Tribunal Judiciaire9ème chambre 1ère section
Tribunal Judiciaire · 9ème chambre 1ère section — 8 janvier 2025
- ECLI
- 677ecfccb01eea4cf01a3f0b
- Date
- 8 janvier 2025
- Condamnation
- 2 425 000 000 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1] [1] Copies exécutoires délivrées le : ■ 9ème chambre 1ère section N° RG 21/02624 N° Portalis 352J-W-B7F-CT22O N° MINUTE : Assignation du : 27 janvier 2021 Réputée contradictoire ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT rendue le 08 janvier 2025 DEMANDEURS Monsieur [BD] [S] [Adresse 11] [Localité 50] Madame [OT] [GX] [FS] [Z] [Adresse 52] [Localité 88] Madame [CO] [W] née [HG] [Adresse 63] [Localité 74] Monsieur [RS] [W] [Adresse 63] [Localité 74] Madame [OZ] [W] née [V] [Adresse 63] [Localité 74] Monsieur [JH], [AH], [MX] [F] [Adresse 30] [Localité 43] Madame [FY], [MX], [IP] [IJ] épouse [F] [Adresse 30] [Localité 43] Monsieur [NR], [IC] [O] [Adresse 19] [Localité 60] Madame [HA] [O] née [M] [Adresse 19] [Localité 60] Monsieur [ET], [YT] [O] [Adresse 7] [Localité 57] Monsieur [NR], [YT], [L] [N] [Adresse 29] [Localité 54] Madame [TF], [BJ] [N] née [K] [Adresse 29] [Localité 54] Madame [FF] [U] [Adresse 15] [Localité 68] Monsieur [PV] [U] [Adresse 15] [Localité 68] Madame [UJ], [PR], [I] [U] née [FC] [Adresse 15] [Localité 68] Madame [AL] [U] [Adresse 15] [Localité 68] Madame [SN], [A] [J] veuve [LD] [Adresse 9] [Localité 80] Madame [OI] [SJ] née [ND] [Adresse 27] [Localité 39] Monsieur [XA], [R] [SJ] [Adresse 27] [Localité 39] Monsieur [B] [KP] [Adresse 6] [Localité 51] Madame [AD] [IF] [Adresse 20] [Localité 95] Madame [CO], [XR], [X], [IL] [IF] née [IO] [Adresse 71] [Localité 93] Monsieur [KX] [DE] [Adresse 66] [Localité 87] Madame [GR] [VW] épouse [DE] [Adresse 66] [Localité 87] Monsieur [JH] [LV] [Adresse 25] [Localité 61] Monsieur [RB] [BP] [Adresse 18] [Localité 81] Madame [UJ] [CS] épouse [BP] [Adresse 18] [Localité 81] Monsieur [WI] [CV] [Adresse 10] [Adresse 10] [Localité 76] Monsieur [TA], [MX], [C] [FV] [Adresse 3] [Localité 94] Madame [G], [FY] [WX] épouse [FV] [Adresse 3] [Localité 94] Monsieur [VA] [XE] [Adresse 85] [Localité 59] Monsieur [JO] [XE] [Adresse 85] [Localité 59] Madame [DB] [JB] épouse [XE] [Adresse 85] [Localité 59] représentée par Maître Bertrand DE CAMPREDON de la SELARL GOETHE AVOCATS, avocats au barreau de PARIS, avocats plaidant, vestiaire #B0097 Monsieur [BW] [JN] [Adresse 38] [Localité 82] Madame [OZ] [EZ] épouse [JN] [Adresse 38] [Localité 82] Monsieur [MC] [TL] [Adresse 72] [Localité 70] Madame [P] [TL] [Adresse 72] [Localité 70] Monsieur [ED], [RF] [KB] [Adresse 84] [Localité 34] Monsieur [MC] [ZK] [Adresse 5] [Localité 23] Madame [G] [MO] épouse [ZK] [Adresse 5] [Localité 23] Monsieur [II], [WC], [KW] [ZO] [Adresse 26] [Localité 55] Madame [FY], [EG], [YB] [HN] épouse [ZO] [Adresse 26] [Localité 55] Madame [CY] [UI] épouse [BM] [Adresse 17] [Localité 35] Monsieur [TW] [BM] [Adresse 17] [Localité 35] Madame [GX] [DR] épouse [HD] [Adresse 31] [Localité 12] Monsieur [YM] [HD] [Adresse 31] [Localité 12] Madame [CL] [HZ], Veuve de Monsieur [D] [HZ] [Adresse 69] [Localité 62] Monsieur [JH] [SD] [Adresse 37] [Localité 75] Monsieur [YX], [IC] [CC] [Adresse 32] [Adresse 32] [Localité 86] Monsieur [EW] [OO] [Adresse 100] [Adresse 100] [Localité 46] Madame [FS] [EJ] épouse [OO] [Adresse 100] [Adresse 100] [Localité 46] Monsieur [MC], [WC] [DH] [Adresse 33] [Localité 90] Madame [UY] [JV] épouse [DH] [Adresse 33] [Localité 90] Monsieur [H] [NJ] [Adresse 92] [Localité 21] Madame [NK], [JU] [NX] épouse [FI] [Adresse 14] [Localité 1] Monsieur [VS] [OC] [Adresse 101] [Localité 24] Monsieur [VK] [YG] [Adresse 36] [Localité 89] Madame [KJ] [ZZ] épouse [YG] [Adresse 36] [Localité 89] Madame [TB] [BG] [Adresse 28] [Localité 48] Monsieur [YI], [WT] [UN] [Adresse 64] [Localité 47] Madame [XO], [XR] [FL] épouse [UN] [Adresse 64] [Localité 47] Monsieur [MI] [CI] [Adresse 41] [Localité 79] Monsieur [GU], [YI], [KW] [WG] [Adresse 4] [Localité 8] Madame [FS] [DN] [Adresse 2] [Localité 58] Monsieur [EP] [VF] [Adresse 67] [Localité 97] Madame [E] [Y] épouse [VF] [Adresse 67] [Localité 97] Monsieur [GN] [HW] [Adresse 22] [Localité 98] Madame [AI] [BZ] épouse [HW] [Adresse 22] [Localité 98] Monsieur [WC] [AX] [Adresse 102] [Localité 13] Madame [T] [TH] épouse [AX] [Adresse 102] [Localité 13] Madame [EM] [RM] [Adresse 65] [Localité 16] Madame [BT] [ZJ] [Adresse 40] [Localité 91] Monsieur [RZ] [PF] [Adresse 53] [Localité 49] Madame [RH] [WN] épouse [PF] [Adresse 53] [Localité 49] Madame [KZ] [GB] [Adresse 44] [Localité 74] Monsieur [OM] [WY] [Adresse 56] [Localité 77] Monsieur [II] [BA] [Adresse 45] [Localité 83] Madame [XK] [AR] épouse [BA] [Adresse 45] [Localité 83] Monsieur [MB] [CF] [Adresse 73] [Localité 96] représentés par Maître Bertrand DE CAMPREDON de la SELARL GOETHE AVOCATS, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant, vestiaire #B0097 DEFENDEURS S.A.S.U. BRINKS EVOLUTION [Adresse 42] [Localité 78] représentée par Maître Antoine DEROT de la SELARL REINHART MARVILLE TORRE, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant, vestiaire #K0030 INTERVENANT FORCÉ Monsieur [PV] [NM] [Adresse 103] [Localité 99], SAINT MARTIN non représenté MAGISTRAT DE LA MISE EN ETAT Madame Anne-Cécile SOULARD, Vice-présidente, juge de la mise en état, assistée de Madame Sandrine BREARD, greffière. DEBATS A l’audience du 11 décembre 2024, avis a été donné aux avocats que l’ordonnance serait rendue le 08 janvier 2025. ORDONNANCE Rendue publiquement par mise à disposition au greffe Réputée contradictoire Susceptible de recours dans les conditions de l’article 380 du code de procédure civile EXPOSÉ DE L’INCIDENT Par acte en date du 27 janvier 2021, les demandeurs ont fait assigner la SAS Brink’s Evolution, au visa de l’ancien article 1382 du code civil, en réparation d’un dommage de perte de chance causé selon eux par les manquements commis par la société Brink’s Evolution dans l’exécution du contrat de garde d’objets précieux conclu entre cette dernière, en qualité de gardien, et la SAS Héritéor, en qualité de déposant, le 23 octobre 2013 ainsi que dans l’exécution de ses cinq avenants subséquents. Les demandeurs exposent, en résumé, que la société Héritéor, créée en 2013, a proposé à un réseau de courtiers et de conseillers en gestion de patrimoine de commercialiser un produit d’investissement dans des objets d’art consistant à acquérir en pleine propriété (convention Denarius ou Denarius Prestige) ou en indivision (convention Aureus ou Aureus Prestige) des collections essentiellement composées de monnaies et de timbres anciens constituées par la société Héritéor. Ils précisent que la société Héritéor conservait la garde des biens acquis par les différents investisseurs en vertu d’un contrat de garde adossé au contrat de vente et qu’une promesse de vente était stipulée par chaque investisseur permettant à la société Héritéor d’acquérir les parts d’indivision ou les collections complètes, au terme de la période de garde, moyennant un prix de revente permettant à l’investisseur de réaliser une plus-value substantielle. Ils soutiennent que les collections ainsi acquises formaient l’objet des conventions de garde d’objets précieux conclus entre la société Héritéor et la société Brink’s Evolution. Le 14 avril 2017, l’ensemble des biens mis en dépôt auprès de la société Brink’s Evolution a été remis par cette dernière à M. [PV] [NM], représentant légal de la société Héritéor à la date de la conclusion des contrats de garde d’objets précieux mais qui n’avait plus cette qualité au jour de la remise, et ce depuis le 1er décembre 2016. Par jugement du tribunal de commerce de Nanterre du 17 mai 2018, une procédure de liquidation judiciaire a été ouverte à l’égard de la SAS Héritéor, la date de cessation des paiements étant fixée au 18 novembre 2016 et la Selarl De Bois-[TS] représentée par Maître [H] [TS] étant désignée en qualité de liquidateur judiciaire. Par acte signifié le 8 juillet 2020, le liquidateur judiciaire de la société Héritéor a fait assigner la société Brink’s Evolution à comparaître devant le tribunal de commerce de Paris afin de la voir déclarer responsable de la commission d’une faute lourde dans l’exécution des contrats de garde d’objets de valeur en raison des conditions dans lesquelles elle s’est dépossédée des biens qui lui avaient été donnés en garde et afin de la voir condamner à payer au liquidateur judiciaire, es qualité, la somme de 24 250 000 euros à titre de dommages et intérêts en compensation de la perte des objets détournés. La société Brink’s Evolution a déposé plainte avec constitution de partie civile pour des faits d’escroquerie contre personne non dénommée, le 22 octobre 2020, auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Nanterre. Le 26 janvier 2021, plusieurs investisseurs ont également déposé plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Nanterre. Le 20 septembre 2021, une ordonnance de jonction de ces deux procédures pénales a été ordonnée par le juge d’instruction désigné. L’information judiciaire est en cours contre la société Héritéor et M. [PV] [NM] des chefs d’escroquerie en bande organisée, de recel et de blanchiment d’argent (numéro parquet : 20358000176 et n°instruction : 5/21/19). Par jugement du tribunal de commerce de Paris en date du 28 septembre 2021, le sursis à statuer sur les demandes formées par le liquidateur judiciaire de la société Héritéor à l’encontre de la société Brink’s Evolution a été ordonné dans l’attente de l’issue définitive de la procédure pénale initiée par la société Brink’s Evolution au moyen de sa plainte avec constitution de partie civile du 22 octobre 2020. Par ordonnance du 16 février 2022, le juge de la mise en état du tribunal judiciaire de Paris a sursis à statuer dans l’attente du jugement qui sera rendu par le tribunal de commerce de Paris dans l’instance initiée par le liquidateur judiciaire de la société Heritéor à l’encontre de la société Brink’s Evolution, enregistrée au rôle de ce tribunal sous le numéro de répertoire général 2020027466. Par acte de commissaire de justice du 16 mai 2024, la société Brink’s Evolution a fait assigner M. [PV] [NM] en intervention forcée. Cette procédure a été enregistrée sous le numéro RG 24/07004. Le commissaire de justice a dressé un procès-verbal de recherches infructueuses conformément à l’article 659 du code de procédure civile. La société Brink’s Evolution demande in limine litis de surseoir à statuer dans l’attente du jugement du tribunal de commerce de Paris et, au fond, de condamner M. [PV] [NM] à la relever et garantir de toutes les condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre. Par ordonnance du 9 octobre 2024, le juge de la mise en état a prononcé la jonction de cette procédure (RG 24/07004) avec la procédure engagée par les investisseurs à l’encontre de la société Brink’s Evolution (RG 21/02624). Dans ses dernières conclusions sur incident communiquées par voie électronique le 9 décembre 2024, la société Brink’s Evolution demande au juge de la mise en état de « surseoir à statuer dans l’attente d’une part, du jugement au fond du Tribunal de commerce de Paris à intervenir dans l’instance initiée par le Liquidateur Judiciaire d’HERITEOR (RG n°2020/027466), d’autre part, de l’issue de la procédure pénale initiée par BRINK’S EVOLUTION devant le Tribunal Judiciaire de Nanterre. » Les demandeurs n’ont pas notifié de conclusions sur incident en réponse à cette nouvelle demande de sursis à statuer. Leurs dernières conclusions sur incident ont été communiquées par voie électronique le 30 novembre 2021 antérieurement à l’ordonnance du 16 février 2022 ayant prononcé le sursis à statuer. Dans leurs dernières conclusions sur incident communiquées par voie électronique le 30 novembre 2021, les demandeurs demandent au juge de la mise en état de : « DEBOUTER la société BRINK’S EVOLUTION de sa demande de surseoir à statuer dans l’attente : o de la décision du tribunal de commerce de Paris à intervenir dans l’instance initiée par le Liquidateur judiciaire d’HERITEOR (RG 2020/027466) ; o de l’issue de la procédure pénale en cours devant le tribunal judiciaire de Nanterre (n°JI5 19000034) ; • CONDAMNER la société BRINK’S EVOLUTION au paiement d’une somme totale de 2.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civil, dont distraction à Me Bertrand DE CAMPREDON, Avocat au Barreau de Paris. • CONDAMNER la société BRINK’S EVOLUTION aux entiers dépens dont distraction à Me Bertrand DE CAMPREDON, Avocat au Barreau de Paris. » M. [PV] [NM] n’a pas constitué avocat à la suite de son assignation en intervention forcée. MOTIFS DE LA DÉCISION 1. Sur le sursis à statuer En application des articles 377 et 378 du code de procédure civile, hors les cas où le sursis à statuer s’impose au juge en vertu d’une disposition expresse de la loi, une telle mesure est laissée à l’appréciation du juge en fonction de l’intérêt qu’elle présente pour une bonne administration de la justice. Au soutien de leur action en responsabilité délictuelle engagée à l’encontre de la société Brink’s Evolution, les demandeurs n’imputent pas à cette dernière d’autres fautes délictuelles ou quasi-délictuelles que le fait illicite que constitue à leur égard le manquement contractuel que la société Brink’s Evolution aurait commis dans l’exécution des contrats de garde d’objets précieux conclus avec la société Héritéor et qui serait la cause du dommage matériel qu’ils ont subi du fait de la perte de collections d’objets d’art qu’ils détenaient en toute propriété ou en indivision et dont ils avaient confié la garde à la société Héritéor. Il en découle un lien direct et indissociable entre la responsabilité contractuelle de la société Brink’s Evolution à l’égard de la société Héritéor du fait des conditions dans lesquelles elle s’est dessaisie des biens meubles que cette dernière lui avait confiés et la responsabilité délictuelle de la société Brink’s Evolution à l’égard des investisseurs ayant acquis des collections constituées par la société Héritéor. L’issue de l’action en responsabilité engagée par le liquidateur judiciaire de la société Héritéor, engagée sur les mêmes faits que ceux invoqués en l’espèce par les demandeurs, détermine donc l’issue de l’action que ces derniers ont introduit à l’encontre de la société Brink’s Evolution devant le tribunal judiciaire de Paris. Au surplus, s’il devait être fait droit par le tribunal de commerce de Paris aux demandes indemnitaires formées par le liquidateur judiciaire de la société Héritéor, les dommages et intérêts alloués entreraient alors à l’actif de liquidation judiciaire de la société Héritéor et serviraient à désintéresser, en tout ou en partie, les investisseurs ayant déclaré une créance au passif de liquidation judiciaire de la société Héritéor. Ces derniers forment certes en l’espèce une demande de dommages et intérêts en réparation de la perte de chance de pouvoir récupérer le montant de leur investissement et d’obtenir le rendement promis par la société Héritéor, résultant elle-même de la perte des biens meubles qui avaient été confiés à la société Brink’s Evolution. Toutefois, cette perte de chance ne peut être qu’à la mesure du préjudice matériel effectivement subi, qui lui-même sera fonction des distributions susceptibles d’intervenir lors de la clôture des opérations de liquidation judiciaire de la société Héritéor qui va dépendre, notamment, de l’issue de l’action en responsabilité engagée par le liquidateur judiciaire à l’encontre de la société Brink’s Evolution. Il convient donc, dans le souci d'une bonne administration de la justice, afin d’éviter toute contrariété de décisions, de surseoir à statuer dans l’attente du jugement qui sera rendu par le tribunal de commerce de Paris dans l’instance initiée par le liquidateur judiciaire de la société Héritéor à l’encontre de la société Brink’s Evolution, enregistrée au rôle de ce tribunal sous le numéro de répertoire général 2020027466. Le sursis à statuer dans l’attente de l’issue de la procédure pénale faisant l’objet de l’information judiciaire en cours devant le juge d’instruction du tribunal judiciaire de Nanterre est sans objet dès lors que le tribunal de commerce de Paris a prononcé le sursis à statuer dans l’attente de cet événement par jugement du 28 septembre 2021 et que la décision de ce tribunal à intervenir au fond constitue l’événement dont la survenance conditionne la reprise de la présente instance. 2. Sur les frais de l’incident L’instance se poursuivant, les dépens de l’incident suivront le sort qui sera donné par le tribunal à ceux du fond. L’équité ne commande pas, à ce stade de la procédure, de prononcer de condamnation au titre de l’article 700 du code de procédure civile. PAR CES MOTIFS Le juge de la mise en état, statuant par ordonnance réputée contradictoire, mise à disposition au greffe de la juridiction susceptible de recours dans les conditions de l’article 380 du code de procédure civile, SURSOIT à statuer dans l’attente du jugement qui sera rendu par le tribunal de commerce de Paris dans l’instance initiée par le liquidateur judiciaire de la société Héritéor à l’encontre de la société Brink’s Evolution, enregistrée au rôle de ce tribunal sous le numéro de répertoire général 2020027466 ; REJETTE toute autre demande de sursis à statuer formée par la société Brink’s Evolution ; DIT que les dépens de l’incident suivront le sort qui sera donné par le Tribunal à ceux du fond ; DIT n’y avoir lieu à condamnation au titre de l’article 700 du code de procédure civile, en l’état de la procédure ; RENVOIE l’affaire et les parties à l’audience de mise en état du 17 décembre 2025 pour information du juge de la mise en état sur la décision rendue par le tribunal de commerce ; Faite et rendue à Paris le 8 janvier 2025. La greffière La juge de la mise en état
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- 9ème chambre 1ère section
- Date
- 8 janvier 2025
Référence
677ecfccb01eea4cf01a3f0b
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA