Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 4 janvier 2000
- ECLI
- 61372367cd5801467740949e
- Date
- 4 janvier 2000
conventions collectivesgardiens d'immeubledurée du travailheures supplémentairesréglementation applicablesyndicat de copropriétairesagent de sécurité "immeuble de grande hauteur"
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Texte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Stéphane X..., demeurant ..., en cassation d'un arrêt rendu le 31 octobre 1996 par la cour d'appel de Douai (5e chambre sociale), au profit du syndicat des copropriétaires de l'immeuble Reuze, pris en la personne de son syndic, M. Y... D'Hem, demeurant ..., défendeur à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 9 novembre 1999, où étaient présents : M. Gélineau-Larrivet, président, Mme Trassoudaine-Verger, conseiller référendaire rapporteur, MM. Waquet, Merlin, Le Roux-Cocheril, Brissier, Finance, Texier, Mme Lemoine Jeanjean, M. Coeuret, conseillers, M. Poisot, Mme Bourgeot, MM. Soury, Liffran, Besson, conseillers référendaires, M. de Caigny, avocat général, Mme Molle-de Hédouville, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme Trassoudaine-Verger, conseiller référendaire, les observations de Me Thouin-Palat, avocat de M. X..., de la SCP Célice, Blancpain et Soltner, avocat du syndicat des copropriétaires de l'immeuble Reuze, les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu l'article L. 212-4 du Code du travail ; Attendu que M. X..., a été engagé par le syndicat des copropriétaires de la résidence Le Reuze le 11 avril 1982 en qualité d'agent de sécurité "immeuble de grande hauteur" ; qu'au terme de son contrat de travail, le salarié avait pour fonctions la surveillance des locaux, alarmes, installations techniques outre des tâches d'entretien de l'installation, et percevait une rémunération sur une base de 39 heures pour 45 heures de travail effectif compte tenu des heures dites d'équivalence ; que les bulletins de salaire mentionnaient comme convention collective applicable, celle des employés d'immeuble ; que le salarié a saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement d'un rappel de salaires pour heures supplémentaires accomplies au-delà de l'horaire de 39 heures hebdomadaires ; Attendu que pour rejeter la demande du salarié, la cour d'appel a énoncé qu'il résulte du décret du 18 décembre 1958, pris en application de la loi du 21 juin 1936 sur la durée du travail et du décret du 12 décembre 1978, qu'une équivalence a été prévue pour les salariés occupés à des fonctions de gardiennage, surveillance et sécurité que le décret du 12 décembre 1978 a réduit uniformément d'une heure les équivalences instituées par le précédent décret ; qu'il résulte de ces textes que pour les gardiens, un horaire de travail de 52 heures 39 minutes équivaut à une durée du travail effectif de 39 heures ; Qu'en statuant ainsi, alors que le décret du 18 décembre 1958 n'est applicable qu'aux entreprises dont l'activité principale est le gardiennage ou la surveillance, ce qui n'est pas le cas d'un syndicat de copropriétaire, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 31 octobre 1996, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Amiens ; Condamne le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Reuze aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatre janvier deux mille.
Articles de loi cités
article L. 212-4 du Code du travail
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 4 janvier 2000
- Matière
- conventions collectives
Référence
61372367cd5801467740949e
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel