Cour de Cassationcomm
Cour de Cassation · comm — 19 juillet 1988
- ECLI
- 6079d3259ba5988459c57b1f
- Date
- 19 juillet 1988
reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)jugecommissairepouvoirsautorisation de céder le droit au bailcontestation par le propriétaire de la qualité de locataire du débiteur (non)ordonnanceoppositionjugement sur oppositionappelrecevabilitéconditioncommissaire ayant statué hors des limites de ses attributionsappel civildécisions susceptiblesfaillite, règlement judiciaire, liquidation des biensordonnance du jugecommissaire statuant hors sa compétencebail commercialcessionautorisation donnée au syndiccontestation par le propriétaire de la qualité de locataire du débiteur
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article 103-3° de la loi du 13 juillet 1967 ; Attendu que, selon l'arrêt attaqué, après la mise en règlement judiciaire de la société Sodire, le juge-commissaire a autorisé le syndic à céder le droit au bail de cette société ; que M. Y..., propriétaire des locaux, a formé opposition à l'ordonnance ainsi intervenue, en faisant valoir que le véritable titulaire du droit au bail était, non pas la société Sodire, mais son dirigeant, M. X..., et qu'ainsi le juge-commissaire n'avait pas statué dans la limite de ses attributions ; Attendu que pour déclarer irrecevable l'appel de M. Y..., la cour d'appel s'est bornée à énoncer que tout jugement par lequel il est statué sur le recours formé contre les ordonnances du juge-commissaire rendues dans les limites de ses attributions, ne sont pas susceptibles d'appel et qu'en l'espèce, le juge-commissaire avait accompli un acte nécessaire à la sauvegarde du patrimoine du débiteur en règlement judiciaire ; Attendu qu'en se prononçant ainsi, alors qu'il n'entrait pas dans les attributions du juge-commissaire de se prononcer sur le point de savoir qui de la société SODIRE ou de M. X... était titulaire du droit au bail litigieux, la cour d'appel a violé, par fausse application, le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 14 mars 1986, entre les parties, par la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion autrement composée
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- comm
- Date
- 19 juillet 1988
- Matière
- reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)
Référence
6079d3259ba5988459c57b1f
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel