Tribunal JudiciaireChambre 28 / Proxi référé
Tribunal Judiciaire · Chambre 28 / Proxi référé — 10 avril 2025
- ECLI
- 68092ae1fa1497b96f2cf46b
- Date
- 10 avril 2025
- Condamnation
- 93 876 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
TRIBUNAL DE PROXIMITE DE SAINT DENIS [Adresse 3] [Localité 8] Téléphone : [XXXXXXXX01] Télécopie : [XXXXXXXX02] @ : [Courriel 7] REFERENCES : N° RG 24/02449 - N° Portalis DB3S-W-B7I-2FKT Minute : 24/167 S.A. IMMOBILIERE 3F Représentant : Me Patricia ROTKOPF, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : PN 427 C/ Madame [J] [Z] Représentant : Me Marie-Catherine SALEMI, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 101 Monsieur [S] [Z] Représentant : Me Marie-Catherine SALEMI, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 101 Exécutoire, copie, dossier délivrés à : Me Patricia ROTKOPF Copie certifiée conforme délivrée à : Me Marie catherine SALEMI Le ORDONNANCE DE REFERE DU 10 Avril 2025 Ordonnance rendue par décision réputée contradictoire et en premier ressort et mise à disposition au greffe du tribunal de proximité en date du 10 Avril 2025; Par Madame Mylène POMIES, en qualité de juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité assistée de Madame Stéphie BOULATE, greffier ; Après débats à l'audience publique du 13 Mars 2025 tenue sous la présidence de Madame Mylène POMIES juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité, assistée de Madame Erica KISNORBO, greffier ; ENTRE DEMANDEUR : S.A. IMMOBILIERE 3F [Adresse 4] [Localité 6] représentée par Me Patricia ROTKOPF, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : PN 427 D'UNE PART ET DÉFENDEURS : Madame [J] [Z] [Adresse 5] [Localité 8] représentée par Me Marie- Catherine SALEMI, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 101 Monsieur [S] [Z] [Adresse 5] [Localité 8] représenté par Me Marie-Catherine SALEMI, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 101 D'AUTRE PART EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE Par acte du 27 mai 2019, la société immobilière 3F a donné à bail à Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] un appartement à usage d’habitation situé [Adresse 5] à [Localité 8], moyennant un loyer mensuel initial de 715,39 euros, outre une provision sur charges. Par avenant du même jour, les locataires ont pris à bail un emplacement de stationnement n°2633P-0056 pour un loyer mensuel de 50 euros. Ledit parking est ainsi devenu un accessoire du contrat de bail principal et en suit le sort. Des loyers étant demeurés impayés, la société immobilière 3F a fait signifier à Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] par acte de commissaire de justice du 23 octobre 2023 un commandement de payer la somme de 2.616,54 euros, en principal, correspondant à l’arriéré locatif, terme du mois de septembre 2023 inclus et visant la clause résolutoire contractuelle. Par acte de commissaire de justice du 28 octobre 2024, la société immobilière 3F a fait assigner Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bobigny siégeant au tribunal de proximité de Saint-Denis statuant en référé aux fins de : - constater le jeu de la clause résolutoire insérée au contrat de bail liant les parties sur le fondement de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, - ordonner l'expulsion de Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] et de tout occupant de leur chef avec le concours de la force publique et d'un serrurier si besoin est, - dire et juger que le sort des meubles se trouvant dans les lieux sera soumis aux dispositions des articles L433-1 et L433-2, R433-1 à R433-7 du code des procédures civiles d’exécution, - condamner solidairement Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] à lui payer une provision au titre des loyers et charges impayés, soit la somme de 4.487,57 euros, sous réserve des loyers à échoir, ainsi qu'une indemnité d'occupation provisionnelle jusqu'à libération effective des lieux d'un montant mensuel égal au montant du loyer et des charges si le bail s'était poursuivi, - condamner solidairement Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] à lui payer la somme de 360 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre aux entiers dépens en ce compris le coût du commandement de payer et de l’assignation et de tous les actes rendus nécessaires. Un diagnostic social et financier a été reçu au greffe avant l’audience et il a été porté à la connaissance des parties à l’audience, le contenu du diagnostic n’étant pas contesté sur la situation financière des locataires. Appelée à l’audience du 27 janvier 2025, l'affaire a fait l'objet d’un renvoi pour être finalement retenue à l'audience du 13 mars 2025. A l’audience du 13 mars 2025, la société immobilière 3F, représentée par son conseil, a maintenu ses demandes, a actualisé celle relative à la provision au titre de l'arriéré de loyers à la somme de 4.938,76 euros et a donné son accord pour que des délais de paiement soient octroyés aux locataires et à ce que les effets de la clause résolutoire soient suspendus, le paiement intégral du loyer courant ayant été repris avant l’audience . Monsieur [S] [Z] assisté de son conseil et Madame [J] [Z], représentée par ce même conseil ont reconnu la dette sous réserve de la déduction de la somme de 606 euros payée le 12 mars 2025 et ont sollicité des délais de paiement ainsi que la suspension des effets de la clause résolutoire, ayant repris le paiement intégral du loyer courant avant l’audience et estimant être en capacité de régler leur dette locative. Ils ont proposé de verser la somme de 10 euros par mois en sus du loyer courant pour apurer leur dette. Madame [Z] a par ailleurs demandé à bénéficier de l’aide juridictionnelle provisoire. Ils indiquent par ailleurs qu’ils sont accompagnés dans leur démarche de demande auprès du FSL. La décision sera contradictoire. A l'issue de l'audience, la décision a été mise en délibéré au 10 avril 2025 par mise à disposition au greffe. MOTIVATION DE LA DECISION En application des dispositions des articles 834 et 835 du code de procédure civile, dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. Le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire. Sur l’admission à l’aide juridictionnelle provisoire Selon l’article 41 du décret du 19 décembre 1991 portant application de la loi relative à l'aide juridique, lorsque la demande d'aide juridictionnelle est formée après que la partie concernée ou son mandataire a eu connaissance de la date d'audience et moins d'un mois avant celle-ci, il est statué sur cette demande selon la procédure d'admission provisoire. Selon l’article 62 du même texte, l'admission provisoire peut être demandée sans forme, notamment, au président de la juridiction saisie. Elle peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statuée. En l'espèce il convient de faire droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire formée par la défenderesse. Sur la recevabilité de la demande de résiliation et d’expulsion Conformément à l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989, l’assignation a été notifiée au représentant de l’État dans le département le 4 novembre 2024 soit au moins six semaines avant l’audience, et la situation a été signalée à la CCAPEX le 25 octobre 2023, soit deux mois au moins avant la délivrance de l'assignation du 28 octobre 2024. Sur l’acquisition de la clause résolutoire En matière de bail, l'article 24 I de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 dispose que tout contrat de bail d'habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie et que cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux. En l'espèce, le bail conclu le 27 mai 2019 contient une clause résolutoire et un commandement de payer visant cette clause a été signifié le 23 octobre 2023, pour la somme en principal de 2.616,54 euros. Ce commandement rappelle la mention que le locataire dispose d'un délai de deux mois pour payer sa dette, comporte le décompte de la dette et l'avertissement qu'à défaut de paiement ou d'avoir sollicité des délais de paiement, le locataire s'expose à une procédure judiciaire de résiliation de son bail et d'expulsion, outre la mention de la possibilité pour le locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement de son département aux fins de solliciter une aide financière et de saisir, à tout moment, la juridiction compétente aux fins de demander un délai de grâce sur le fondement de l'article 1343-5 du code civil. Il est ainsi régulier en sa forme. Il correspond par ailleurs bien à une dette justifiée à hauteur du montant des loyers échus et impayés (voir ci-après au titre de la demande en paiement) et est ainsi valable. Ce commandement est enfin demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte qu’il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 26 décembre 2023 compte tenu des règles de computation des délais des articles 641 et 642 du code de procédure civile. Sur la demande de provision au titre de l'arriéré locatif et l’indemnité d’occupation Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] sont redevables des loyers impayés jusqu'à la date de résiliation du bail en application des articles 1103 et 1217 du code civil. Par ailleurs, le maintien dans les lieux postérieurement à la date d’expiration du bail constitue une faute civile ouvrant droit à réparation en ce qu'elle cause un préjudice certain pour le propriétaire dont l'occupation indue de son bien l'a privé de sa jouissance. Au delà de cet aspect indemnitaire, l'indemnité d'occupation, qui est également de nature compensatoire, constitue une dette de jouissance correspondant à la valeur équitable des locaux. En l’espèce la société immobilière 3F produit un décompte faisant apparaître que Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] restaient devoir la somme de 4.938,76 euros à la date du 3 mars 2025, échéance du mois de février 2025 incluse. Pour la somme au principal, Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] apportent la preuve d’un paiement d’un montant de 606 euros réalisé le 12 mars 2025, qui viendra ainsi en déduction de la somme réclamée par le bailleur devenant sérieurement contestable à hauteur de 606 euros. Ils seront donc condamnés à titre de provision au paiement de la somme de 4.332,76 euros arrêtée au 12 mars 2025. En présence d’une clause de solidarité dans le contrat de bail, les défendeurs seront condamnés au paiement de cette somme provisionnelle solidairement. Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] seront également condamnés solidairement au paiement à compter du 13 mars 2025, en lieu et place des loyers et charges, d’une indemnité mensuelle d’occupation qu'il convient de fixer à titre provisionnel au montant du loyer qui aurait été dû en l’absence de résiliation et des charges mensuelles dûment justifiées, et ce jusqu'à la libération effective des lieux. Sur la demande de délais de paiement et de suspension des effets de la clause résolutoire Conformément à l’article 24 V de la loi du 6 juillet 1989, le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d'office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu'il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l'article 1343-5 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative. L’article 24 VI de cette même loi dispose quant à lui que lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévues aux V et VI du présent article. Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l'exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges. Si le locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet. En l'espèce, compte tenu de l'accord intervenu à l'audience entre les parties tant en ce qui concerne l’octroi de délais de paiement que la suspension des effets de la clause résolutoire, Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] ayant au surplus repris le paiement intégral du loyer courant et démontrant être en capacité de régler leur dette locative, des délais de paiement leur seront octroyés conformément aux modalités décrites au dispositif de la présente décision et les effets de la clause résolutoire seront suspendus. Faute pour Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] de respecter les modalités de paiement ainsi accordées ou de ne pas payer le montant intégral du loyer courant à compter de l’audience, le solde de l'arriéré de loyers et de charges deviendra immédiatement exigible et la clause résolutoire reprendra son plein effet, entraînant la résiliation du bail à la date de son acquisition et permettant leur expulsion avec si nécessaire l'assistance de la force publique. Sur les demandes accessoires Conformément aux dispositions de l'article 696 du code de procédure civile, Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] parties perdantes, supporteront in solidum la charge de l’intégralité des dépens de la présente procédure, qui comprendront notamment le coût de l'assignation et du commandement de payer. En revanche il ne sera pas fait droit à la demande au titre des frais nécessaires dans la mesure où par définition, leur caractère nécessaire n’est pas démontré à ce stade. Il serait inéquitable de laisser à la charge du bailleur les frais exposés par lui dans la présente instance et non compris dans les dépens. La somme de 300 euros lui sera donc allouée au titre de l'article 700 du code de procédure civile. La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l'article 514 du code de procédure civile. PAR CES MOTIFS Nous, juge des contentieux de la protection statuant en référé, publiquement, par décision contradictoire, susceptible d'appel et prononcée par mise à disposition au greffe, Admetons Madame [J] [Z] au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sous réserve de la décision du bureau d'aide juridictionnelle en application du premier alinéa de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ; Constatons que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 27 mai 2019 entre la société immobilière 3F et Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z], concernant l’appartement à usage d’habitation ainsi que l’emplacement de stationnement n°2633P-0056 situés [Adresse 5] à [Localité 8] sont réunies à la date du 26 décembre 2023 ; Condamnons solidairement Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] à payer à la société immobilière 3F à titre de provision à valoir sur les loyers et charges impayés et indemnités d’occupation au 13 mars 2025, échéance du mois de février 2025 incluse la somme de 4.332,76 euros; Autorisons Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] à s’acquitter de cette somme, outre le loyer et les charges courants à compter de l’audience, en 35 mensualités d'un montant d'au moins 10 euros et une 36ème mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts, sauf meilleur accord des parties ; Précisons que chaque mensualité devra être versée au terme prévu contractuellement pour le paiement du loyer et pour la première fois le mois suivant la signification de la présente décision ; Suspendons l’effet de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés ; Disons que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise et le bail sera réputé n'avoir jamais été résilié ; Décidons en revanche qu'à défaut de paiement d'une seule mensualité, ou du loyer à son terme à compter de l’audience : - la clause résolutoire retrouvera ses entiers effets et le bail sera résilié, - le solde de la dette deviendra immédiatement exigible, - Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] devront quitter les lieux en respectant les obligations de tout locataire sortant (état des lieux et remise des clés notamment), - Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] seront tenus solidairement au paiement d'une provision au titre de l’indemnité d'occupation payable au plus tard le 30 de chaque mois et fixée au montant des loyers qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail augmenté des charges dûment justifiées et ce jusqu'à complète libération des lieux à compter du 13 mars 2025, - qu'à défaut pour Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] de libérer les lieux volontairement et deux mois après la signification d'un commandement d'avoir à quitter les lieux resté sans effet, il sera procédé à leur expulsion et à celle de tous occupants de leur chef, avec l'assistance d'un serrurier et de la force publique si besoin est, - que le sort des meubles se trouvant dans les lieux sera alors régi conformément aux dispositions des articles L433-1 et suivants et R433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution ; Rejetons le surplus des demandes ; Condamnons in solidum Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] à verser à la société immobilière 3F une somme de 300 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ; Condamnons in solidum Monsieur [S] [Z] et Madame [J] [Z] aux entiers dépens de la présente procédure, qui comprendront notamment le coût de l'assignation et du commandement de payer ; Rappelons que la présente décision est assortie de l'exécution provisoire. Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition les jour, mois et an susdits par le Juge des contentieux de la protection et le Greffier susnommés. Le greffier Le juge des contentieux de la protection
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- Chambre 28 / Proxi référé
- Date
- 10 avril 2025
Référence
68092ae1fa1497b96f2cf46b
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