Cour de Cassation · soc — 28 mars 1996
- ECLI
- 613722a8cd580146773ffb47
- Date
- 28 mars 1996
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version préliminaireFaits
Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'ayant conclu avec la caisse régionale d'assurance maladie une convention sur la base de la convention approuvée par l'arrêté ministériel du 29 juin 1978, prévoyant le versement d'un forfait journalier pour les frais de séjour et de soins incluant les fournitures pharmaceutiques et un forfait pour les frais de salle d'opération et d'accouchement, la Polyclinique de la Sagesse s'est vu refuser le paiement de forfaits journaliers afférents à des hospitalisations de moins de vingt quatre heures; Attendu que, pour condamner la Caisse à prendre en charge ces forfaits, la cour d'appel retient essentiellement qu'aucun décret n'a été pris pour l'application de la loi du 31 décembre 1970 et qu'il n'existe donc aucune définition de l'hospitalisation de jour;
Procédure
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Question juridique
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Solution
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Texte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par : 1°/ la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Côtes-d'Armor, dont le siège est ..., 2°/ la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), dont le siège est ..., en cassation d'un arrêt rendu le 5 janvier 1994 par la cour d'appel de Rennes (8e chambre, section B), au profit de la société Polyclinique de la Sagesse, société anonyme, dont le siège est ... de la Garaye, 22100 Dinan, défenderesse à la cassation ; En présence de : la Caisse de mutualité sociale agricole des Côtes-d'Armor, dont le siège est ...; Les demanderesses invoquent, à l'appui de leur pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 16 février 1996, où étaient présents : M. Gélineau-Larrivet, président, M. Choppin Haudry de Janvry, conseiller référendaire rapporteur, MM. Favard, Gougé, conseillers, M. Martin, avocat général, M. Richard, greffier de chambre; Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Choppin X... de Janvry, les observations de la SCP Lyon-Caen, Fabiani et Thiriez, avocat de la Caisse primaire d'assurance maladie des Côtes-d'Armor et de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, de la SCP Vier et Barthélémy, avocat de la société Polyclinique de la Sagesse, les conclusions de M. Martin, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi; Sur la cinquième branche du second moyen : Vu les articles L. 162-21, L. 162-22, R. 162-26, R. 162-32 du Code de la sécurité sociale, 32 de la loi modifiée n° 70-1318 du 31 décembre 1970 alors en vigueur, ensemble l'article 31-3° de cette loi; Attendu qu'il résulte de la combinaison des cinq premiers de ces textes que le forfait journalier pour les frais de séjour et de soins infirmiers, le forfait pharmaceutique et le forfait pour frais de salle d'opération ou d'accouchement ne peuvent être payés que pour des soins donnés dans des établissements, centres et services privés d'hospitalisation qui ont fait l'objet de l'autorisation prévue par le dernier de ces textes; que, selon le troisième paragraphe de celui-ci, la création et l'existence de centres ou de services privés d'hospitalisation de jour sont soumis à autorisation; que ces dispositions sont applicables même en l'absence d'un décret définissant cette modalité d'hospitalisation; Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'ayant conclu avec la caisse régionale d'assurance maladie une convention sur la base de la convention approuvée par l'arrêté ministériel du 29 juin 1978, prévoyant le versement d'un forfait journalier pour les frais de séjour et de soins incluant les fournitures pharmaceutiques et un forfait pour les frais de salle d'opération et d'accouchement, la Polyclinique de la Sagesse s'est vu refuser le paiement de forfaits journaliers afférents à des hospitalisations de moins de vingt quatre heures; Attendu que, pour condamner la Caisse à prendre en charge ces forfaits, la cour d'appel retient essentiellement qu'aucun décret n'a été pris pour l'application de la loi du 31 décembre 1970 et qu'il n'existe donc aucune définition de l'hospitalisation de jour; Qu'en statuant ainsi, alors qu'il relevait que la Polyclinique de la Sagesse n'avait pas obtenu l'autorisation prévue par l'article 31-3° de la loi du 31 décembre 1970 en sorte qu'elle ne pouvait obtenir paiement d'aucun forfait pour les hospitalisations inférieures à 24 heures, la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations, a violé les textes susvisés; Sur la demande présentée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile : Attendu que la Polyclinique de la Sagesse sollicite, sur le fondement de ce texte, l'allocation d'une somme de 10 000 francs; Mais attendu qu'il n'y a pas lieu d'accueillir cette demande ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du second moyen, ni sur le premier moyen : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 5 janvier 1994, entre les parties, par la cour d'appel de Rennes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Angers; Rejette la demande présentée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Condamne la société Polyclinique de la Sagesse, envers la Caisse primaire d'assurance maladie des Côtes-d'Armor et la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Rennes, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du vingt-huit mars mil neuf cent quatre-vingt-seize.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 28 mars 1996
- Matière
- securite sociale, assurances sociales
Référence
613722a8cd580146773ffb47
Données disponibles
- Texte intégral