Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 14 juin 1990
- ECLI
- 6079b1569ba5988459c51a72
- Date
- 14 juin 1990
contrat de travail, ruptureimputabilitémaladie du salariéabsence prolongéeconvention collective prévoyant le licenciement pour maladie de plus de six moisconventions collectiveshôpitaux privésconvention nationale du 31 octobre 1951etablissements privés d'hospitalisation, de soins, de cures et de garde à but non lucratifabsence supérieure à six moiseffetmaladie de plus de six moiscontrat de travail, executionconvention collective prévoyant le licenciement du salariélicenciementconvention collective le prévoyant pour absence supérieure à six mois
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu les articles 09-04.2.2 et 09-04.3.2 de la convention collective nationale des établissements privés d'hospitalisation, de soins, de cures et de garde à but non lucratif ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que Mme X..., infirmière à la Clinique chirurgicale depuis le 25 janvier 1945, a arrêté son travail pour cause de maladie le 30 novembre 1977 ; que, par lettre recommandée du 1er juin 1978, l'employeur, constatant qu'il était impossible à la salariée de reprendre son poste pour le moment, lui a fait savoir qu'il était contraint de procéder à son remplacement ; Attendu que pour rejeter la demande de Mme X... au paiement d'une indemnité de licenciement prévue par l'article 09-02.01 de la convention collective susvisée et de dommages-intérêts, la cour d'appel a retenu que l'employeur était en droit, dès lors que Mme X... était absente depuis 6 mois, de prendre acte de la rupture du contrat, sans que celle-ci lui soit imputable ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que, selon la convention collective, l'employeur pouvait seulement procéder au licenciement d'un salarié dont l'absence pour maladie avait excédé la durée prévue, la cour d'appel a violé les dispositions susvisées ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté la demande de Mme X... en paiement d'une indemnité de licenciement et de dommages-intérêts, l'arrêt rendu le 9 novembre 1987, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 14 juin 1990
- Matière
- contrat de travail, rupture
Référence
6079b1569ba5988459c51a72
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel