Tribunal JudiciaireJUGE CX PROTECTION (JCP)
Tribunal Judiciaire · JUGE CX PROTECTION (JCP) — 4 juillet 2025
- ECLI
- 68f1667188dcb0e97e9245b9
- Date
- 4 juillet 2025
- Condamnation
- 441 000 €
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Texte intégral
5AA Minute N° N° RG 25/00033 - N° Portalis DB3J-W-B7J-GSVT TRIBUNAL JUDICIAIRE DE POITIERS JUGEMENT RENDU AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS EN DATE DU 04 JUILLET 2025 PRESIDENT Monsieur POUL Jocelyn, Vice-Président, Juge des Contentieux de la Protection au Tribunal Judiciaire de POITIERS GREFFIER Madame [I] [F] DEMANDEURS Monsieur [X] [G] né le 13 Décembre 1983 à [Localité 7], et Madame [S] [G] NEE [E] née le 11 Décembre 1986 à [Localité 8], demeurant tous deux [Adresse 3] Comparants en personne DEFENDEUR Monsieur [N] [W] [M] né le 10 Septembre 1972 à [Localité 4] (CAMEROUN), demeurant [Adresse 2] Non comparant, non représenté DÉBATS AUDIENCE PUBLIQUE DU 28 MARS 2025 JUGEMENT RENDU PAR MISE A DISPOSITION AU GREFFE LE 23 MAI 2025, DATE PROROGEE AU 04 JUILLET 2025 Copie exécutoire délivrée le à RAPPEL DES FAITS Par contrat du 2 février 2024, Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] ont donné à bail à Monsieur [N] [W] [M] une maison à usage d'habitation située [Adresse 1] à [Localité 6], pour un loyer mensuel de 490 €. Par acte extrajudiciaire du 29 août 2024, Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] ont fait signifier un commandement de payer les loyers et de justifier d'une assurance contre les risques locatifs, visant la clause résolutoire. Par exploit de commissaire de justice en date du 17 janvier 2025, ils ont saisi le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de POITIERS pour faire constater l'acquisition de la clause résolutoire en raison de l'impayé locatif, être autorisés à faire procéder à l'expulsion de Monsieur [N] [W] [M], et obtenir sa condamnation au paiement de l'arriéré locatif s'élevant à 3430 € avec intérêts au taux légal, d'une indemnité mensuelle d'occupation égale 490 €, de 500 € en application de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens. A l'audience du 28 mars 2025, Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G], comparants, maintiennent leurs demandes, en actualisant le montant de la dette à 4410 €, mais en abandonnant celle fondée sur l'article 700 du code de procédure civile. Monsieur [N] [W] [M], cité à personne, n'est pas comparant. L'affaire est mise en délibéré au 23 mai 2025, date prorogée au 04 juillet 2025 en raison de la charge de travail du greffier du service. MOTIFS DE LA DECISION I. SUR LA RECEVABILITE DE LA DEMANDE DE RESILIATION ET D'EXPULSION Une copie de l'assignation a été notifiée à la préfecture de [Localité 5] par voie électronique le 17 janvier 2025, soit plus de six semaines avant l'audience, conformément aux dispositions de l'article 24 de la loi du 06 juillet 1989. L'action est donc recevable. II. SUR L'ACQUISITION DE LA CLAUSE RESOLUTOIRE ET LES DEMANDES DE DELAIS L'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 dans sa version en vigueur depuis le 29 juillet 2023, dispose que tout contrat d'habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux. En l'espèce, un commandement de payer visant cette clause a été signifié le 29 août 2024 pour la somme en principal de 980 €. Ce commandement est demeuré infructueux pendant plus de six semaines, de sorte qu'il y a lieu de constater que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 11 octobre 2024. Monsieur [N] [W] [M] sera condamné à partir de cette date au paiement d'une indemnité mensuelle d'occupation, d'un montant égal à celui du loyer, soit 490 €, jusqu'à la libération des lieux. En outre, celui-ci se verra ordonner de les libérer. III. SUR LE MONTANT DE L'ARRIERE LOCATIF Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] produisent le contrat de bail ainsi qu'un décompte selon lequel Monsieur [N] [W] [M] restait devoir la somme de 4410 € à la date du 27 mars 2025. Le défendeur n'apportant aucun élément démontrant qu'il se serait acquitté de cette dette, il sera condamné au paiement de cette somme de 4410 €. IV. SUR LES DEMANDES ACCESSOIRES Monsieur [N] [W] [M], partie perdante, supportera la charge des dépens. PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et rendu en premier ressort, CONSTATE que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 2 février 2024 entre Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] d'une part, Monsieur [N] [W] [M] d'autre part, concernant la maison à usage d'habitation située [Adresse 1] à [Localité 6], sont réunies à la date du 11 octobre 2024 ; EN CONSEQUENCE, ORDONNE Monsieur [N] [W] [M] de libérer le logement ; DIT qu'à défaut pour Monsieur [N] [W] [M] de volontairement libérer les lieux et restituer les clés, Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] pourront, deux mois après la signification d'un commandement de quitter les lieux, faire procéder à son expulsion ainsi qu'à celle de tous occupants de son chef, y compris le cas échéant avec le concours d'un serrurier et de la force publique ; CONDAMNE Monsieur [N] [W] [M] à verser à Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] la somme de 4410 € (décompte arrêté au 27 mars 2025) avec intérêts au taux légal à compter du présent jugement ; CONDAMNE Monsieur [N] [W] [M] à payer à Monsieur [X] [G] et Madame [S] [E] épouse [G] une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer (490 €), à compter du 1er avril 2025 et jusqu'à la date de la libération effective et définitive des lieux ; CONDAMNE Monsieur [N] [W] [M] aux dépens, en ce compris notamment le coût du commandement de payer les loyers ; DIT que le jugement sera transmis, par les soins du greffe, au préfet du département, en vue de la prise en compte de la demande de relogement de l'occupant dans le cadre du plan départemental d'action pour le logement des personnes défavorisées prévu par la loi du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement ; RAPPELLE que le présent jugement est exécutoire à titre provisoire, frais et dépens compris. Ainsi dit et jugé les jour, mois et an susdits. LE GREFFIER LE JUGE
Articles de loi cités
article 700 du code de procédure civile.article 700 du code de procédure civile et aux dé
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- JUGE CX PROTECTION (JCP)
- Date
- 4 juillet 2025
Référence
68f1667188dcb0e97e9245b9
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA