Tribunal JudiciairePPP Référés
Tribunal Judiciaire · PPP Référés — 5 juillet 2024
- ECLI
- 66883525342d338c20d28944
- Date
- 5 juillet 2024
- Condamnation
- 73 400 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Du 05 juillet 2024 5AA SCI/FH PPP Référés N° RG 24/00597 - N° Portalis DBX6-W-B7I-ZDIJ [V] [K] [L] [D], [M] [H] C/ [W] [U] - Expéditions délivrées à - FE délivrée à M. [V] [D] et Mme [M] [H] Le 05/07/2024 TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION Pôle protection et proximité [Adresse 1] ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 05 juillet 2024 PRÉSIDENT : Monsieur Julien BAUMERT-STORTZ, Juge GREFFIER : Madame Frédérique HUBERT, DEMANDEURS : Monsieur [V] [K] [L] [D] né le 06 Septembre 1981 à [Localité 7] [Adresse 2] [Localité 3] Présent Madame [M] [H] née le 20 Avril 1981 à [Localité 8] [Adresse 2] [Localité 3] Absente DEFENDEUR : Monsieur [W] [U] né le 25 Septembre 1992 à [Localité 5] [Adresse 4] [Adresse 4] [Localité 6] Absent DÉBATS : Audience publique en date du 24 Mai 2024 PROCÉDURE : Baux d’habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d’assurance et ordonner l’expulsion en date du 19 Mars 2024 Articles 484 et suivants et 834 et suivants du Code de Procédure Civile QUALIFICATION DE l’ORDONNANCE: Réputée contradictoire et en premier ressort EXPOSE DU LITIGE Par deux contrats datés du 19 mars 2022, Monsieur [V] [D] et Madame [M] [H] ont donné à bail à Monsieur [W] [U] un appartement (appt 5) et un parking (place 15) sis [Adresse 4] à [Localité 6], [Adresse 4] avec un loyer mensuel de 538 €, ainsi qu’une avance sur charges, outre une clause d’indexation pour le logement et un loyer de 71 € pour le parking. Par acte de commissaire de justice en date du 27 décembre 2023, M. [D] et Mme [H] ont fait délivrer à M. [U] un commandement de payer afin d’obtenir le règlement de la somme de 1.734 €, au titre des loyers et charges impayés à la date du 21 décembre 2023. Par assignation en date du 19 mars 2024, dûment notifiée à la Préfecture de GIRONDE, par transmission électronique en date du même jour, M. [D] et Mme [H] ont saisi le juge des référés du tribunal de Céans d’une demande en paiement et d’expulsion dirigée contre M. [U]. A l’audience du 24 mai 2024, M. [D] et Mme [H] demandent au juge des référés, avec exécution provisoire, de : Constater la résiliation de plein droit des baux liant les parties ;Condamner M. [U] et tous occupants de son chef à évacuer sans délai les lieux loués corps et biens, au besoin avec l’assistance de la force publique ;condamner M. [U] à leur payer la somme de 2.680,30 € au titre des loyers et charges échus au 4 mars 2024 et non encore réglés avec intérêts au taux légal ;condamner M. [U] à leur payer une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant mensuel du loyer et charges prévus au bail ;condamner M. [U] aux entiers frais et dépens (incluant les frais du commandement), ainsi qu’au paiement de la somme de 500 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ; Au soutien de ses prétentions, M. [D] et Mme [H] font valoir que les baux se trouvent résiliés de plein droit par l’effet des clauses résolutoires qui y sont stipulées, M. [U] n’ayant pas, dans le délai de deux mois imparti, réglé les arriérés de loyers et de charges visés au commandement de payer délivré le 27 décembre 2023. M. [D] et Mme [H] ajoutent qu’en conséquence, ils sont fondés à obtenir la condamnation de M. [U] à leur payer les sommes leur restant dues, ainsi que son expulsion. Bien que régulièrement cité selon acte déposé en étude, M. [U] n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter. Eu égard à la nature des faits, il est statué par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort. MOTIFS DE LA DECISION I - Sur la demande en paiement des loyers et des charges : Attendu qu’aux termes de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites et qu’elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ou pour les causes que la loi autorise ; Attendu qu’en l’espèce, il est stipulé aux contrats de bail liant les parties que le locataire doit verser un loyer mensuel de 538 € avec une avance sur charges, et une clause d’indexation, conformément à l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989, pour le logement, et un loyer de 71 € pour le parking ; Qu’il n’est cependant pas justifié du paiement régulier de ces sommes par le locataire aux termes contractuellement convenus ; Qu’il résulte en effet du décompte produit aux débats que M. [U] reste redevable, à la date du 4 mars 2024, de la somme de 2.680,30 € ; Attendu qu’il convient en conséquence de condamner M. [U] à payer à M. [D] et Mme [H] la somme de 2.680,30 € au titre des arriérés dus au 4 mars 2024, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente ordonnance ; II - Sur la résiliation du bail et sur la demande d’expulsion : Attendu que les contrats de bail conclus entre les parties le 19 mars 2022 contiennent chacun une clause de résiliation de plein droit à défaut de paiement du loyer et des charges échus dans le délai de deux mois à compter de la date du commandement de payer, telle que prévue par l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 Attendu que M. [D] et Mme [H] ont, par communication électronique en date du 19 mars 2024 informé la Préfecture de l’assignation en expulsion ; Attendu que M. [D] et Mme [H] ont fait signifier, le 27 décembre 2023, un commandement de payer conforme aux dispositions légales ; Attendu que la partie requise ne s’est pas exécutée dans le délai qui lui était accordé ; Attendu qu’il convient donc de constater la résiliation de plein droit des baux à la date du 27 février 2024 et d’ordonner l’expulsion de M. [U] ainsi que de tous occupants de son chef ; Attendu que la preuve d’une voie de fait ou que le locataire ait refusé une offre de relogement n’étant pas rapportée, il n’y a pas lieu de supprimer ou de réduire le délai de deux mois à compter du commandement de quitter les lieux prévu par l’article L 412-1 du code des procédures civiles d’exécution pour faire procéder à l’expulsion ; Que par conséquent, les lieux loués devront être libérés corps et biens deux mois suivant la signification d’un commandement d’avoir à quitter les lieux ; Attendu qu’il y a lieu de fixer l’indemnité d’occupation à une somme égale au montant des loyers et charges qui auraient été dues en cas de maintien dans les lieux et de condamner, en tant que besoin, M. [U] à verser, jusqu’à libération effective des locaux et remise des clefs, cette indemnité d’occupation, qui sera payable dans les mêmes conditions que l’étaient le loyer et les charges ; III - Sur les demandes accessoires : Attendu qu’il est fait droit à la demande de M. [D] et Mme [H], il convient de condamner M. [U] à leur payer la somme de 150 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile, ainsi qu’au paiement des entiers frais et dépens de la présente instance (incluant les frais du commandement de payer), conformément à l’article 696 du Code de Procédure Civile ; Qu’il convient de constater l’exécution provisoire de la présente ordonnance, en application de l’article 514 du code de procédure civile ; PAR CES MOTIFS, LE JUGE DES REFERES, Statuant publiquement, par ordonnance mise à disposition au greffe, réputée contradictoire, et rendue en premier ressort, CONSTATONS que les baux liant Monsieur [V] [D] et Madame [M] [H] d’une part, et Monsieur [W] [U] d’autre part, ont été résiliés à la date du 27 février 2024 ; CONDAMNONS M. [U] à payer en derniers et quittances à M. [D] et Mme [H] la somme de 2.680,30 € avec les intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente ordonnance, au titre des arriérés de loyers et charges échus à la date du 4 mars 2024 ; ORDONNONS à M. [U] de libérer de sa personne, de ses biens, ainsi que de tous les occupants de son chef un appartement (appt 5) et un parking (place 15) sis [Adresse 4] à [Localité 6], dans un délai de deux mois suivant la notification d’un commandement de quitter les lieux ; DISONS qu’à défaut de libération volontaire, il pourra être procédé à l’expulsion de M. [U] et à celle de tous occupants de son chef avec l’assistance de la force publique qui devra être requise selon les normes légales et règlementaires applicables ; CONDAMNONS M. [U] à payer en deniers et quittances à M. [D] et Mme [H] une indemnité d’occupation égale au montant du loyer et de l’avance sur charges normalement dus si le bail s’était poursuivi à compter du 5 mars 2024 jusqu’à libération effective des lieux ; CONDAMNONS M. [U] à payer à M. [D] et Mme [H] la somme de 150 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ; CONDAMNONS M. [U] aux entiers frais et dépens y compris les frais de commandement ; CONSTATONS que la présente ordonnance est immédiatement exécutoire par provision ; La présente ordonnance est signée par le président et le greffier Le GreffierLe Président
Articles de loi cités
article 1103 du code civilarticle 696 du Code de Procédure Civilearticle L 412-1 du code des procédures civiles darticle 514 du code de procédure civilearticle 700 du Code de Procédure Civile
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- PPP Référés
- Date
- 5 juillet 2024
Référence
66883525342d338c20d28944
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA