Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 12 décembre 1990
- ECLI
- 6079b1579ba5988459c51bf0
- Date
- 12 décembre 1990
conventions collectivesdispositions généralesaccords particuliersaccord d'entrepriseaccord dérogeant à des dispositions législatives ou réglementairesopposition des organisations syndicales non signatairesdomaine d'applicationdurée du travailtravail de nuittravail de nuit des femmessuspension de l'interdiction par un accord de branche étenduaccord d'entreprise fixant les modalités d'applicationtravail reglementationimpossibilitémétallurgieaccord national du 17 juillet 1986suspension de l'interdiction
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Texte intégral
. Sur le second moyen, pris en sa troisième branche : Vu les articles L. 213-1, L. 132-26 et R. 516-30 du Code du travail ; Attendu, selon l'arrêt attaqué (Colmar, 10 février 1988), que, sur le fondement des dispositions de l'article L. 213-1 du Code du travail et de l'article 2 de l'accord national sur l'aménagement du temps de travail dans la métallurgie du 17 juillet 1986, un accord collectif autorisant le travail de nuit des femmes a été conclu en novembre 1987 au sein de l'entreprise de la société Timken-France ; que cet accord a fait l'objet d'une opposition de la part de syndicats non signataires ; Attendu que pour faire défense à la société Timken-France d'employer des femmes la nuit, la cour d'appel, statuant en référé, a énoncé que l'accord d'entreprise était réputé non écrit, conformément à l'article L. 132-26 du Code du travail, et que cette constatation ne se heurtait à aucune contestation sérieuse ; Attendu, cependant, que l'article L. 132-26 du Code du travail n'est pas applicable à la convention ou l'accord qui met en oeuvre dans une entreprise, en vertu de l'article L. 213-1, la suspension de l'interdiction du travail de nuit des femmes résultant de l'extension d'un accord de branche ayant prévu cette possibilité ; D'où il suit qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 10 février 1988, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz
Articles de loi cités
article L. 132-26 du Code du travailarticle L. 132-26 du Code du travail narticle L. 213-1 du Code du travail et de l
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 12 décembre 1990
- Matière
- conventions collectives
Référence
6079b1579ba5988459c51bf0
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel