19 juin 1986
- Matière
- contrat de travail, execution
Référence
6079b0f69ba5988459c50e26
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel