Cour d'AppelETRANGERS
Cour d'Appel · ETRANGERS — 10 août 2025
- ECLI
- 689ace3f59da8ae4eb0069a9
- Date
- 10 août 2025
Droit des personnesDroits attachés à la personneDemande d'autorisation de prolongation des mesures de rétention prises à l'encontre des étrangers en situation irrégulière
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Texte intégral
COUR D'APPEL DE DOUAI Chambre des Libertés Individuelles N° RG 25/01415 - N° Portalis DBVT-V-B7J-WLCL N° de Minute : 1426 Ordonnance du dimanche 10 août 2025 République Française Au nom du Peuple Français APPELANT M. LE PREFET DE L'OISE INTIMÉ M. X se disant [T] [W] né le 07/07/2005 à [Localité 1] (Algérie), ressortissant algérien, alias [S] [Y], ressortissant tunisien né le 29/09/2007 à [Localité 6] (Tunisie), alias [U] [Y], né le 07/07/2007à [Localité 4] (Tunsie) Ayant été retenu au centre de rétention de [Localité 2] absent, non représenté ayant eu devant le magistrat du siège du tribunal judicaire de BOULOGNE SUR MER, Maître Cécile LANNOY PARTIE JOINTE M. le procureur général : non comparant, dûment avisé MAGISTRAT(E) DELEGUE(E) : Patrick SENDRAL, Conseiller à la cour d'appel de Douai désigné(e) par ordonnance pour remplacer le premier président empêché assisté(e) de Christian BERQUET, Greffier DÉBATS : à l'audience publique du dimanche 10 août 2025 à 11 h 00 ORDONNANCE : prononcée publiquement à [Localité 3] le dimanche 10 août 2025 à Le premier président ou son délégué, Vu les articles L.740-1 à L.744-17 et R.740-1 à R.744-47 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et spécialement les articles R 743-18 et R 743-19 ; Vu l'ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER ayant mis fin à la rétention administrative de de M. X se disant [T] [W] en date du 08 août 2025 . Vu l'appel interjeté par M. LE PREFET DE L'OISE par déclaration reçue au greffe de la cour d'appel de ce siège le 08 août 2025 ; Vu les avis d'audience adressés aux parties ; EXPOSÉ DU LITIGE Vu les pièces de la procédure, notamment l'ordonnance contestée ainsi que la requête d'appel motivée Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et demandeurs d'asile En cause d'appel le préfet de l'Oise fait valoir que M.[W] représente une menade pour l'ordre public aux motifs que l'intéressé est connu sous 3 identités différentes et qu'il est défavorablement connu des services de police en raison d'atteintes aux biens. Il ressort des éléments versés aux débats que M.[W] est démuni de moyens légaux d'existence, qu'il ne dispose d'aucun document de voyage, qu'il a plusieurs fois été interpellé par les forces de l'ordre et qu'à cette occasion il a utilisé plusieurs alias pour tenter d'échapper à ses responsabilités. Le juge a retenu que l'intéressé n'a pas déjà été condamné mais il ne s'agit pas d'une condition indispensable à la caractérisation de la menace à l'ordre public au sens de l'article L 742-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et demandeurs d'asile. Ces éléments caractérisent dans leur ensemble la menace à l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire national. Il sera ajouté que l'intéressé a été interpellé régulièrement, ce qui n'est pas discuté. Du reste, il ne présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l'exécution de la décision d'éloignement. Aucune autre mesure n'apparaît suffisante à garantir l'exécution effective de cette décision et la rétention de l'intéressé, même prolongée, est d'une durée adaptée aux difficultés rencontrées à cet effet. Le risque de soustraction à la mesure est majeur vu sa situation et l'administration justifie de diligences suffisantes pour procéder à son éloignement, les démarches à cet effet ayant été accomplies dès le placement en rétention et renouvelées régulièrement. Il convient donc d'infirmer l'ordonnance ayant rejeté la demande de prolongation de sa rétention et de prolonger celle-ci pour une durée de 15 jours. PAR CES MOTIFS INFIRMONS l'ordonnance entreprise ORDONNONS la prolongation de la rétention de M.[W] pour une durée de 15 jours Christian BERQUET, Greffier Patrick SENDRAL, Conseiller N° RG 25/01415 - N° Portalis DBVT-V-B7J-WLCL REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE DU 10 Août 2025 ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS (à retourner signé par l'intéressé au greffe de la cour d'appel de Douai par courriel - [Courriel 5]) : Vu les articles 612 et suivants du Code de procédure civile et R. 743-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. - décisision transmise par courriel pour notification à l'intimé, à l'autorité administrative, Maître Cécile LANNOY, le - décision communiquée au tribunal administratif de Lille - décision communiquée à M. le procureur général l'avocat du préfet (si présent au prononcé de la décision) signature - copie au tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER Le greffier, le dimanche 10 août 2025 ''' X se disant [T] [W] a pris connaissance de la décision du dimanche 10 août 2025 n° ' par truchement d'un interprète en langue : signature N° RG 25/01415 - N° Portalis DBVT-V-B7J-WLCL
Articles de loi cités
article L 742-5 du code de l
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour d'Appel
- Chambre
- ETRANGERS
- Date
- 10 août 2025
- Matière
- Droit des personnes
Référence
689ace3f59da8ae4eb0069a9
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel