Tribunal JudiciaireRéférés
Tribunal Judiciaire · Référés — 8 juillet 2025
- ECLI
- 687183c0d395d6ba9f2ad754
- Date
- 8 juillet 2025
- Condamnation
- 50 000 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
N° RG 25/02066 - N° Portalis DBX4-W-B7J-UAJI MINUTE N° : 25/ DOSSIER N° : N° RG 25/02066 - N° Portalis DBX4-W-B7J-UAJI NAC : 72I FORMULE EXÉCUTOIRE délivrée le à la SCP CABINET MERCIE - SCP D’AVOCATS TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE AU FOND JUGEMENT DU 08 JUILLET 2025 DEMANDERESSE SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE LA RESIDENCE [4] DONT LE SIÈGE SOCIAL EST [Adresse 1] (France), prise en la personne de son syndic en exercice la SARL AGESTIS, société à responsabilité limitée, dont le siège social est sis [Adresse 3] représentée par Maître Etienne DURAND-RAUCHER de la SCP CABINET MERCIE - SCP D’AVOCATS, avocats au barreau de TOULOUSE DÉFENDEUR M. [D] [E], demeurant [Adresse 2] non comparant COMPOSITION DU TRIBUNAL : Lors des débats à l’audience publique du 10 Juin 2025 PRÉSIDENT : Robin PLANES, Premier Vice-Président Adjoint GREFFIER : Claire SAGNARDON, Adjointe Administrative faisant fonction de Greffier JUGEMENT : PRÉSIDENT : Robin PLANES, Premier Vice-Président Adjoint GREFFIER : Claire SAGNARDON, Adjointe Administrative faisant fonction de Greffier Prononcé publiquement par mise à disposition au greffe, EXPOSE DU LITIGE Monsieur [D] [E] est propriétaire d'un lot n° 20 de la résidence [4] sis [Adresse 1] à [Localité 5]. Par acte de commissaire de justice en date du 30 avril 2025, le syndicat des copropriétaires de la résidence [4], pris en la personne de son syndic la société AGESTIS, a assigné Monsieur [D] [E], devant le président du tribunal judiciaire de Toulouse, selon la procédure accélérée au fond. L'affaire a été évoquée à l'audience en date du 10 juin 2025. Lors de l'audience, par l'intermédiaire de son avocat, le syndicat des copropriétaires de la résidence [4], pris en la personne de son syndic la société AGESTIS, demande à la présente juridiction, au visa des articles 10 et suivants de la loi du 10 juillet 1965, de : - condamner Monsieur [D] [E] à payer au syndicat des copropriétaires de l'immeuble RESIDENCE [4], sis [Adresse 1] (France), représenté par son syndic AGESTIS : • la somme totale de 4.009,95 euros, outre intérêts de droit à compter de la mise en demeure en date du 31 janvier 2025, au titre des arriérés de charges de copropriété dues au 1er avril 2025, sauf à parfaire au jour de l'audience ; • la somme de 1.000 euros en réparation du préjudice moral subi par syndicat des copropriétaires en raison de la résistance abusive de Monsieur [D] [E] ; • la somme de 1.500 euros sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile ; - condamner Monsieur [D] [E] paiement des entiers dépens. Lors de l'audience, le syndicat des copropriétaires indique produire un décompte actualisé. De son côté, Monsieur [D] [E], bien que régulièrement assigné à l'étude de commissaire de justice, n'a pas comparu à l'audience et ne s'est pas fait représenter. Sur les moyens de fait et de droit développés par la partie demanderesse au soutien de ses prétentions, il sera renvoyé à son assignation, et ce, conformément aux dispositions de l'article 455 du code de procédure civile. L'affaire a été mise en délibéré au 08 juillet 2025. MOTIFS DE LA DECISION * Sur les charges de copropriété échues L'article 10 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis dispose que : « Les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun en fonction de l'utilité objective que ces services et éléments présentent à l'égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées. Ils sont tenus de participer aux charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes, générales et spéciales, et de verser au fonds de travaux mentionné à l'article 14-2-1 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots, telles que ces valeurs résultent des dispositions de l'article 5. Le règlement de copropriété fixe la quote-part afférente à chaque lot dans chacune des catégories de charges et indique les éléments pris en considération ainsi que la méthode de calcul ayant permis de fixer les quotes-parts de parties communes et la répartition des charges (...) » L'article 1353 du code civil dispose : « Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation ». En l'espèce, il est constant que Monsieur [D] [E] est propriétaire du lot n° 20 de la résidence [4] sis [Adresse 1] à [Localité 5]. A ce titre, comme tous les autres copropriétaires et en vertu du règlement de copropriété, elle doit s'acquitter des charges exposées par la copropriété. Il procède de la lecture du décompte arrêté le 1er avril 2025 (appel de fonds du 2ème trimestre 2025 inclus) que Monsieur [D] [E] reste redevable de la somme de 4.009,95 euros d'arriérés de charges de copropriété. La partie demanderesse apporte ainsi la preuve suffisante de la créance qu'elle détient à l'encontre de Monsieur [D] [E]. Il pèse désormais sur lui la preuve d'avoir à démontrer qu'il s'est bien acquitté du montant de ses charges de copropriété ou de justifier que celles-ci ne lui sont pas dues. En choisissant de ne pas comparaître, la partie défenderesse est réputée ne pas contester cette dette, tant dans son principe, que dans son montant. Il en résulte que Monsieur [D] [E] est donc redevable de la somme de 4.009,95 euros au titre de l'arriéré échu de charges de copropriété, arrêtée au 1er avril 2025 (appel de fonds du 2ème trimestre 2025 inclus). Cette somme sera majorée des intérêts au taux légal à compter du 01 avril 2025, date d'exigibilité du dernier appel de fonds réclamé. * Sur la demande de dommages-intérêts L'article 1240 du code civil prévoit : « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » En l'espèce, le syndicat des copropriétaires de la résidence [4] ne démontre pas que Monsieur [D] [E] ait commis un comportement fautif ou une erreur grossière équipollente au dol, avec l'intention de nuire ou de porter atteinte aux intérêts de la copropriété, en s'abstenant de régler les charges de copropriété qui lui incombe. Il sera donc débouté de sa demande de dommages-intérêts. * Sur les dépens de l'instance Conformément à l'article 696 du code de procédure civile : « La partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge d'une autre partie ». Partie succombante en ce qu'il n'a pas su s'acquitter d'un arriéré de charges de copropriété, Monsieur [D] [E] sera tenu aux entiers dépens de l'instance. * Sur les frais irrépétibles Conformément à l'article 700 du code de procédure civile : « Le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer : 1° A l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens (…). Dans tous les cas, le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à ces condamnations (…). » L'équité commande de condamner Monsieur [D] [E] à payer la somme de 1.000 euros au syndicat des copropriétaires de la résidence [4], pris en la personne de son syndic la société AGESTIS. Non seulement le syndicat des copropriétaires a été contraint d'engager des frais irrépétibles non compris dans les dépens de l'instance, afin de faire valoir ses droits en justice, mais il serait inéquitable de faire peser sur les autres copropriétaires les frais engagés par la copropriété pour obtenir un titre exécutoire à l'encontre d'un copropriétaire défaillant dans ses obligations périodiques. PAR CES MOTIFS, M. [P] [F], premier vice président adjoint du tribunal judiciaire de Toulouse, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe selon la procédure accélérée au fond, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, CONDAMNE Monsieur [D] [E] à verser au syndicat des copropriétaires la résidence [4], pris en la personne de son syndic la société AGESTIS, la somme de 4.009,95 euros (QUATRE MILLE NEUF EUROS et QUATRE VINGT QUINZE CENTIMES) au titre de l'arriéré de charges de copropriété, arrêtée au 1er avril 2025 (appel de fonds du 2ème trimestre 2025 inclus), avec intérêts aux taux légal à compter du 01 avril 2025 ; DEBOUTE le syndicat des copropriétaires de la résidence [4], pris en la personne de son syndic la société AGESTIS de sa demande de dommages-intérêts ; CONDAMNE Monsieur [D] [E] à verser au syndicat des copropriétaires de la résidence [4], pris en la personne de son syndic la société AGESTIS, une somme de 1.000 euros (MILLE EUROS) sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ; REJETTE toutes autres ou tous surplus de prétentions ; CONDAMNE Monsieur [D] [E] aux entiers dépens de la présente instance ; RAPPELLE que la présente décision est exécutoire de droit. Ainsi jugé et mis à disposition le 08 juillet 2025. LA GREFFIERE, LE PRÉSIDENT,
Articles de loi cités
article 455 du code de procédure civile.article 700 du code de procédure civilearticle 1353 du code civil disposearticle 696 du code de procédure civilearticle 1240 du code civil prévoit
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- Référés
- Date
- 8 juillet 2025
Référence
687183c0d395d6ba9f2ad754
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
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