Cour d'AppelRétention Administrative
Cour d'Appel · Rétention Administrative — 10 août 2025
- ECLI
- 689acbf28a5703d75a668583
- Date
- 10 août 2025
Droit des personnesDroits attachés à la personneDemande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger
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Texte intégral
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS COUR D'APPEL DE METZ ORDONNANCE DU 10 AOUT 2025 Nous, Anne FABERT, conseillère, agissant sur délégation de Monsieur le premier président de la cour d'appel de Metz, assistée de Cynthia CHU KOYE HO, greffière ; Dans l'affaire N° RG 25/00817 - N° Portalis DBVS-V-B7J-GNRC ETRANGER : M. X se disant [P] [N] né le 14 Décembre 1998 à [Localité 1] AU NIGERIA de nationalité Nigériane Actuellement en rétention administrative. Vu la décision de M. le préfet du Bas-Rhin prononçant le placement en rétention de l'intéressé ; Vu la décision rendue le 15 juillet 2025 par le juge du tribunal judiciaire de Metz prononçant le maintien en rétention de l'intéressé jusqu'au 8 août 2025 inclus; Vu la requête de M. le préfet du Bas-Rhin saisissant le juge du tribunal judiciaire de Metz tendant à la 2ème prolongation du maintien de l'intéressé dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire; Vu l'ordonnance rendue le 09 août 2025 à 11h07 par le juge du tribunal judiciaire de Metz ordonnant la prolongation de la rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire jusqu'au 7 septembre 2025 inclus; Vu l'acte d'appel de l'association assfam ' groupe sos ou de Me pour le compte de M. X se disant [P] [N] interjeté par courriel du 9 août 2025 à 17h17 contre l'ordonnance ayant statué sur la prolongation de la mesure de rétention administrative ; M. X se disant [P] [N], M. le préfet du Bas-Rhin et le parquet général ont été informés chacun le 9 août 2025 à 17h24, de la possibilité de faire valoir leurs observations sur le caractère manifestement irrecevable de l'appel, en application des dispositions de l'article R 743-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoit que lorsque le premier président de la cour d'appel ou son délégué envisage de rejeter une déclaration d'appel comme manifestement irrecevable, il recueille par tout moyen les observations des parties sur cette irrecevabilité. Par courriel reçu le 9 août 2025 à 17h29, M. X se disant [P] [N] via son conseil, Maître Julie AMBROSI, avocat au barreau de Metz, a fait les observations suivantes : ' Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la saisine (critique de la compétence de l'auteur de la saisine) constitue une fin de non-recevoir, argument recevable pour la 1ère fois à hauteur d'appel et en l'espèce motivé. L'acte d'appel de M. [N] apparaît dès lors recevable.' Par courriel reçu le 9 août 2025 à 17h25, la préfecture via son représentant Me Beril MOREL, du cabinet Centaure, avocat au barreau de Paris, a fait les observations suivantes : ' Il y aura lieu de déclarer l'appel de Monsieur [N] contre l'ordonnance du magistrat du siège du TJ de [Localité 2] irrecevable et ce, en application de l'article R 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, l'article R 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispose que la déclaration d'appel doit être motivée à peine d'irrecevabilité. Or, l'appelant se contente de demander comme unique moyen au juge judicaire de vérifier la compétence du signataire de la requête et de qu'il soit fait mention des empêchements éventuels des délégataires de signature. D'une part, ceci ne constitue pas une motivation d'appel au sens de l'article précité, à défaut de caractériser par les éléments de l'espèce dûment circonstanciés, l'irrégularité alléguée. D'autre part, il est rappelé qu'aucune disposition légale n'oblige l'administration à justifier de l'indisponibilité du délégant et des empêchements éventuels des délégataires. Pour l'ensemble de ces motifs l'appel ne pourra qu'être déclaré irrecevable.' SUR CE, L'article L 743-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que le premier président de la cour d'appel ou son délégué peut, par ordonnance motivée et sans avoir préalablement convoqué les parties, rejeter les déclarations d'appel manifestement irrecevables. Dans son acte d'appel, M. X se disant [P] [N] soutient qu'il appartient au juge judiciaire de vérifier la compétence du signataire de la requête mais également qu'il est effectivement fait mention des empêchements éventuels des délégataires de signature et que si le signataire de la requête en prolongation n'est pas compétent, il appartient au juge judiciaire d'en tirer les conséquences et de prononcer sa remise en liberté. Toutefois, l'article R 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispose que la déclaration d'appel doit être motivée à peine d'irrecevabilité. Or le seul moyen soulevé selon lequel « il appartient au juge judiciaire de vérifier la compétence du signataire de la requête mais également qu'il est effectivement fait mention des empêchements éventuels des délégataires de signature », ne constitue pas une motivation d'appel au sens de l'article précité, à défaut pour l'appelant de caractériser par les éléments de l'espèce dûment circonstanciés, l'irrégularité alléguée. Par ailleurs, il est rappelé qu'aucune disposition légale n'oblige l'administration à justifier de l' indisponibilité du délégant et des empêchements éventuels des délégataires. Il y a donc lieu de déclarer l'appel irrecevable. PAR CES MOTIFS Statuant sans audience, DÉCLARONS irrecevable l'appel de M. X se disant [P] [N] à l'encontre de la décision du juge du tribunal judiciaire de Metz rendue le 09 août 2025 ayant statué sur la prolongation de la mesure de rétention administrative ; ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance ; DISONS n'y avoir lieu à dépens. Prononcée publiquement à [Localité 2], le 10 août 2025 à 14h30. La greffière, La conseillère, Cynthia CHU KOYE HO Anne FABERT N° RG 25/00817 - N° Portalis DBVS-V-B7J-GNRC M. X se disant [P] [N] contre M. le préfet du Bas-Rhin Ordonnance notifiée le 10 Août 2025 par courriel, par le greffe des rétentions administratives de la cour d'appel à : - M. X se disant [P] [N] et son conseil - M. le préfet du Bas-Rhin et son représentant - Au centre de rétention administrative de [Localité 2] - Au juge du tribunal judiciaire de Metz - Au procureur général de la cour d'appel de Metz
Articles de loi cités
article L 743-23 du code de l
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour d'Appel
- Chambre
- Rétention Administrative
- Date
- 10 août 2025
- Matière
- Droit des personnes
Référence
689acbf28a5703d75a668583
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel