Cour d'AppelETRANGERS
Cour d'Appel · ETRANGERS — 1 octobre 2025
- ECLI
- 68df58975835300816d81578
- Date
- 1 octobre 2025
Droit des personnesDroits attachés à la personneDemande d'autorisation de prolongation des mesures de rétention prises à l'encontre des étrangers en situation irrégulière
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Texte intégral
COUR D'APPEL DE TOULOUSE Minute 25/1235 N° RG 25/01229 - N° Portalis DBVI-V-B7J-RGBN O R D O N N A N C E L'an DEUX MILLE VINGT CINQ et le 01 octobre à 14h30 Nous A.CAPDEVIELLE, vice-présidente placée, magistrat délégué par ordonnance de la première présidente en date du 7 juillet 2025 pour connaître des recours prévus par les articles L. 743-21 et L.342-12, R.743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Vu l'ordonnance rendue le 29 septembre 2025 à 16H16 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Toulouse ordonnant la prolongation du maintien au centre de rétention de : [E] [B] né le 13 Novembre 1996 à [Localité 2] (ALGERIE) de nationalité Française Vu l'appel formé le 30 septembre 2025 à 15 h 04 par courriel, par Me Nina CHEIN, avocat au barreau de TOULOUSE, A l'audience publique du 01 octobre 2025 à 10h00, assisté de C. KEMPENAR, adjointe administrative faisant fonction de greffier, avons entendu : [E] [B] assisté de Me Nina CHEIN, avocat au barreau de TOULOUSE qui a eu la parole en dernier ; avec le concours de [I] [S], interprète en langue arabe, qui a prêté serment, En l'absence du représentant du Ministère public, régulièrement avisé; En présence de [Z] [N] représentant la PREFECTURE DU [Localité 3] ; avons rendu l'ordonnance suivante : Exposé des faits Vu les dispositions de l'article 455 du code de procédure civile et les dispositions du CESEDA, Vu l'ordonnance du juge du siège du tribunal de Toulouse du 29 septembre 2025 à 16h16, ordonnant la prolongation du maintien au centre de rétention de Monsieur [E] [B] pour une durée de 15 jours, Vu l'appel interjeté par Monsieur [E] [B] par courrier de son conseil reçu au greffe de la cour le 30 septembre 2025 à 15h04, soutenu oralement à l'audience, auquel il convient de se référer en application de l'article 455 du code de procédure civile et aux termes duquel il sollicite l'infirmation de l'ordonnance et sa remise immédiate en liberté pour les motifs suivants : La menace à l'ordre public n'est pas démontrée. Absence de perspective d'éloignement. Entendu les explications fournies par l'appelant à l'audience du 1er octobre 2025 ; Vu l'absence du préfet du [Localité 3], non représenté à l'audience ; Vu l'absence du ministère public, avisé de la date d'audience, qui n'a pas formulé d'observation. SUR CE : Sur la recevabilité de l'appel En l'espèce, l'appel est recevable pour avoir été fait dans les termes et délais légaux. Sur le fond Aux termes de l'article L.742-5 CESEDA, à titre exceptionnel, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut à nouveau être saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l'article L. 742-4, lorsqu'une des situations suivantes apparait dans les quinze derniers jours : 1° L'étranger a fait obstruction à l'exécution d'office de la décision d'éloignement ; 2° L'étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d'éloignement : a) une demande de protection contre l'éloignement au titre du 5° de l'article L. 631-3 ; b) ou une demande d'asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ; 3° La décision d'éloignement n'a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé et qu'il est établi par l'autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai. Le juge peut également être saisi en cas d'urgence absolue ou de menace pour l'ordre public. L'étranger est maintenu en rétention jusqu'à ce que le juge ait statué. Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l'expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d'une durée maximale de quinze jours. En l'espèce, il ressort des éléments du dossier que l'intéressé a été condamné : Par la cour d'appel d'Aix en Provence le 20 janvier 2023 pour vol par effraction et tentative de vol par effraction à deux ans d'emprisonnement avec maintien en détention outre une interdiction du territoire français de 10 ans. A été condamné par le tribunal correctionnel d'Avignon le 2 décembre 2024 pour tentative de vol par effraction en récidive, port d'arme de catégorie [1], maintien irrégulier sur le territoire à un an d'emprisonnement avec maintien en détention, 5 ans d'interdiction de détenir ou de porter une arme et 10 ans d'interdiction du territoire. La réitération de la commission des infractions récente outre les faits de récidive, la nature et le quantum des peines prononcées (deux peines d'interdiction du territoire de 10 ans, interdiction de porter une arme) démontrent la menace actuelle à l'ordre public que constitue le comportement de l'intéressé. Sur les perspectives éloignements S'agissant des perspectives d'éloignement, effectivement aujourd'hui cet éloignement n'est pas possible. En revanche cela ne signifie pas qu'il est définitivement impossible ou inenvisageable dans un avenir proche. La préfecture attend une réponse à sa demande de laissez-passer formulée auprès du consulat d'Algérie, réponse qui conditionne l'exécution de la mesure. Aucune information ne permet d'affirmer avec certitude que les autorités consulaires vont répondre défavorablement et que l'éloignement de Monsieur [E] [B] ne pourra pas avoir lieu avant que soit épuisé l'ensemble de la durée légale maximale de la rétention administrative d'autant que le conflit diplomatique peut connaître une amélioration à bref délai. En conséquence, l'ordonnance déférée sera confirmée en toutes ses dispositions. PAR CES MOTIFS Statuant par ordonnance mise à disposition au greffe après avis aux parties, Déclarons recevable l'appel interjeté par Monsieur [E] [B] à l'encontre de l'ordonnance du juge du siège du tribunal de Toulouse du 29 septembre 2025, Confirmons ladite ordonnance en toutes ses dispositions, Disons que la présente ordonnance sera notifiée à la PREFECTURE DU [Localité 3], service des étrangers, à [E] [B], ainsi qu'à son conseil et communiquée au Ministère Public. LE GREFFIER LE MAGISTRAT DELEGUE C.KEMPENAR A.CAPDEVIELLE
Articles de loi cités
article L.742-5 CESEDAarticle 455 du code de procédure civile et les diarticle 455 du code de procédure civile et aux te
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour d'Appel
- Chambre
- ETRANGERS
- Date
- 1 octobre 2025
- Matière
- Droit des personnes
Référence
68df58975835300816d81578
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel