Tribunal JudiciaireChambre 22 / Proxi fond
Tribunal Judiciaire · Chambre 22 / Proxi fond — 16 juillet 2024
- ECLI
- 673799698b3f1e77535a53ce
- Date
- 16 juillet 2024
- Condamnation
- 2 600 000 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY Immeuble l'Européen - Hall A 1 Promenade Jean Rostand 4ème étage 93009 BOBIGNY CEDEX Téléphone : 01 48 96 11 10 Télécopie : 01 48 96 07 52 @ : civil.tj-bobigny@justice.fr REFERENCES : N° RG 24/03930 - N° Portalis DB3S-W-B7I-ZH2Q Minute : 24/00909 LA CAISSE DE CREDIT MUTUEL DE [Localité 3] Représentant : Maître Isabelle SIMONNEAU de la SELEURL IS AVOCAT, avocats au barreau de PARIS, vestiaire : D0578 C/ Monsieur [X] [C] Exécutoire, copie, dossier délivrés à : Me SIMONNEAU Copie délivrée à : M [C] Le 16 Juillet 2024 AUDIENCE CIVILE Jugement rendu et mis à disposition au greffe du tribunal judiciaire en date du 16 Juillet 2024; par Monsieur Alex MICHONNEAU, en qualité de juge des contentieux de la protection assisté de Madame DULAC, greffier ; Après débats à l'audience publique du 17 Juin 2024 tenue sous la présidence de Monsieur Alex MICHONNEAU, juge des contentieux de la protection, assisté de Madame DULAC, greffier audiencier ; ENTRE DEMANDEUR : LA CAISSE DE CREDIT MUTUEL DE VILLEJUIF, ayant son siège social [Adresse 2], représentée par Maitre SIMONNEAU, avocat au barreau de Paris D'UNE PART ET DÉFENDEUR : Monsieur [X] [C], demeurant [Adresse 1] non comparant D'AUTRE PART EXPOSE DU LITIGE Selon convention de compte en date du 29 septembre 2021, Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] a consenti à M. [X] [C] l'ouverture en ses livres d'un compte de dépôt n°20599801. Selon offre de crédit préalable n°102780606600020599802 acceptée le 1 juin 2022, La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] a consenti à M. [X] [C] un crédit renouvelable d'un montant maximum utilisable de 26 000,00 €, au TAEG allant de 2,99 à 4,86%. Les fonds ont été débloqués le 11 juin 2022. Après plusieurs mensualités impayées, par lettre recommandée avec avis de réception en date du 4 septembre 2023, La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] aurait mis en demeure M. [X] [C] de s'acquitter de ses obligations au titre de chacun de ces contrats. Faute de réponse, la déchéance du terme du contrat de prêt a été prononcée le 12 octobre 2023. Par exploit de commissaire de justice délivré le 11 avril 2024, La Caisse de Crédit Mutuel de Villejuif a assigné M. [X] [C] à l'audience du juge des contentieux de la protection de la chambre des contentieux de proximité du Tribunal judiciaire de Bobigny du 17 juin 2024 afin d'obtenir, principalement, la condamnation du débiteur au paiement des sommes dues. La Caisse de Crédit Mutuel de Villejuif, comparante, représentée, soutient oralement le contenu de son assignation et demande au juge des contentieux de la protection de la chambre des contentieux de proximité du Tribunal judiciaire de Bobigny de condamner M. [X] [C] au paiement : o d'une somme de 2 123,33 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 05 septembre 2023 au titre du découvert en compte ; o d'une somme de 24 134,09 €, assortie des intérêts au taux contractuel à compter du 13 octobre 2023 au titre du contrat de crédit renouvelable ; o d'une somme de 3 000,00 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; o des entiers dépens de la présente procédure. Sur le fondement des articles 1103 et 1343-2 du code civil, elle soutient que le débiteur a conclu un contrat d'ouverture d'un compte de dépôt aux conditions sus-évoquées le 29 septembre 2021, que le dépassement non régularisé du découvert autorisé est intervenu, que le débiteur a été mis en demeure de régulariser la situation et que le contrat a été clôturé, rendant ainsi le montant du découvert restant dû majoré des intérêts échus immédiatement exigibles en application des clauses contractuelles. Elle soutient, par ailleurs, que le débiteur a conclu un contrat de prêt aux conditions sus-évoquées le 1 juin 2022, qu'un premier incident de paiement non régularisé est intervenu, que le débiteur a été mis en demeure de régulariser la situation et que le terme du contrat a été déchu le 12 octobre 2023, rendant ainsi le capital restant dû majoré des intérêts échus immédiatement exigibles en application des clauses contractuelles. Elle ajoute que le contrat contient une clause pénale dont elle sollicite l'application. M. [X] [C], assigné à étude, n'a pas comparu. Le juge des contentieux de la protection a soulevé d'office la déchéance du droit aux intérêts en raison de la vérification insuffisante de la solvabilité du débiteur. L'affaire a été mise en délibéré au 16 juillet 2024. Par note en délibéré reçue au greffe le 25 juin 2024 autorisée par le juge, Caisse de crédit mutuel [Localité 3] a adressé une note en réponse aux éléments soulevés d'office à l'audience, se référant à ses pièces 7 et 19. MOTIFS Aux termes de l'article 472 du code de procédure civile, l'absence de M. [X] [C] ne fait pas obstacle à ce qu'une décision soit rendue sur le fond du litige, le juge ne faisant droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée. M. [X] [C], assigné à étude n'a pas comparu et n'a pas été représenté à l'audience. La décision n'étant pas susceptible d'appel sur la demande en paiement d'une somme de 2 123,33 euros, il y a lieu de statuer par jugement par défaut sur cette demande, par jugement réputé contradictoire sur le surplus des demandes en application de l'article 473 du code de procédure civile. Sur le rejet de la demande en paiement d'une somme de 2 123,33 euros L'article R. 632-1 du code de la consommation dispose que le juge peut soulever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. Il ressort de l'article L. 312-84 du code de la consommation qu'un découvert en compte persistant au-delà de 3 mois cesse d'être une simple tolérance et devient une ouverture de crédit soumise aux articles L. 311-1 et suivants du code de la consommation. L'article L. 312-39 du code de la consommation dispose qu'en cas de défaillance de l'emprunteur, le prêteur pourra exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés et que jusqu'à la date du règlement effectif, les sommes restant dues produisent des intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt. Il ressort de l'article 1224 du code civil, que si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l'emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque être déclarée acquise au créancier sans délivrance d'une mise en demeure restée sans effet précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. En l'espèce, Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] fournit à la cause le contrat aux termes duquel il a consenti à M. [X] [C] d'ouverture d'un compte de dépôt n°20599801. Ce contrat stipule en clause 12.2 des conditions générales que le créancier peut toujours, deux mois après une mise en demeure, procéder à la clôture unilatérale de la convention de compte, ce qui entraîne exigibilité du solde. A compter du 06 avril 2023, le compte de dépôt du débiteur s'est trouvé en position débitrice de façon définitive. Or, si Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] soutient avoir supprimé l'autorisation de découvert par courrier du 18 avril 2023 et mis en demeure M. [X] [C] de régulariser ce découvert par courrier du 04 septembre 2023, elle n'en rapporte pas la preuve, se contentant de la copie de courriers dont la preuve d'envoi n'est pas rapportée. S'agissant du courrier prétendument adressé le 04 septembre 2023, il convient de souligner que l'enveloppe jointe est datée du 16 octobre 2024, en contradiction avec la date d'envoi du courrier. Ce faisant, elle ne démontre pas que le contrat est résilié de sorte que la créance n'est pas exigible en l'état. En conséquence, Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] sera déboutée de sa demande. Sur la demande en paiement d'une somme de 24 134,09 euros o Sur la demande en paiement L'article R. 632-1 du code de la consommation dispose que le juge peut soulever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. 1. Sur l'exigibilité de la créance L'article L. 312-39 du code de la consommation dispose qu'en cas de défaillance de l'emprunteur, le prêteur pourra exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés et que jusqu'à la date du règlement effectif, les sommes restant dues produisent des intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt. Il ressort de l'article 1224 du code civil, que si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l'emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque être déclarée acquise au créancier sans délivrance d'une mise en demeure restée sans effet précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. En l'espèce, La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] fournit à la cause le contrat de crédit n°102780606600020599802 aux termes duquel il a consenti à M. [X] [C] un crédit renouvelable d'un montant maximum utilisable de 26 000,00 €, au TAEG allant de 2,99 à 4,86%, ainsi que les éléments comptables afférents. Ce contrat stipule qu'en cas de défaillance de l'emprunteur, le prêteur pourra exiger le remboursement immédiat du capital restant dû majoré des intérêts échus mais non payés. A compter du 15 mars 2023, le débiteur a cessé de procéder au paiement des échéances du prêt. Or, le 4 septembre 2023, La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] a mis en demeure M. [X] [C] de reprendre le paiement des échéances. Cette mise en demeure est restée sans réponse. En conséquence, La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] a valablement prononcé la déchéance du terme du contrat le 12 octobre 2023 et les sommes sont devenues immédiatement exigibles. 2. Sur la déchéance du droit aux intérêts contractuels Aux termes de l'article L. 312-16 du code de la consommation, avant de conclure un contrat de crédit, le prêteur doit vérifier la solvabilité de l'emprunteur à partir d'un nombre suffisant d'informations. Celles-ci sont fournies par l'emprunteur lui-même et par les éléments tirés du fichier des incidents de paiement (FICP), lequel doit être consulté par l'organisme de crédit, selon les modalités prescrites par l'arrêté du 26 octobre 2010. La vérification de la solvabilité de l'emprunteur implique pour le prêteur non seulement de vérifier les ressources de celui-ci mais également de les comparer avec ses charges afin de s'assurer que l'emprunteur dispose d'une capacité réelle de remboursement. Le prêteur ne doit pas s'arrêter aux seules déclarations de l'emprunteur mais effectuer ses propres vérifications, la notion de " nombre suffisant d'informations " laissant supposer qu'il doit solliciter des pièces justificatives et être ensuite en mesure de les produire devant la juridiction saisie de son action en paiement. La Cour de justice de l'Union européenne a d'ailleurs dit pour droit que " de simples déclarations non étayées faites par un consommateur ne peuvent, en elles-mêmes, être qualifiées de suffisantes si elles ne sont pas accompagnées de pièces justificatives " (CJUE, 4e ch., 18 décembre 2014, aff. C-449/13, § 37). L'article L. 341-2 du code de la consommation dispose que le prêteur qui n'a pas respecté les obligations fixées à l'article L. 312-16 est déchu du droit aux intérêts, en totalité ou dans la proportion fixée par le juge. En l'espèce, le prêteur se contente de fournir à la cause la preuve de la consultation du FICP, la remise de la fiche de dialogue rempli par l'emprunteur, des relevés de compte, des bulletins de salaire, un avis d'impôt sur les revenus perçus en 2019 et la déclaration automatique des revenus perçus en 2021. Or, le prêteur ne justifie pas avoir sollicité de l'emprunteur des justificatifs de ses charges, notamment de logement. Aussi, le prêteur ne justifie pas avoir procédé à une comparaison effective des charges et des ressources de l'emprunteur de nature à s'assurer que celui-ci était solvable. Cette absence de vérification de la solvabilité n'est que corroborée par le fait que le premier incident de paiement, même régularisé, est intervenu 7 mois après la première mensualité de remboursement appelée. L'organisme bancaire n'a donc pas respecté son obligation de vérification préalable et doit être déchu en totalité de ses droits aux intérêts contractuels. 3. Sur le montant des sommes dues Aux termes de l'article L. 341-8 du code de la consommation, lorsque le prêteur est déchu du droit aux intérêts dans les conditions prévues aux articles L. 341-1 à L. 341-7, l'emprunteur n'est tenu qu'au seul remboursement du capital suivant l'échéancier prévu, ainsi que, le cas échéant, au paiement des intérêts dont le prêteur n'a pas été déchu. Pour fixer les sommes dues par l'emprunteur, il convient alors de déduire du capital versé l'ensemble des sommes versées à quelque titre que ce soit par l'emprunteur depuis l'origine. Cette limitation légale de la créance du prêteur exclut par ailleurs qu'il puisse prétendre au paiement de l'indemnité prévue par les articles L312-39 et D. 312-16 du code de la consommation. En l'espèce, La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] fournit à la cause le contrat de crédit n°102780606600020599802 aux termes duquel il a consenti à M. [X] [C] un crédit renouvelable d'un montant maximum utilisable de 26 000,00 €, au TAEG allant de 2,99 à 4,86%, ainsi que les éléments comptables afférents. Depuis la formation du contrat, il apparaît que M. [X] [C] a déjà versé une somme totale de 4 316,29 €. Il reste donc devoir la somme de 21 683,71 € sur le capital emprunté. En conséquence, il convient de condamner le défendeur au paiement de la somme de 21 683,71 € pour solde du crédit. Le demandeur sera par ailleurs débouté de sa demande en paiement formée au titre de la clause pénale dès lors qu'il ne peut prétendre qu'au seul remboursement du capital prêté. o Sur la suppression des intérêts moratoires L'article 1231-6 du code civil dispose que les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte. Selon l'article L. 313-3 du code monétaire et financier, en cas de condamnation pécuniaire par décision de justice, le taux de l'intérêt légal est majoré de cinq points à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où la décision de justice est devenue exécutoire. Le juge de l'exécution peut, à la demande du débiteur ou du créancier, et en considération de la situation du débiteur, exonérer celui-ci de cette majoration ou en réduire le montant. Par ailleurs, le Juge doit assurer l'effectivité de la sanction prévue par le droit communautaire (Cour de Justice de l'Union Européenne, 27 mars 2014, C-565/12). Sur ce point, la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) statuant sur une demande de décision préjudicielle du tribunal d'instance d'Orléans relève qu'il appartient à la juridiction nationale de comparer, dans les circonstances de l'affaire dont elle est saisie, les montants que le prêteur aurait perçus en rémunération du prêt dans l'hypothèse où il aurait respecté ses obligations avec ceux qu'il percevrait en application de la sanction de la violation de ces mêmes obligations , et que dès lors que les montants dont il est déchu sont inférieurs à ceux résultant de l'application des intérêts au taux légal majoré ou si les montants susceptibles d'être perçus par lui ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci pourrait bénéficier s'il avait respecté ses obligations, le régime de sanctions en cause au principal n'assure pas un effet réellement dissuasif à la sanction encourue . La CJUE rappelle qu'une juridiction nationale, saisie d'un litige opposant exclusivement des particuliers, est tenue, lorsqu'elle applique les dispositions du droit interne, de prendre en considération l'ensemble des règles du droit national et de les interpréter, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte ainsi que de la finalité de la directive applicable en la matière pour aboutir à une solution conforme à l'objectif poursuivi par celle-ci. Elle estime que l'article 23 de la directive 2008/48 doit être interprété en ce sens qu'il s'oppose à l'application d'un régime national de sanctions en vertu duquel, en cas de violation par le prêteur de ses obligations , le prêteur est déchu de son droit aux intérêts conventionnels, mais bénéficie de plein droit des intérêts au taux légal, exigibles à compter du prononcé d'une décision de justice condamnant l' emprunteur , lesquels sont en outre majorés de cinq points si, à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit ce prononcé, celui-ci ne s'est pas acquitté de sa dette . En l'espèce, compte tenu du taux contractuel de 4,75 %, il apparaît que les montants susceptibles d'être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal, s'élevant à 5,07 % pour le premier semestre de l'année 2024, pour les créanciers professionnels, majoré de plein droit de cinq points deux mois après la signification du jugement, en application de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier, sont supérieurs ou non significativement inférieurs à ceux dont il aurait pu bénéficier s'il avait respecté ses obligations. S'il ne saurait être contesté que toute somme à laquelle un débiteur est condamné au paiement produit, par principe, des intérêts moratoires, il n'en demeure pas moins qu'une telle situation contrevient, dans le cas d'espèce, aux objectifs du droit communautaire, dès lors qu'elle permet la subsistance dans l'ordonnancement juridique de décisions portant une sanction non effective. Il convient dès lors également de dire que la somme à laquelle le défendeur est condamné ne produira pas d'intérêts moratoires au taux légal. Sur les mesures de fin de jugement Le défendeur, qui succombe, supportera les dépens, en application de l'article 696 du code de procédure civile. Il serait inéquitable de laisser à la charge du demandeur, les frais exposés par lui dans la présente instance et non compris dans les dépens, alors qu'il ne succombe pas dans la présente procédure. La somme de 100 euros lui sera donc allouée au titre de l'article 700 du code de procédure civile. La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l'article 514 du code de procédure civile. PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant en audience publique, par jugement par défaut en dernier ressort sur la demande en paiement d'une somme de 2 123,33 euros, par jugement réputé contradictoire, en premier ressort pour le surplus, et en tout état de cause par mise à disposition au greffe : REJETTE la demande en paiement d'une somme de 2 123,33 euros formée par La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] au titre du contrat de compte de dépôt n° 20599801 conclu le 29 septembre 2021 ; CONSTATE la résiliation du contrat de prêt personnel n°102780606600020599802 conclu le 1 juin 2022 entre La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] et M. [X] [C] au 12 octobre 2023 ; PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts conventionnels au titre du contrat de prêt personnel n°102780606600020599802 conclu le 1 juin 2022 entre La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] et M. [X] [C] ; CONDAMNE M. [X] [C] à payer à La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] la somme de 21 683,71 € au titre du solde du crédit ; RAPPELLE que cette somme ne produira pas intérêts, même au taux légal ; DEBOUTE La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] de sa demande en paiement formée au titre de l'indemnité légale de 8 % sur le capital restant dû à la date de la défaillance ; CONDAMNE M. [X] [C] à payer à La Caisse de Crédit Mutuel de [Localité 3] la somme de 100 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; CONDAMNE M. [X] [C] au paiement des entiers dépens de la présente procédure ; RAPPELLE l'exécution provisoire de la présente décision ; Ainsi fait et jugé à Bobigny le 16 juillet 2024. LE GREFFIER LE JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
Articles de loi cités
article L. 312-39 du code de la consommation dispose quarticle 473 du code de procédure civile.article L. 341-2 du code de la consommation dispose quarticle 472 du code de procédure civilearticle 1231-6 du code civil dispose que les dommagearticle 700 du code de procédure civilearticle 696 du code de procédure civile.
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- Chambre 22 / Proxi fond
- Date
- 16 juillet 2024
Référence
673799698b3f1e77535a53ce
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA