Tribunal JudiciairePPP PÔLE CIRCUIT COURT
Tribunal Judiciaire · PPP PÔLE CIRCUIT COURT — 9 janvier 2026
- ECLI
- 69741fcacdc6046d477ff8eb
- Date
- 9 janvier 2026
- Condamnation
- 346 882 €
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
DOSSIER N° RG 25/02308 - N° Portalis DB2H-W-B7J-222O Jugement du : 09/01/2026 MINUTE N° PPP PÔLE CIRCUIT COURT Copie exécutoire délivrée le : à : Maître Cédric GREFFET Expédition délivrée le : à : Monsieur [G] [U] Madame [B] [L] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON PÔLE DE LA PROXIMITE ET DE LA PROTECTION JUGEMENT A l’audience publique du tribunal judiciaire tenue le Vendredi neuf Janvier deux mil vingt six COMPOSITION DU TRIBUNAL : JUGE : AZOULAY Avner GREFFIER : CHALANCON Capucine ENTRE : DEMANDERESSE Société SA SOLLAR SA D’HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE, dont le siège social est sis 28 rue Garibaldi - BP 6064 - 69006 LYON représentée par Maître Cédric GREFFET de la SELAS LEGA-CITE, avocats au barreau de LYON, vestiaire : 502 d’une part, DEFENDEURS Monsieur [G] [U], demeurant 28 rue Bony - 69004 LYON comparant en personne Madame [B] [L], demeurant 28 rue Bony - 69004 LYON comparante en personne Cités à étude par acte de commissaire de justice en date du 18 Février 2025. d’autre part Date de la première audience : 03/10/2025 Date de la mise en délibéré : 09/01/2026 Tribunal Judiciaire de Lyon Pôle de la proximité et de la protection 67 rue Servient 69433 Lyon cedex 3 EXPOSE DU LITIGE Suivant acte sous seing privé du 29/03/2023 avec prise d'effet au 07/04/2023, la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE, ci après le bailleur, a donné à bail à Monsieur [G] [U] etMadame [B] [L], pour une durée de 3 mois, un local à usage d'habitation ainsi qu'une cave et une place de parking sis 28 rue de Bony, 69004 LYON moyennant un loyer mensuel initial de 569,21 euros, outre provision sur charges. Suivant acte sous seing privé du 30/05/2023, la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE, ci après le bailleur, a donné à bail à Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L], une place de stationnement numéro 0310010012 sis 28 rue de Bony, 69004 LYON moyennant un loyer mensuel initial de 53,08 euros, outre provision sur charges. Par acte de commissaire de justice du 21/02/2024 visant la clause résolutoire insérée dans le bail, le bailleur a fait délivrer à Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] un commandement de payer la somme de 3468,82 euros. *** Par acte de commissaire de justice du 18/02/2025, le bailleur a fait assigner Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] afin de voir : constater ou à défaut prononcer la résiliation des baux liant les parties et ordonner l'expulsion de Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L],condamner solidairement Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] à lui payer :la somme de 2986,51 euros selon état de créance arrêté au 18/02/2025, avec actualisation le jour des débats,une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant du loyer et des charges jusqu’à libération effective des locaux,la somme de 400 euros sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile,ordonner l'exécution provisoire de la décision,condamner solidairement Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L]aux dépens. Lors des débats, le bailleur, représenté par son conseil, actualise sa demande en paiement à un montant de 3245,40 euros pour loyers, charges et indemnités d'occupation selon état de créance arrêté au 29/09/2025 et maintient ses autres demandes. Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] s'opposent à la résiliation du bail et offre de s'acquitter de sa dette par mensualités de 100 euros. L'affaire est mise en délibéré à ce jour. * * * SUR QUOI, LE JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION, - Sur la dette locative Selon l'article 7 de la loi du 06 juillet 1989, le locataire est obligé de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus. En application de ces dispositions légales et en l’absence de contestation de Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L], le bailleur est fondé en sa demande en paiement solidaire de la somme de 3245,40 euros correspondant aux loyers et charges impayés jusqu’au mois de août 2025 inclus selon état de créance en date du 29/09/2025. - Sur la résiliation du bail En application de l'article 24 de la loi du 06 juillet 1989 dans sa version applicable au cas d'espèce, le bail ayant été conclu avant l'entrée en vigueur de la loi 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite dite loi Kasbarian, toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux. Ce délai de deux mois est justement repris dans le commandement de payer les loyers et les charges qui a été notifié par le bailleur au locataire. Le bailleur a régulièrement suivi la procédure imposée par l’article 24 précité et a , dans les délais impartis par la loi, notifié sa demande au Représentant de l'Etat et signalé à l'organisme payeur des aides au logement la situation d'impayés dans les conditions réglementaires. En exécution de la clause résolutoire insérée dans le contrat de location, le bailleur est, en conséquence, en droit de se prévaloir de la résiliation des baux à la date du 22/04/2024 après avoir fait délivrer au locataire le commandement susmentionné demeuré infructueux. - Sur les délais de paiement Selon l'article 24V de la loi du 6 juillet 1989 modifié par la loi Kasbarian du 27 juillet 2023, le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d'office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu'il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l'article 1343-5 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative. Le quatrième alinéa de l'article 1343-5 du code civil s'applique lorsque la décision du juge est prise sur le fondement du présent alinéa. Il ressort des débats à l'audience que la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE est d'accord pour accorder à Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] en situation de régler sa dette locative dans le délai légal, des délais de paiement. Il convient en conséquence de lui accorder des délais de paiement comme il sera dit au dispositif de la présente décision. Par application de l'article 24VII de la loi du 6 juillet 1989, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou le locataire et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévue au V et VI et présent article. En l'espèce il convient de suspendre les effets de la clause résolutoire pendant le cours des délais. En revanche, en cas d’inobservation des délais de paiement ou de défaut de règlement du loyer courant, le bailleur pourra se prévaloir de la résiliation du bail et le locataire sera redevable d'une indemnité d'occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été exigibles en cas de continuation de la location. - Sur les autres demandes Il convient de faire droit à la demande formée en application de l'article 700 du Code de procédure civile à hauteur de 300 euros. Aucune circonstance particulière de l'affaire n'impose d'écarter l'exécution provisoire de droit en application de l'article 514 du Code de procédure civile. Conformément aux dispositions de l'article 696 du Code de procédure civile, Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] doivent supporter solidairement les dépens qui comprendront le coût du commandement de payer. * * * PAR CES MOTIFS, Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement par jugement contradictoire, en premier ressort et mis à disposition au greffe, CONDAMNE solidairement Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] à payer à la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE la somme de 3245,40 euros correspondant au montant des loyers et charges dus jusqu'au mois de août 2025 inclus selon état de créance du 29/09/2025, CONSTATE qu'est encourue la résiliation des baux consentis par la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE à Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] sur les locaux à usage d'habitation ainsi sur la cave et sur les deux places de parking sis 28 rue de Bony, 69004 LYON par application de la clause de résiliation de plein droit, AUTORISE Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] à s'acquitter de leur dette locative par mensualités de 100 euros, la première mensualité étant exigible au plus tard le 15 du mois suivant celui de la signification du jugement, les échéances ultérieures au plus tard le 15 de chaque mois suivant et la 33ème correspondant au solde de la dette, DIT que pendant les délais ainsi accordés les effets de la clause de résiliation de plein droit sont suspendus ; que, si Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] règlent leur dette conformément aux délais accordés et s'acquittent du loyer courant pendant le cours de ces délais, la clause de résiliation de plein droit sera réputée ne pas avoir joué et le bail se poursuivra, En revanche, si Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] ne règlent pas leur dette conformément aux délais accordés ou ne paient pas le loyer courant pendant le cours de ces délais, Dit que la clause résolutoire reprendra son plein effet et que le bail sera résilié à compter du 22/04/2024 huit jours après l'envoi d'une lettre recommandée de mise en demeure restée infructueuse,Ordonne la libération des lieux et, à défaut, l'expulsion de Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] tant de leur personne que de leurs biens, ainsi que celle de tous occupants de leur chef, au besoin avec l’assistance de la force publique, deux mois après signification d’un commandement de quitter les lieux,Condamne solidairement Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] à payer à la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE, à compter de la date de résiliation jusqu’à libération effective des lieux, une indemnité d'occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de cessation du bail, DIT en outre qu’en cas de défaut de règlement d’une mensualité huit jours après une mise en demeure restée infructueuse, le bailleur pourra réclamer l’intégralité de la dette locative restant due, CONDAMNE solidairement Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] à payer à la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE la somme de 300 euros en vertu de l'article 700 du Code de procédure civile, RAPPELLE que la présente décision est exécutoire de plein droit ; REJETTE le surplus des demandes de la Société SA SOLLAR SA D'HLM LE LOGEMENT ALPES RHONE, CONDAMNE in solidum Monsieur [G] [U] et Madame [B] [L] aux dépens qui comprendront le coût du commandement de payer du 21/02/2024, Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition les jour, mois et an susdits par le Président et le Greffier susnommés. Le Greffier Le Président
Articles de loi cités
article 696 du Code de procédure civilearticle 700 du Code de procédure civilearticle 1343-5 du code civilarticle 1343-5 du code civil sarticle 700 du Code de procédure civile à hauteurarticle 514 du Code de procédure civile.
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- PPP PÔLE CIRCUIT COURT
- Date
- 9 janvier 2026
Référence
69741fcacdc6046d477ff8eb
Données disponibles
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