Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 12 février 2002
- ECLI
- 6079b1a89ba5988459c52f2b
- Date
- 12 février 2002
contrat de travail, ruptureclause de nonconcurrencevaliditéconditionsconformité aux dispositions de la convention collective applicablestatut collectif du travailconventions collectivesconventions diversesvoyageur représentant placierconvention nationale interprofessionnelle du 3 octobre 1975contrat de représentationcontenuetendue de l'interdictionlimitesportéedispositions généralesapplicationcontrat de travail moins favorable au salariénullitécas
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Texte intégral
Attendu que les sociétés Logevin et TPV, absorbées ensuite par la société Henri Maire, ont engagé M. X... en qualité de VRP par contrat du 11 mai 1984 ; qu'il a donné sa démission le 27 avril 1995 ; que la société Henri Maire a saisi le conseil de prud'hommes en paiement de dommages-intérêts pour démission abusive et violation de ses obligations pendant le contrat de travail ; que M. X... a formé une demande reconventionnelle notamment en nullité de la clause de non-concurrence ; Sur le premier moyen : (Publication sans intérêt) ; Sur le second moyen : Attendu que l'employeur fait encore grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit que la clause de non-concurence stipulée au contrat n'était pas valable alors, selon le moyen : 1° que l'article 17 de l'Accord national interprofessionnel des voyageurs-représentants-placiers permet que soit stipulée dans le contrat de travail une clause de non-concurrence concernant le secteur et les catégories de clients que le VRP était chargé de visiter ; que la clause, qui visait toute personne ayant passé commande par l'intermédiaire du représentant, définissait ainsi une catégorie de clientèle ; qu'en considérant que cette clause était illicite, la cour d'appel a violé par refus d'application l'article 1134 du Code civil et l'article 17 de l'accord susvisé ; 2° que, subsidiairement, les clauses de non-concurrence stipulées dans les contrats de travail des VRP sont toujours licites dans les limites fixées par l'accord collectif susvisé ; qu'en déclarant illicite dans son entier la clause litigieuse, la cour d'appel a violé les mêmes textes ; 3° que seules sont illicites les clauses purement potestatives ; la stipulation d'une clause de non-concurrence selon laquelle celle-ci ne s'applique que lorsque l'employeur en fait la demande dans le délai de quinze jours suivant la notification de la rupture qui ne fait pas dépendre de la seule volonté de l'employeur sa mise en oeuvre, mais à la fois de cette volonté et du respect d'un délai n'est pas purement potestative ; qu'en jugeant le contraire, la cour d'appel a violé les articles 1174 et 1134 du Code civil ; Mais attendu que la convention collective des VRP ayant réglementé la clause de non-concurrence, le contrat de travail ne pouvait pas valablement contenir des dispositions plus contraignantes pour le salarié ; Et attendu qu'après avoir rappelé que la convention collective spécifiait que l'interdiction de concurrence devait seulement viser le secteur ou les catégories des clients que le VRP était chargé de visiter au moment de la rupture, la cour d'appel a constaté que l'interdiction faite à M. X... de vendre à toute personne ayant passé commande par son intermédiaire dépassait les limites du secteur attribué au représentant puisqu'elle visait son activité au cours des foires, laquelle n'était pas incluse dans son secteur ; qu'elle a pu décider que cette clause contraire aux dispositions conventionnelles était nulle ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; Par ces motifs : REJETTE le pourvoi.
Articles de loi cités
article 1134 du Code civil et l
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 12 février 2002
- Matière
- contrat de travail, rupture
Référence
6079b1a89ba5988459c52f2b
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel