Cour d'AppelPôle 1 - Chambre 11
Cour d'Appel · Pôle 1 - Chambre 11 — 5 avril 2026
- ECLI
- 69d49221cdc6046d475e60a1
- Date
- 5 avril 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE PARIS Pôle 1 - Chambre 11 L. 743-22 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ORDONNANCE DU 05 avril 2026 RECOURS SUSPENSIF (1 pages) Numéro d'inscription au numéro général et de décision : B N° RG 26/01865 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNACJ Décision déférée : ordonnance rendue le 04 avril 2026, à 20h18, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris Nous, Laurent Ben-Kemoun, président de chambre, à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assisté de Marie Bounaix, greffière au prononcé de l'ordonnance, APPELANT LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS INTIMÉ : M. [A] [K] né le 21 Novembre 1985 à [Localité 1], de nationalité algérienne ayant pour conseil en première instance, Me Sara Kamoun, avocat au barreau de Paris ORDONNANCE : contradictoire - Vu l'ordonnance du 04 avril 2026, à 20h18, du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris rejetant les exceptions de nullité soulevées, déclarant recevable la requête en contestation de la légalité du placement en rétention, ordonnant la jonction des deux procédures, rejetant la demande de prolongation du maitien en détention de M. [A] [K], ordonnant en conséquence la mise en liberté de l'intéressé, et rappelant à l'intéressé qu'il a l'obligation de quitter le territoire national ; - Vu la notification de l'ordonnance au procureur de la République près le du tribunal judiciaire de Paris, le 04 Avril 2026 , à 20h18 ; - Vu l'appel de ladite ordonnance interjeté le 04 Avril 2026, à 21h56, par ledit procureur avec demande d'effet suspensif ; - Vu les notifications du recours suspensif du 04 avril 2026, faites par le parquet : - à Monsieur [A] [K] à 23h00, - à Me Sara Kamoun, avocat au barreau de Paris, à 21h56, - et au préfet de police, à 21h56 ; - Vu les observations écrites du conseil de Monsieur [A] [K] du 04 avril 2026, à 23h06, tendant à voir rejeter le recours suspensif ; SUR QUOI, M. [A] [K] a été placé en rétention administrative par arrêté du 31 mars 2026. Par ordonnance en date du 4 avril 2026 à 20 h 18, le magistrat du siège en charge du contrôle des mesures restrictives et privatives de liberté de [Localité 2] a rejeté la requête de l'administration et assigné l'intéressé à résidence. La décision a été notifiée au procureur de la République qui a interjeté appel le même jour à 21 h 56, et sollicité l'effet suspensif du fait de garanties de représentation insuffisantes, dans le délai de 24 h prévu par l'article R.743-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur ce, En application de l'article L.743-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'appel n'est pas suspensif. Toutefois, le ministère public peut demander au premier président de la cour d'appel ou à son délégué de déclarer son recours suspensif lorsqu'il lui apparaît que l'intéressé ne dispose pas de garanties de représentation effectives ou en cas de menace grave pour l'ordre public. Dans ce cas, l'appel, accompagné de la demande qui se réfère à l'absence de garanties de représentation effectives ou à la menace grave pour l'ordre public, est formé dans un délai de dix heures à compter de la notification de l'ordonnance au procureur de la République et transmis au premier président de la cour d'appel ou à son délégué. Celui-ci décide, sans délai, s'il y a lieu de donner à cet appel un effet suspensif, en fonction des garanties de représentation dont dispose l'étranger ou de la menace grave pour l'ordre public, par une ordonnance motivée rendue contradictoirement et qui n'est pas susceptible de recours. L'intéressé est maintenu à la disposition de la justice jusqu'à ce que cette ordonnance soit rendue et, si elle donne un effet suspensif à l'appel du ministère public, jusqu'à ce qu'il soit statué sur le fond. ». En l'espèce, l'intéressé, hébergé de longue date chez sa soeur qui en atteste, présente des garanties de représentation. Par ailleurs, ses condamnations pénales très anciennes ne suffisent pas à caractériser une menace à l'ordre public, pas davantage que les circonstances de son interpellation, à savoir un banal contrôle d'identité sur la voie publique. Dans ces conditions, la demande d'effet suspensif sera rejetée. PAR CES MOTIFS REJETONS la demande du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Paris, tendant à voir déclarer son appel suspensif, INFORMONS Monsieur [A] [K], de ce qu'il sera statué au fond, à l'audience du lundi 06 avril 2026, à 11h00, DISONS que la présente ordonnance vaut convocation à ladite audience, ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance. Fait à [Localité 2], le 05 avril 2026 LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT, LA PRÉSENTE DÉCISION N'EST PAS SUSCEPTIBLE DE RECOURS.
Articles de loi cités
article L.743-22 du code de l
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour d'Appel
- Chambre
- Pôle 1 - Chambre 11
- Date
- 5 avril 2026
Référence
69d49221cdc6046d475e60a1
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA