Cour d'Appel8ème Ch Prud'homale
Cour d'Appel · 8ème Ch Prud'homale — 5 janvier 2023
- ECLI
- 63b7cdbe6b63637c907b7d03
- Date
- 5 janvier 2023
Demande de résiliation ou de résolution judiciaire du contrat de travail formée par un salarié
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Texte intégral
8ème Ch Prud'homale ORDONNANCE N°08 N° RG 20/00385 - N° Portalis DBVL-V-B7E-QM74 SARL PRIVILEGE SECURITE C/ M. [X] [M] [R] PÉREMPTION D'INSTANCE Copie exécutoire délivrée le : à : REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS COUR D'APPEL DE RENNES ORDONNANCE MISE EN ETAT DU 05 JANVIER 2023 Le cinq Janvier deux mille vingt trois, date indiquée à l'issue des débats du 25 novembre 2022, Madame Gaëlle DEJOIE, Conseillère de la mise en état de la 8ème Chambre Prud'homale, assistée de Monsieur Philippe RENAULT, Greffier, Statuant dans la procédure opposant : DEMANDERESSE A L'INCIDENT : La SARL PRIVILEGE SECURITE prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège social : [Adresse 2] [Localité 3] Représentée par Me Camille SUDRON substituant à l'audience Me Marie VERRANDO de la SELARL LEXAVOUE RENNES ANGERS, Avocats postulants du Barreau de RENNES et ayant Me Béatrice CHAINE de la SELARL BEATRICE CHAINE AVOCAT, Avocat au Barreau de LYON, pour conseil INTIMEE A DÉFENDEUR A L'INCIDENT : Monsieur [X] [M] [R] né le 20 février 1975 à TLALNEPANTLA (MEXIQUE) demeurant [Adresse 1] [Localité 4] Représenté par Me Cédric BEUTIER, Avocat au Barreau de NANTES APPELANT A rendu l'ordonnance suivante : Le 17 janvier 2020, M. [R] a interjeté appel du jugement prononcé le 17 décembre 2019 par le conseil de prud'hommes de Nantes dans le litige l'opposant à la SARL PRIVILEGE SECURITE. Par conclusions d'incident transmises le 21 juillet 2022, la SARL PRIVILEGE SECURITE a saisi le conseiller de la mise en état afin de voir constater la péremption de l'instance et condamner M. [R] au paiement de la somme de 3.000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Par conclusions en réponse sur incident transmises le 24 novembre 2022, M. [R] a demandé au conseiller de la mise en état de débouter la société de toutes ses demandes. MOTIFS DE LA DÉCISION L'article 386 du code de procédure civile dispose que l'instance est périmée lorsque aucune des parties n'accomplit de diligences pendant deux ans. Par ailleurs, la désignation d'un conseiller de la mise en état n'a pas pour effet de dessaisir les parties de leur rôle de conduite de l'affaire que leur confère l'article 2 du code de procédure civile. Il est acquis que la péremption de l'instance, qui tire les conséquences de l'absence de diligences des parties en vue de voir aboutir le jugement de l'affaire et poursuit un but légitime de bonne administration de la justice et de sécurité juridique afin que l'instance s'achève dans un délai raisonnable, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à un procès équitable. Les parties doivent donc accomplir les diligences nécessaires pour faire avancer l'affaire et elles peuvent notamment le faire en sollicitant la fixation de la date des débats au conseiller de la mise en état en application de l'article 912 du code de procédure civile. L'absence d'initiative de la part du conseiller de la mise en état, pas davantage que l'encombrement du rôle de la juridiction, ne dispense les parties au procès d'appel d'accomplir les diligences requises par l'article 386 du code de procédure et notamment de demander la fixation de l'affaire. Si nécessaire, la demande de fixation, qui interrompt le délai de péremption mais ne le suspend pas, doit être renouvelée avant acquisition du délai de péremption de deux ans. En effet, ce n'est qu'après la clôture de la procédure et l'envoi de l'avis de fixation de l'affaire à une audience de plaidoirie que la péremption ne peut plus être opposée aux parties. Dans le cas présent, M. [R] ne peut utilement faire valoir la circonstance qu'il est resté après la notification des écritures de l'intimée notifiées le 6 juillet 2002 dans l'attente de l'audiencement, les parties conservant en tout état de cause la possibilité de poursuivre les échanges de conclusions et de pièces qu'elles estiment nécessaires au delà de ces échéances jusqu'à la date de clôture. Dès lors que les parties n'ont accompli aucune diligence pour solliciter la fixation à compter du 6 juillet 2020 et ce quel que soit l'encombrement de la 8ème chambre de la Cour, la péremption est acquise au 6 juillet 2022 entraînant l'extinction de l'instance. Cette péremption d'instance confère force de chose jugée au jugement frappé d'appel conformément à l'article 390 du code de procédure civile. L'équité et la situation économique des parties commandent de ne pas faire application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile. M. [R] sera condamnée aux dépens en application de l'article 393 du code de procédure civile. PAR CES MOTIFS Nous, Gaëlle DEJOIE, Conseillère de la mise en état, statuant par ordonnance contradictoire susceptible de déféré, Constatons la péremption de l'instance à la date du 6 juillet 2022 ; Prononçons l'extinction de l'instance ; Déboutons la SARL PRIVILEGE SECURITE de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; Condamnons M. [R] aux dépens ; Rappelons que la péremption de l'instance d'appel confère force de chose jugée au jugement rendu le 17 décembre 2019 par le conseil de prud'hommes de Nantes. LE GREFFIER, LE CONSEILLER DE LA MISE EN ÉTAT, G. [B]
Articles de loi cités
article 700 du code de procédure civile.article 700 du code de procédure civilearticle 2 du code de procédure civile.article 912 du code de procédure civile.article 386 du code de procédure et notamment dearticle 390 du code de procédure civile.article 386 du code de procédure civile dispose qarticle 393 du code de procédure civile.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour d'Appel
- Chambre
- 8ème Ch Prud'homale
- Date
- 5 janvier 2023
- Matière
- Demande de résiliation ou de résolution judiciaire du contrat de travail formée par un salarié
Référence
63b7cdbe6b63637c907b7d03
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel