Tribunal JudiciaireJAF CAB 3
Tribunal Judiciaire · JAF CAB 3 — 7 octobre 2025
- ECLI
- 68e88b333ea43407b9fb9fdd
- Date
- 7 octobre 2025
- Condamnation
- 20 000 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Notification le : + 1CE à la [9] 1CCC au dossier 1CE aux conseils 1CCC aux parties + notice [12] (LRAR) R E P U B L I Q U E F R A N C A I S E Au Nom du Peuple Français TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER (Chambre de la Famille) Jugement de divorce du Juge aux Affaires Familiales rendu en audience publique le sept Octobre deux mil vingt cinq [13] Le 07 Octobre 2025 MINUTE N° 25/ N° RG 23/02190 - N° Portalis DBZ3-W-B7H-75NVN AFFAIRE : [U] [Y] épouse [W] C/ [P] [W] NB / JD DEMANDERESSE [U] [Y] épouse [W] née le [Date naissance 1] 1977 à [Localité 10] (MAROC), demeurant [Adresse 8] représentée par Me Nina PENEL, avocat au barreau de BOULOGNE-SUR-MER DÉFENDEUR [P] [W] né le [Date naissance 3] 1972 à [Localité 7], demeurant [Adresse 5] représenté par Me Isabelle TRUNECEK, avocat au barreau de BOULOGNE-SUR-MER COMPOSITION DU TRIBUNAL : Nolwenn BALEINE, Juge aux Affaires Familiales, assistée de Jennifer DUMONT, Greffier. DÉLIBÉRÉ L’affaire a été fixée à l’audience de dépôt du 11 Juillet 2025. A l’issue, les conseils ont été avisés que le jugement serait rendu le 07 Octobre 2025. [Motifs de la décision occultés] [Motifs de la décision occultés] PAR CES MOTIFS Le juge aux affaires familiales, après débats en chambre du conseil, Statuant par jugement contradictoire susceptible d’appel et rendu publiquement, par mise à disposition au greffe, Vu l’assignation en divorce du 2 mai 2023, Vu l’ordonnance sur mesures provisoires du 14 novembre 2023, Vu l’arrêt de la cour d’appel de [Localité 11] du 20 juin 2024, Déclare le juge français compétent et la loi française applicable ; Prononce, par application de l’article 242 du Code civil aux torts exclusifs de l’épouse, le divorce de : Mme [U] [Y] née le [Date naissance 4] 1977 à [Localité 10] (Maroc), et M. [P] [W], né le [Date naissance 3] 1972 à [Localité 6], mariés le [Date mariage 2] 2002 à [Localité 10] (Maroc) ; Ordonne la mention du divorce en marge de l’acte de mariage ainsi qu’en marge de l’acte de naissance de chacun des époux, conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile, ainsi que sur les registres du Service central de l’état civil du Ministère des affaires étrangères à [Localité 14] ; Dit qu’à la suite du divorce, chacun des époux perd l'usage du nom de son conjoint ; Constate la révocation des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, sauf volonté contraire de l’époux qui les a consentis ; Dit qu’en ce qui concerne leurs biens le présent jugement prend effet dans les rapports entre époux à compter du 02 mai 2023 ; Renvoie les parties à procéder amiablement à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ; Déboute M. [P] [W] de sa demande de dommages et intérêts ; Déboute Mme [U] [Y] de sa demande de prestation compensatoire ; Condamne M. [P] [W] à verser à [S] la somme de 200 euros par mois au titre de sa contribution à l’entretien et l’éducation ; Dit que cette contribution sera directement versée entre les mains de l’enfant majeur [S] ; Condamne Mme [U] [Y] à verser à M. [P] [W] la somme de 150 euros par mois et par enfant au titre de sa contribution à l’entretien et l’éducation des enfants [S] et [N] ; Dit que cette contribution est due à compter du présent jugement, au prorata du mois ayant commencé à courir ; Indexe cette contribution sur les variations de l’indice mensuel des prix à la consommation – base 2015 – ensemble des ménages – France – ensemble hors tabac, publié par l’INSEE selon la formule suivante : pension revalorisée = montant initial X nouvel indice indice de base dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la présente décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ; Dit qu’il appartient à Mme [U] [Y] de calculer et d’appliquer l’indexation le 1er janvier de chaque année et pour la première fois le 1er janvier 2026 ; il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr, à la rubrique « Réviser une pension » ; Rappelle qu'en application de l'article 373-2-2, II, du Code Civil le versement de cette contribution se fera automatiquement par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales ; Rappelle que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ; Précise que la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant est due au-delà de la majorité de l'enfant sur justification par le parent qui en assume la charge que l'enfant ne peut normalement subvenir lui -même à ses besoins, notamment en raison de la poursuite de ses études, de recherches d'emploi sérieuses ou de problèmes de santé le rendant inapte à toute activité quelconque ou réduisant ses chances de trouver ou conserver un emploi ; Dit que cette justification devra intervenir si l'enfant poursuit ses études au plus tard le 30 novembre de l'année scolaire en cours et que si l'enfant ne poursuit pas ses études, cette justification devra intervenir au plus tard à la fin de chaque trimestre annuel soit le 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre de chaque année ; Dit qu'à défaut, le débiteur de la contribution alimentaire sera fondé à en suspendre le paiement pour l'avenir après une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception restée sans réponse pendant un mois ; Dit qu'elle cessera d'être due si l'enfant, qui ne poursuit pas d'études, vient à subvenir lui-même à ses besoins en disposant de ressources de toutes natures au moins égales à la moitié du SMIC mensuel ou si l'enfant est personnellement bénéficiaire du RSA ; Rappelle au débiteur de la mensualité que s’il demeure plus de deux mois sans s’acquitter intégralement du montant de la pension alimentaire, il s’expose aux sanctions prévues par l’article 227-3 du code pénal et qu’il a l’obligation de communiquer les informations financières permettant la mise en œuvre de l’intermédiation financière et de notifier son changement de domicile au créancier dans le délai d’un mois de ce changement sauf à encourir les peines prévues par l’article 227-4 du même code ; Déboute M. [P] [W] de sa demande d’indemnité procédurale ; Condamne Mme [U] [Y] aux entiers dépens de la présente instance ; Rappelle qu’en application de l’article 1074-1 du Code de procédure civile, les mesures portant sur l’exercice de l’autorité parentale et la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant bénéficient de l’exécution provisoire, et qu’elles doivent donc être appliquées par les parties, même s’il en est fait appel par l’une d’elles ; Dit qu'en application de l'article 1074-3 du Code de procédure civile la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Le Greffier Le Juge aux affaires familiales
Articles de loi cités
article 1074-1 du Code de procédure civilearticle 227-3 du code pénal et quarticle 242 du Code civil aux torts exclusifs dearticle 1082 du code de procédure civilearticle 1074-3 du Code de procédure civile la présen
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- JAF CAB 3
- Date
- 7 octobre 2025
Référence
68e88b333ea43407b9fb9fdd
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA