Cour d'AppelETRANGERS
Cour d'Appel · ETRANGERS — 14 janvier 2023
- ECLI
- 63c649abbe43307c9013b2b2
- Date
- 14 janvier 2023
Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger
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Texte intégral
COUR D'APPEL DE DOUAI Chambre des Libertés Individuelles N° RG 23/00077 - N° Portalis DBVT-V-B7H-UWC4 N° de Minute : 78 Ordonnance du samedi 14 janvier 2023 République Française Au nom du Peuple Français APPELANT M. [B] [F] né le 01 Février 2004 à [Localité 1] - ETHIOPIE de nationalité Ethiopienne Actuellement retenu au centre de rétention de [Localité 2] dûment avisé, comparant en personne par visioconférence assisté de Me Sebastien PETIT, avocat au barreau de DOUAI, avocat commis d'office et de M. [J] [E] interprète assermenté en langue Amharique, tout au long de la procédure devant la cour, serment préalablement prêté ce jour INTIMÉ M. LE PREFET DU PAS DE CALAIS dûment avisé, absent représenté par Maître Laure MESERET, avocat au barreau de Paris, groupement MATHIEU PARTIE JOINTE M. le procureur général près la cour d'appel de Douai : non comparant MAGISTRATE DELEGUEE : Claire ROCHETEAU, Présidente de chambre à la cour d'appel de Douai désignée par ordonnance pour remplacer le premier président empêché assistée de Chelbia GAALOUL, greffière DÉBATS : à l'audience publique du samedi 14 janvier 2023 à 14 h 00 Les parties comparantes ayant été avisées à l'issue des débats que l'ordonnance sera rendue par mise à disposition au greffe ORDONNANCE : rendue à Douai par mise à disposition au greffe le samedi 14 janvier 2023 à 15h58 Le premier président ou son délégué, Vu les articles L.740-1 à L.744-17 et R.740-1 à R.744-47 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et spécialement les articles L 743-21, L 743-23, R 743-10, R 743-11, R 743-18 et R 743-19 ; Vu l'aricle L 743-8 du CESEDA ; Vu la demande de l'autorité administrative proposant que l'audience se déroule avec l'utilisation de moyens de télécommunication audiovisuelle ; Vu l'accord du magistrat délégué ; Vu l'ordonnance rendue le 13 janvier 2023 par le Juge des libertés et de la détention de BOULOGNE SUR MER prolongeant la rétention administrative de M. [B] [F] ; Vu l'appel motivé interjeté par M. [B] [F] par déclaration reçue au greffe de la cour d'appel de ce siège le 13 janvier 2023 ; Vu le procès-verbal des opérations techniques de ce jour ; Vu l'audition des parties, les moyens de la déclaration d'appel et les débats de l'audience ; EXPOSE DU LITIGE M. [B] [F], dit né le 01/02/2004 et ressortissant Ethiopien, a fait l'objet : d'une requête aux fins de reprise en charge par un état membre (Allemagne) au visa du règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par décision préfectorale notifiée le 11 janvier 2023 à 11h40, il a été placé en rétention administrative. La mesure de rétention administrative a été prolongée judiciairement par la décision dont appel. Dans son mémoire d'appel M. [B] [F] soutient : - qu'il est mineur de dix-huit ans pour être né le 01/02/2007 et non en 2004 comme le prétend l'autorité administrative, de sorte que son placement en rétention est illégal au sens des articles L.611-3 et L. 741-5 du CESEDA; - que, lors de son arrestation par la PAF de [Localité 2] le 11 janvier 2023, on lui a infligé un interprète en langue arabe, alors qu'il parle 'l'éthiopien'; - que, si l'administration française considère à partir de là qu'il est né le 01/02/2004 alors que c'est faux, il appartient tant à celle-ci qu'au juge des libertés et de la détention de procéder à toutes vérifications et examens propres à établir la majorité qui lui est imputée. MOTIFS DE LA DÉCISION Vu les articles précités, sur lesquels sont fondés les moyens, M. [B] [F] a été vu et entendu par le juge d'appel, assisté d'un interprète en langue Amharique, ce dont il s'est déclaré satisfait. Il n'en est résulté de notre côté aucune impression particulière de minorité, en dépit de l'aspect en effet juvénile de la personne concernée. Si M. [F] émet devant nous des déclarations différentes de celles qui ont été enregistrées lors de son arrestation, lesquelles font foi jusqu'à preuve contraire, il lui appartient de justifier de ses dires, ce qu'il ne fait pas. MOTIVATION Sur la notification de la décision à M. [B] [F] En application de l'article R. 743-19 al 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'ordonnance rendue par le premier président ou son délégué est communiquée au ministère public. Elle est notifiée sur place à l'étranger et à son conseil, s'il en a un, ainsi qu'à l'autorité qui a prononcé la rétention. Les parties présentes en accusent réception. Le greffier la notifie par tout moyen et dans les meilleurs délais aux autres parties qui en accusent réception. En l'absence de M. [B] [F] lors du prononcé de la décision, la présente ordonnance devra lui être notifiée par les soins du greffe du centre de rétention administrative et en tant que de besoin, par truchement d'un interprète. PAR CES MOTIFS : DÉCLARONS l'appel recevable ; CONFIRMONS l'ordonnance entreprise ; DISONS que la présente ordonnance sera communiquée au ministère public par les soins du greffe ; DISONS que la présente ordonnance sera notifiée dans les meilleurs délais à M. [B] [F] par l'intermédiaire du greffe du centre de rétention administrative par truchement d'un interprète en tant que de besoin, à son conseil et à l'autorité administrative; LAISSONS les dépens à la charge de l'État. Chelbia GAALOUL, greffière Claire ROCHETEAU, Présidente de chambre A l'attention du centre de rétention, le samedi 14 janvier 2023 Bien vouloir procéder à la notification de l'ordonnance en sollicitant, en tant que de besoin, l'interprète intervenu devant le premier président ou le conseiller délégué : M. [J] [E] Le greffier N° RG 23/00077 - N° Portalis DBVT-V-B7H-UWC4 REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE DU 14 Janvier 2023 ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS (à retourner signé par l'intéressé au greffe de la cour d'appel de Douai par courriel - libertes.ca-douai@justice.fr) : Vu les articles 612 et suivants du Code de procédure civile et R. 743-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Reçu copie et pris connaissance le - M. [B] [F] - par truchement téléphonique d'un interprète en tant que de besoin - nom de l'interprète : [J] [E] - décision transmise par courriel au centre de rétention de pour notification à M. [B] [F] le samedi 14 janvier 2023 - décision transmise par courriel pour notification à M. LE PREFET DU PAS DE CALAIS et à Maître Sebastien PETIT le samedi 14 janvier 2023 - décision communiquée au tribunal administratif de Lille - décision communiquée à M. le procureur général - copie au Juge des libertés et de la détention de BOULOGNE SUR MER Le greffier, le samedi 14 janvier 2023 N° RG 23/00077 - N° Portalis DBVT-V-B7H-UWC4
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Synthèse
- Juridiction
- Cour d'Appel
- Chambre
- ETRANGERS
- Date
- 14 janvier 2023
- Matière
- Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger
Référence
63c649abbe43307c9013b2b2
Données disponibles
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