Tribunal JudiciaireJCP
Tribunal Judiciaire · JCP — 3 juillet 2025
- ECLI
- 68cc4b7b9da36895046849e9
- Date
- 3 juillet 2025
- Condamnation
- 715 804 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE de [Localité 11] [Localité 4] ☎ :[XXXXXXXX01] N° RG 24/03564 - N° Portalis DBZS-W-B7I-YGLX N° de Minute : BX25/00785 JUGEMENT DU : 03 Juillet 2025 S.A. VILOGIA C/ [U] [X] [R] [M] REPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS JUGEMENT DU 03 Juillet 2025 DANS LE LITIGE ENTRE : DEMANDEUR(S) S.A. VILOGIA, dont le siège social est sis [Adresse 6] représentée par M. [G] [J], muni d'un mandat écrit ET : DÉFENDEUR(S) M. [U] [X], demeurant [Adresse 3] Mme [R] [M], demeurant [Adresse 3] non comparants COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DÉBATS À L'AUDIENCE PUBLIQUE DU 15 Mai 2025 Catherine CHRUSCIELEWSKI, Juge, assistée de Laure-Anne REMY, Cadre Greffier COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DU DÉLIBÉRÉ Par mise à disposition au Greffe le 03 Juillet 2025, date indiquée à l'issue des débats par Catherine CHRUSCIELEWSKI, Juge, assistée de Laure-Anne REMY, Cadre Greffier EXPOSE DU LITIGE Par acte du 26 juin 2023, S.A. VILOGIA a donné en location à Monsieur [U] [X] et Madame [R] [C] un immeuble à usage d'habitation situé à [Adresse 10]. Le 18 janvier 2024, S.A. VILOGIA a fait signifier à Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] un commandement de payer les loyers et charges impayés et de fournir l'attestation d'assurance visant la clause résolutoire. Par acte d'huissier de justice du 25 mars 2024, S.A. VILOGIA a fait assigner Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M], pour l'audience du dix neuf Décembre deux mil vingt quatre, devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Lille, auquel il demande de: - constater ou prononcer la résiliation du bail tant pour défaut de paiement des loyers et des charges que pour défaut d'assurance; - prononcer l'expulsion de Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] ; - les condamner solidairement au paiement : - de la somme de 1503,21 euros au titre des loyers et charges impayés avec intérêts au taux légal; - d'une indemnité d'occupation mensuelle égale au montant du dernier loyer et des charges, dont le montant pourra être réajusté au cas où les charges réelles dépasseraient le montant de la provision jusqu'à la libération effective des lieux ; - de la somme de 150 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile ; - condamner solidairement Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] aux entiers dépens - ordonner l'exécution provisoire. A l'audience, S.A. VILOGIA a confirmé sa demande en l'actualisant à la somme de 7158,04 euros au titre des loyers et charges selon décompte arrêté au 30 avril 2025. Assignés à sa personne pour Monsieur [U] [X] et à domicile pour Madame [R] [M], ceux-ci n'étaient ni présents ni représentés. La S.A. VILOGIA se désiste de sa demande au titre de l'assurance mais demande la résiliation pour défaut de paiement. Dans le cadre de la Réouverture des Débats, la S.A. VILOGIA indique que [C] est le nom d'épouse de Madame [M] (elle est divorcée). L'affaire a été mise en délibéré au 03 Juillet 2025. MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la recevabilité : Le bailleur justifie avoir saisi la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives, le 11 janvier 2024 puis avoir notifié au préfet du Nord, le 26 mars 2024 l'assignation visant à obtenir l'expulsion, conformément aux dispositions de l'article 24 II de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. Son action est donc recevable. Sur la demande de résiliation et d'expulsion et d'indemnités mensuelles d'occupation: Le contrat de bail comporte effectivement une clause résolutoire pour défaut de paiement du loyer et des charges. La dette n'a pas été réglée dans les deux mois de la signification du commandement. Les conditions d'acquisition de la clause résolutoire contenue dans le contrat de bail du logement étaient réunies à la date du 18 mars 2024. Il convient, en conséquence, de constater la résiliation du bail et d'ordonner l'expulsion de Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] suivant les modalités prévues au dispositif de la présente décision. L'occupation prolongée du logement après la résiliation du bail cause au propriétaire un préjudice qui justifie le paiement d'une indemnité d'occupation égale au montant du loyer courant et des charges. Sur la base du dernier loyer, cette indemnité d'occupation sera fixée à la somme de 591,14 euros, provision pour charges comprises, à compter de la résiliation du bail, et variera comme l'aurait fait le loyer ou la provision pour charges si le bail s'était poursuivi. Le montant des charges pourra être réajusté au cas où les charges réelles de l'année dépasseraient la provision. Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] seront donc in solidum condamnés à payer à S.A. VILOGIA, la somme de 591,14 euros au titre de l'indemnité mensuelle d'occupation à compter du 1er mai 2025 jusqu'à la libération effective et définitive des lieux. Sur les sommes dues : Il ressort du relevé de compte versé aux débats que le montant des loyers, indemnités d'occupation et charges impayés, s'élevait, au 30 avril 2025, à la somme de 6953,74 euros, déduction faite des divers frais éventuellement inclus dans le décompte. Le montant prélevé pour l'enquête sociale sera déduit en l'absence de mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception d'avoir à renvoyer l'enquête sociale. Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] seront donc solidairement condamnés à payer en deniers ou quittances valables à S.A. VILOGIA la somme de 6953,74 euros au titre de l'arriéré locatif arrêté au 30 avril 2025. Les intérêts sont dus au taux légal à compter du présent jugement. Sur les demandes accessoires : Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M], qui succombent, supporteront les entiers dépens. L'équité commande par contre de laisser à la charge du bailleur les frais irrépétibles non compris dans les dépens et la demande présentée au titre de l'article 700 du code de procédure civile sera donc rejetée. L'article 514 du code de procédure civile dispose désormais que : " les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement ". PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant après débats publics, par jugement Réputée contradictoire et en premier ressort ; Déclare l'action de S.A. VILOGIA recevable ; Donne acte à la S.A. VILOGIA de ce qu'elle se désiste de sa demande au titre de l'assurance ; Constate la résiliation du bail conclu le 26 juin 2023 entre S.A. VILOGIA et Monsieur [U] [X], Madame [R] [M] concernant l'immeuble situé à [Adresse 10], à la date du 18 mars 2024 ; Dit qu'à défaut pour Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] ainsi que pour tout occupant de leur chef, d'avoir libéré les lieux dans les deux mois du commandement de délaisser, il pourra être procédé à leur expulsion, si besoin avec l'assistance de la force publique ; Rappelle qu'en application de l'article L433-1 du code des procédures civiles d'exécution "les meubles se trouvant sur les lieux sont remis, aux frais de la personne expulsée, en un lieu que celle-ci désigne. A défaut, ils sont laissés sur place ou entreposés en un autre lieu approprié et décrit avec précision par l'huissier de justice chargé de l'exécution, avec sommation à la personne expulsée d'avoir à les retirer dans un délai fixé par voie réglementaire" ; Fixe à la somme de 591,14 euros l'indemnité d'occupation mensuelle ; Dit que la part correspondant aux charges pourra être réajustée au cas où les charges réelles de l'année dépasseraient la provision ; Condamne solidairement Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] à payer en deniers ou quittances valables à S.A. VILOGIA, la somme de 6953,74 euros au titre de l'arriéré locatif arrêté au 30 avril 2025, avec intérêts au taux légal à compter du présent jugement ; Condamne in solidum Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] à payer à S.A. VILOGIA, la somme de 591,14 euros par mois au titre de l'indemnité d'occupation à compter du 1er mai 2025 et jusqu'à libération effective et définitive des lieux ; Rappelle à Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] qu'ils peuvent saisir la commission de médiation, à condition de justifier du dépôt préalable de l'enregistrement d'une demande de logement social ou, à défaut, d'apporter la justification de l'absence de demande. Pour saisir la commission de médiation, il convient d'utiliser le formulaire CERFA N°15036*1 (téléchargeable sur le site internet des services de l'Etat dans le Nord "nord.gouv.fr") à retourner complété et accompagné de toutes les pièces justificatives requises à l'adresse suivante: DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'EMPLOI DU TRAVAIL ET DES SOLIDARITES [Adresse 8] [Adresse 2] [Adresse 7] [Adresse 9] [Localité 5] ; Dit qu'une copie de la présente décision sera adressée par les soins du greffe au représentant de l'Etat dans le département pour information ; Rejette la demande formée par le bailleur au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; Certifie le présent jugement en tant que Titre Exécutoire Européen en application des dispositions du Règlement (CE) 805/2004 et dit que le greffier dudit tribunal sera tenu, sur simple demande de la partie requérante de délivrer le Titre Exécutoire Européen ensemble avec l'original du présent jugement ; Condamne in solidum Monsieur [U] [X] et Madame [R] [M] aux dépens ; Rappelle que le présent jugement est de droit exécutoire à titre provisoire ; Rejette toute autre demande. Ainsi jugé et prononcé le 03 Juillet 2025 par mise à disposition au greffe. Le CADRE GREFFIER Le PRESIDENT
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- JCP
- Date
- 3 juillet 2025
Référence
68cc4b7b9da36895046849e9
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA