Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 25 juin 1992
- ECLI
- 6079b1639ba5988459c51f9a
- Date
- 25 juin 1992
contrat de travail, executionmodificationmodification imposée par l'employeurmodification ne portant pas sur un élément substantielportéecontrat de travail, ruptureimputabilitédémission du salariémanifestation de volonté clairement expriméesalarié n'ayant pas repris son postemodification du contrat de travailmodification non substantiellecaractère non substantiel de la modification du contrat de travailmodification du contrat par l'employeurrefus du salariécaractère non substantiel de la modification
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Texte intégral
. Sur le moyen unique : Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 27 janvier 1988) Mme X..., attachée commerciale au service de la Société des automobiles Grandin, exerçait ses fonctions dans les locaux de Neuilly-sur-Seine ; qu'elle refusa d'aller travailler à Montreuil-sous-Bois à la suite du transfert d'activité de la société dans cette dernière localité ; que le 7 décembre 1984, la société lui répondit qu'elle était considérée comme démissionnaire ; Attendu que la société reproche à l'arrêt de l'avoir condamnée à verser à Mme X... une indemnité de préavis et de licenciement alors, selon le pourvoi, que l'arrêt constate que les nouvelles conditions d'exécution du contrat de travail ne comportaient pas de modifications substantielles et qu'il en résultait que le refus de la salariée de les accepter la rendait responsable de la rupture ; Mais attendu qu'à défaut de démission non équivoque, le refus par le salarié de poursuivre l'exécution du contrat de travail qui n'a fait l'objet d'aucune modification substantielle de la part de l'employeur n'entraîne pas à lui seul la rupture du contrat de travail, même en cas de départ du salarié, mais constitue un manquement aux obligations contractuelles que l'employeur a la faculté de sanctionner, au besoin en procédant au licenciement de l'intéressé ; Qu'après avoir constaté que l'employeur avait mis fin au contrat de travail en considérant à tort la salarié comme démissionnaire, la cour d'appel a décidé à bon droit que la rupture s'analyse en un licenciement ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 25 juin 1992
- Matière
- contrat de travail, execution
Référence
6079b1639ba5988459c51f9a
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel