Tribunal JudiciaireJ.L.D.
Tribunal Judiciaire · J.L.D. — 8 octobre 2025
- ECLI
- 68e97b333ea43407b912fbf6
- Date
- 8 octobre 2025
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Tribunal judiciaire de [Localité 6] -------------- [Adresse 1] [Adresse 5] [Localité 2] -------------- Tél . 03.88.75.27.40 PROCÉDURE DE CONTRÔLE SYSTÉMATIQUE DES MESURES DE SOINS PSYCHIATRIQUES Juge des Libertés et de la Détention ORDONNANCE RG JLD n°N° RG 25/01461 - N° Portalis DB2E-W-B7J-N4KJ Le 08 Octobre 2025 Nous, Judith HAZIZA, vice-présidente chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de STRASBOURG, assistée de Isabelle SARBACH, Greffier, Statuant en premier ressort en qualité de magistrat du siège, après débats en audience publique ; Vu les dispositions des articles L.3211-12, L.3211-12-1, L.3211-12-2, R.3211-12, R.3211-29 et R.3211-32 du Code de la Santé Publique et le dossier de la procédure ; Vu la requête en date du 24 Septembre 2025 de MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 3] concernant M. [O] [M] né le 23 Mars 1975 à [Localité 7] étant SDF actuellement en hospitalisation complète à l’EPSAN de [Localité 3] ; Vu l’ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg en date du 09 avril 2025; Vu le certificat médical mensuel en date du 27 août 2025 ; Vu la décision maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète prise par MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 3] en date du 27 août 2025 ; Vu le certificat médical mensuel en date du 24 septembre 2025 ; Vu la décision maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète prise par MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 3] en date du 24 septembre 2025 ; Vu l’avis motivé à l’appui de la requête ; Vu l’avis du procureur de la République aux termes duquel le Ministère public s’en rapporte à l’appréciation du tribunal ; M. [O] [M] régulièrement convoqué, absent, représenté par Me Jean-Edouard ANTZ, avocat de permanence ; MOTIFS M. [O] [M] a été admis au titre des soins sans consentement le 2 mai 2019 à l’EPSAN, sur décision du directeur de l’établissement intervenue à la demande de la tutrice du patient. Par avis du 31 mars 2025, le collège de l’établissement a préconisé la poursuite des soins sous la forme de l’hospitalisation complète. Par ordonnance en date du 9 avril 2025, le magistrat du siège a autorisé la poursuite des soins sous la forme de l’hospitalisation complète pour une durée de six mois. Depuis, la mesure a été reconduite, sans discontinuer, sur décisions de la directrice de l’EPSAN intervenues mensuellement sur la base de certificats médicaux circonstanciés. Bien que déclaré médicalement apte à être entendu, M. [M] n’a pas souhaité comparaître à l’audience. Son Conseil, qui n’a pu s’entretenir par téléphone avec le patient, ne formule aucune observation. I- Sur la régularité de la procédure Aux termes de l'article L. 3216-1 du code de la santé publique, le juge des libertés et de la détention connaît des contestations relatives à la régularité des décisions administratives prises en matière de soins psychiatriques sans consentement dans le cadre des instances introduites en application des articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1. Dans ce cas, l'irrégularité affectant une décision administrative n'entraîne la mainlevée de la mesure que s'il en est résulté une atteinte aux droits de la personne qui en faisait l'objet. En l'espèce, il résulte des éléments précités que la procédure d’hospitalisation sous contrainte s’est poursuivie conformément à la loi. II- Sur le bien-fondé de la mesure Selon l'article L. 3212-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être hospitalisée sans son consentement sur la décision du directeur d'un établissement psychiatrique que si : 1° ses troubles rendent impossible son consentement ; 2° son état impose des soins immédiats assortis soit d'une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d'une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous une autre forme. En application de l’article L3211-3 du code de la santé publique le juge des libertés et de la détention doit veiller à ce que les restrictions à l’exercice des libertés individuelles du patient soient adaptées, nécessaires et proportionnées à son état mental et à la mise en oeuvre du traitement requis. En toutes circonstances, la dignité de la personne doit être respectée et sa réinsertion recherchée. En l’espèce, il résulte des derniers certificats médicaux mensuels et de l’avis motivé du Dr [J] que M. [M] est un patient souffrant de psychose chronique, hospitalisé au long cours à l’EPSAN. Il présente une symptomatologie psychotique résistante au traitement avec prédominance de symptômes dissociatifs, troubles du cours de la pensée et désorganisation du comportement et du discours. Il présente en outre un état déficitaire et reste ambivalent par rapport à la prise de son traitement. Au regard de ces éléments, il y a lieu, conformément aux préconisations du corps médical, de maintenir l’hospitalisation complète de M. [M], dès lors que cette mesure constitue une réponse médicale nécessaire et proportionnée à l’état du patient. PAR CES MOTIFS Statuant en audience publique, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort, AUTORISONS le maintien de l’hospitalisation complète de M. [O] [M] né le 23 Mars 1975 à [Localité 7] ; DISONS que les dépens seront laissés à la charge du Trésor Public; RAPPELONS que cette décision est susceptible d’appel devant le Premier Président de la Cour d’appel dans un délai de 10 jours à compter de la présente notification, par déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de [Localité 4] (article R.3211-18 et suivants du Code de la santé publique). Le délai d’appel et l’appel ne sont pas suspensifs, à l’exception de l’appel formé par le ministère public qui peut être déclaré suspensif par le premier président de la cour d’appel ou son délégué conformément aux dispositions de l’article R.3211-20 du Code de la santé publique. Le Greffier La Présidente Copie transmise par mail le 08 Octobre 2025 à : - M. [O] [M], par remise de copie contre récépissé par l’intermédiaire de l’établissement hospitalier, - Ministère Public, - MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 3] - Me Jean-edouard ANTZ, Conseil de [O] [M] - SMJPM EPSAN [Localité 3] (responsable d’une mesure de protection) Courrier d’information transmis par LS au tiers demandeur Le Greffier
Articles de loi cités
article L. 3216-1 du code de la santé publiquearticle L3211-3 du code de la santé publique le jugearticle L. 3212-1 du code de la santé publique
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- J.L.D.
- Date
- 8 octobre 2025
Référence
68e97b333ea43407b912fbf6
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA