Tribunal JudiciaireJ.L.D-35 BIS
Tribunal Judiciaire · J.L.D-35 BIS — 7 octobre 2024
- ECLI
- 6704323d8d5cd4a8759405bd
- Date
- 7 octobre 2024
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
üÆappel de ladite ordonnance n’est pas suspensif. Lecture faite Nous signons avec le représentant de Monsieur le PREFET DE L’ESSONNE et le greffier. TRIBUNAL JUDICIAIRE D’EVRY-COURCOURONNES Emilie ZUBER Le magistrat du siege en charge du contrôle des mesures de retention administrative PROCÉDURE DE RECONDUITE A LA FRONTIÈRE ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEUXIEME PROLONGATION D’UNE MESURE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE (article L.742-4 à 7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) PROLONGATION DE LA RÉTENTION ADMINISTRATIVE Dossier n° N° RG 24/00557 - N° Portalis DB3Q-W-B7I-QOG6 Le 06 Octobre 2024 Devant Nous, Emilie ZUBER, magistrat du siège du tribunal judiciaire d’ÉVRY - COURCOURONNES chargé du contrôle des mesures privatives et restriction de liberté prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile assistée de Amir BENRAMOUL,, Etant en notre cabinet en audience publique, au palais de justice, Vu les dispositions des articles L.741-1 à 7, L.742-2, L.742-4 à 7 et R.743-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Vu l’arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ et portant interdiction de retour pendant une durée de 24 mois de Monsieur le PREFET DE POLICE DE PARIS en date du 11 octobre 2023, notifié le 12 octobre 2023 à l'encontre de Monsieur [U] [M] fils de [M] [H] et de [S] [Y], né le 07 Avril 2002 à [Localité 5] (GUINEE) (5) Demeurant : [Adresse 2] - [Localité 3] Nationalité : Guinéenne Vu la décision préfectorale en date du 03 septembre 2024 ordonnant que l’intéressé soit maintenu pendant le temps nécessaire à son départ dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 4 jours, et notifiée à l’intéressé le : 04 septembre 2024 à 10 H 12, Vu l’ordonnance de prolongation rendue par le magistrat du siège en charge du contrôle des mesures de rétention administrative du tribunal judiciaire d’Evry-Courcouronnes en date du 10 septembre 2024 confirmée par ordonnance de la cour d’appel de Paris en date du 12 septembre 2024 prolongeant la rétention administrative pour une durée maximale de vingt six jours ; Vu la requête de Monsieur le PREFET DE L’ESSONNE enregistrée au greffe le 05 Octobre 2024 à 15 h 06 , sollicitant la prolongation de la rétention administrative à l’encontre de: M. [U] [M], pour une durée de TRENTE JOURS SUPPLÉMENTAIRES à l’expiration du délai de vingt six jours résultant de l’ordonnance de prolongation magistrat du siège en charge du contrôle des mesures de rétention administrative du tribunal judiciaire D’Evry-Courcouronnesen date du 10 septembre 2024 confirmée par ordonnance de la cour d’appel de Paris en date du 12 septembre 2024 ; Vu l'extrait individualisé du registre prévu à l'article L. 744-9 al 1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) émargé par l'intéressé ; Le représentant de la préfecture du département, préalablement avisé, est présent à l’audience ; Le Procureur de la République, préalablement avisé, n’est pas présent à l’audience ; L’intéressé a été avisé de son droit d'être assisté d'un avocat ; M. [U] [M] absent à l’audience de ce jour, est assisté par Me Jeanne THOM-MBELEG; Attendu que M. [U] [M] a été régulièrement convoqué et est présent à l’audience ; REGULARITE DE LA PROCEDURE Attendu qu'en application de l’article L. 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), à peine d’irrecevabilité prononcée d’office, aucune irrégularité antérieure à l’audience relative à la première prolongation de la rétention ne peut être soulevée lors de l’audience relative à la seconde prolongation ; Attendu qu’il ressort de l’examen des pièces jointes à la requête et des mentions figurant au registre prévu à l’article L. 744-9 al 1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) que la personne retenue, pleinement informée de ses droits lors la notification de son placement, n’a cessé d’être placée en état de les faire valoir depuis son arrivée au lieu de rétention ; MOTIFS DE LA REQUÊTE Le code de l’entrée et du séjour des étrangers en France dispose: Article L742-4: Le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu'à l'article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants : 1° En cas d'urgence absolue ou de menace pour l'ordre public ; 2° Lorsque l'impossibilité d'exécuter la décision d'éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l'intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l'obstruction volontaire faite à son éloignement ; 3° Lorsque la décision d'éloignement n'a pu être exécutée en raison : a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l'exécution de la décision d'éloignement ; b) de l'absence de moyens de transport. L'étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l'article L. 742-2. Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l'expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d'une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n'excède alors pas soixante jours. Attendu qu’il ressort des éléments de la procédure des diligences utiles suffisantes de l’administration effectuées depuis le placement en rétention de M. [M] [U], à savoir avoir saisi l’unité centrale d’identification pour permettre la mise en oeuvre de la mesure d’éloignement, que le consulat du Guinée a été saisi directement par l’unité centrale d’identification ; que cette dernière a été relancée a été relancé le 5 et le 23 septembre 2024 par la préfecture ; que la condition de diligences suffisantes pour mettre en oeuvre de la mesure d’éloignement est donc remplie; Attendu que la requête de l'autorité administrative en prolongation de la rétention de M.[M] [U] est motivée par l'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement résultant de l’absence de documents de voyage de l'intéressé ; Attendu que la deuxième prolongation de la rétention étant de nature à permettre l’exécution de la mesure d’éloignement, il convient, par conséquent, de faire droit à la requête du préfet de l’Essonne et de prolonger la rétention de M.[M] [U] pour une durée supplémentaire de trente jours; Attendu que la seconde prolongation de la rétention étant de nature à permettre l’exécution de la mesure d’éloignement, il convient, par conséquent, de faire droit à la requête de Monsieur le PREFET DE L’ESSONNE et de prolonger la rétention de M. [U] [M] pour une durée supplémentaire de trente jours ; PAR CES MOTIFS Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l'exécution provisoire, ORDONNONS la prolongation pour une durée de TRENTE JOURS SUPPLÉMENTAIRES à compter du 06/10/2024, de la rétention du nommé M. [U] [M] au centre d’hébergement du CRA de [Localité 6] ou dans tout autre centre d’hébergement ne dépendant pas de l'administration pénitentiaire. Le 06 Octobre 2024 à 14H10 Le greffier Le juge Amir BENRAMOUL Emilie ZUBER En application des articles L741-1 à 7 à 744-6 et L743-4 à 7 à 742-4 à 7 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, nous avisons l’intéressé par voie électronique au centre de rétention administrative de [Localité 6] que : - il a obligation de quitter le territoire français, - il peut demander l’assistance d’un interprète, d’un médecin, d’un conseil et peut, s’il le désire, communiquer avec son Consulat et avec une personne de son choix. - cette ordonnance est susceptible d’appel devant le Premier Président de la cour d’Appel de Paris, dans le délai de 24 heures de la présente ordonnance, par requête motivée. - la déclaration d’appel doit être transmise au Greffe du Service des Etrangers du Premier Président de la Cour d’Appel de Paris - n° de télécopieur : [XXXXXXXX01] ou par mail : [Courriel 4] - l’appel n’est pas suspensif. Reçu notification et copie de la présente ordonnance Le représentant de la préfecture, L’avocat,
Articles de loi cités
article L. 743-11 du Code de l
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- J.L.D-35 BIS
- Date
- 7 octobre 2024
Référence
6704323d8d5cd4a8759405bd
Données disponibles
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- Résumé officiel
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