Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 27 septembre 1989
- ECLI
- 6079b1489ba5988459c517bf
- Date
- 27 septembre 1989
securite socialeassujettissementpersonnes assujettiesgérant d'un fonds de commercegérant ayant conclu un contrat de franchisagefonds de commercelocationgérancecontrat de franchisageeffetgerantgérant libreventevente commercialefranchisagefranchiserapports avec le franchiseurnaturecontrat de travail, formationdéfinitionlien de subordinationgérant du fonds de commerce
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu que les époux X..., Z..., A... et Y... B..., qui avaient respectivement, par un même acte dénommé charte " ami " tripartite d'organisation commerciale, pris en location-gérance un fonds de commerce d'alimentation générale de la Société d'exploitation commerciale Goulet-Turpin et conclu un accord de franchisage avec la Société pour la promotion et l'exercice des méthodes modernes et de standardisation (Promodes), ont fait l'objet d'une décision d'affiliation au régime général de la sécurité sociale ; que la caisse primaire d'assurance maladie fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Reims, 13 août 1986) d'avoir annulé cette décision, alors que les éléments retenus par la cour d'appel ne pouvaient prévaloir sur les conditions imposées aux gérants franchisés, à savoir l'interdiction de modifier la nature du commerce, celle de fermer plus d'un mois, l'obligation de reprendre les stocks, de subir le contrôle du bailleur, de lui soumettre la comptabilité, de suivre sa politique de vente, de respecter le budget d'investissement imposé et la clause de non-concurrence, conditions qui étaient constitutives d'un lien de subordination, en sorte que l'article L. 241 du Code de la sécurité sociale (ancien) a été violé ; Mais attendu qu'après avoir analysé la convention liant les parties, les juges du fond ont exactement observé que l'obligation de reprise du stock et celle de non-concurrence, de même que l'interdiction de changer la nature du fonds et de le fermer plus d'un mois en sus des fermetures hebdomadaires, n'étaient pas incompatibles avec une activité indépendante et ont estimé que les autres clauses n'impliquaient pas une immixtion du bailleur dans l'exploitation du fonds ; qu'appréciant l'ensemble des éléments qui leur étaient soumis, ils ont relevé que, sauf à respecter les droits du franchiseur, les locataires-gérants, qui avaient d'autres fournisseurs que la société Promodes et auxquels les prix n'étaient pas imposés, jouissaient d'une grande latitude dans l'organisation de leur activité commerciale dont ils recueillaient le profit et assumaient les pertes ; qu'ils ont pu en déduire que les intéressés n'étaient pas unis à leurs cocontractants par un lien de subordination au sens de l'article précité ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Articles de loi cités
article L. 241 du Code de la sécurité sociale
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 27 septembre 1989
- Matière
- securite sociale
Référence
6079b1489ba5988459c517bf
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel