Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 13 juillet 1988
- ECLI
- 6079b12c9ba5988459c51567
- Date
- 13 juillet 1988
conventions collectivesaccords de salaireaccord de mensualisation du 22 juin 1979industries agroalimentairesmaladie du salariécomplément aux indemnités de sécurité socialeattributionconditionscontrat de travail, executionsalaireconvention collective prévoyant un complément aux indemnités de sécurité socialeattribution du complémentabsence de reprise du travailsalarié ayant épuisé ses droits pour une année civile
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Dijon, 26 novembre 1985), que Mme X..., ouvrière au service de la société Segma Liebig Maille, s'est trouvée en arrêt de maladie à compter du 25 avril 1983 ; qu'elle a été licenciée le 15 mars 1984 sans avoir repris son travail ; Attendu que Mme X... fait grief au jugement de l'avoir déboutée de sa demande en paiement des indemnités complémentaires de maladie prévues par les accords de mensualisation en vigueur dans les industries agro-alimentaires, au titre de l'année 1984, au motif qu'ayant perçu, entre le 25 avril et le 13 novembre 1983, la totalité de son salaire pendant 184 jours au titre de la maladie, elle avait épuisé ses droits aux indemnités conventionnelles, alors, selon le moyen, que de même que les périodes de garantie d'emploi pendant lesquelles l'employeur ne peut prendre acte de la rupture du contrat de travail, prévues par l'article 28 de l'accord de mensualisation du 22 juin 1979 complétant et modifiant les accords des 23 décembre 1970 et 3 décembre 1974 relatifs à la mensualisation dans diverses branches des industries agro-alimentaires, les droits à indemnisation pour maladie prévus par l'article 8 du même texte s'apprécient par année civile, que dès lors ces droits renaissent chaque premier janvier, ce dont il suit que la salariée pouvait prétendre au paiement des indemnités complémentaires pour maladie au titre de l'année 1984 pendant la durée d'indemnisation prévue par ce texte ; Mais attendu que le conseil de prud'hommes, qui a constaté que Mme X... reconnaissait avoir épuisé ses droits au paiement des indemnités de maladie le 13 novembre 1983, a exactement déduit que, dès lors qu'elle n'avait pas repris son travail, elle ne pouvait prétendre à une nouvelle indemnisation au titre de la même absence en 1984 ; D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 13 juillet 1988
- Matière
- conventions collectives
Référence
6079b12c9ba5988459c51567
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel