Tribunal Judiciaire · Surendettement — 7 avril 2026
- ECLI
- 69d56689cdc6046d4771a192
- Date
- 7 avril 2026
- Condamnation
- 772 312 €
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version préliminaireFaits
EXPOSÉ DU LITIGE M. [N] [U] a saisi la commission de surendettement de particuliers du Val d’Oise afin de bénéficier de la procédure de surendettement des particuliers le 9 janvier 2025 pour la seconde fois. La commission de surendettement a déclaré sa demande recevable le 6 janvier 2025 puis, considérant que le débiteur se trouvait dans une situation irrémédiablement compromise, la commission a recommandé une procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire lors de sa séance du 18 mars 2025. Cette décision a été notifiée au débiteur et à ses créanciers et notamment à M. [G] [X] le 22 mars 2025. Par lettre recommandée avec accusé de réception envoyée le 17 mars 2025, M. [X] a contesté l’effacement de sa créance. Le débiteur et ses créanciers ont été convoqués à l'audience du 16 mars 2026 par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, adressée quinze jours avant l'audience. M. [X] s’est présenté à l’audience et a demandé le paiement de sa créance locative expliquant que depuis trois ans M. [U] paie irrégulièrement son loyer, sa mère prenant en charge le paiement du loyer le plus souvent. M. [U] a expliqué percevoir uniquement 234 euros d’allocation logement mais ne plus percevoir de revenu de solidarité active. Il entend se reconvertir dans l’activité numérique et de l’intelligence artificielle n’ayant plus de mission en qualité de technicien de la fibre. La Caisse d’Allocations Familiales du Val d’Oise a actualisé sa créance à la somme de 1327,45 euros. Le [1] et la SA [6] ont rappelé le montant de leur créance par courrier. L'affaire a été mise en délibéré au 7 avril 2026, la décision étant prononcée par mise à disposition au greffe de la juridiction.
Procédure
Non déterminable à partir du texte fourni.
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PONTOISE Chambre de proximité Service Surendettement [Adresse 1] [Adresse 1] [Localité 1] ☎ : [XXXXXXXX01] [Courriel 1] N° RG 25/00314 - N° Portalis DB3U-W-B7J-OPTH N° Minute : DEMANDEUR : M. [G] [X] Débiteur(s), trice(s) : [U] Copie délivrée le : à : Copie exécutoire délivrée le : à : JUGEMENT du 07 avril 2026 DEMANDEUR : Monsieur [G] [X] [Adresse 2] [Localité 2] comparant en personne DÉFENDEURS : Monsieur [N] [U] [Adresse 3] [Localité 3] comparant en personne TRESORERIE SEINE ET MARNE AMENDES [Adresse 4] [Localité 4] non comparante, ni représentée S.A. [1] [Adresse 5] [Adresse 5] [Localité 5] non comparante, ni représentée CAF DU VAL D'OISE [Adresse 6] [Localité 6] non comparante, ni représentée [2] - Secteur Surendettement [Adresse 7] [Adresse 7] [Localité 7] non comparante, ni représentée TRESORERIE [Localité 8] AMENDES [Adresse 8] [Adresse 8] [Localité 9] non comparante, ni représentée SIP [Localité 10] [Adresse 9] [Adresse 9] [Localité 11] non comparante, ni représentée HOIST FINANCE AB Service surendettement [Adresse 10] [Localité 12] non comparante, ni représentée [3] [Adresse 11] [Adresse 11] [Localité 13] non comparante, ni représentée S.A.R.L. [4] Chez [5] A [Adresse 12] [Localité 14] non comparante, ni représentée TRESORERIE VAL D'OISE AMENDES [Adresse 13] [Localité 15] non comparante, ni représentée COMPOSITION DU TRIBUNAL : Président : SAUVE Florence Greffier : FLIS Christelle DÉBATS : Audience publique du : 16 mars 2026 Après que les formalités des articles 430 et suivants du code de procédure civile eurent été respectées, le Tribunal a rendu le jugement suivant : au nom du peuple français : EXPOSÉ DU LITIGE M. [N] [U] a saisi la commission de surendettement de particuliers du Val d’Oise afin de bénéficier de la procédure de surendettement des particuliers le 9 janvier 2025 pour la seconde fois. La commission de surendettement a déclaré sa demande recevable le 6 janvier 2025 puis, considérant que le débiteur se trouvait dans une situation irrémédiablement compromise, la commission a recommandé une procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire lors de sa séance du 18 mars 2025. Cette décision a été notifiée au débiteur et à ses créanciers et notamment à M. [G] [X] le 22 mars 2025. Par lettre recommandée avec accusé de réception envoyée le 17 mars 2025, M. [X] a contesté l’effacement de sa créance. Le débiteur et ses créanciers ont été convoqués à l'audience du 16 mars 2026 par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, adressée quinze jours avant l'audience. M. [X] s’est présenté à l’audience et a demandé le paiement de sa créance locative expliquant que depuis trois ans M. [U] paie irrégulièrement son loyer, sa mère prenant en charge le paiement du loyer le plus souvent. M. [U] a expliqué percevoir uniquement 234 euros d’allocation logement mais ne plus percevoir de revenu de solidarité active. Il entend se reconvertir dans l’activité numérique et de l’intelligence artificielle n’ayant plus de mission en qualité de technicien de la fibre. La Caisse d’Allocations Familiales du Val d’Oise a actualisé sa créance à la somme de 1327,45 euros. Le [1] et la SA [6] ont rappelé le montant de leur créance par courrier. L'affaire a été mise en délibéré au 7 avril 2026, la décision étant prononcée par mise à disposition au greffe de la juridiction. MOTIFS DE LA DECISION Sur la recevabilité de la contestation de M. [X] La contestation de M. [G] [X] formée dans les formes et délais légaux est recevable en application de l’article R733-6 du code de la consommation. Sur les mesures de redressement de la situation et sur le prononcé d'un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire Le code de la consommation prévoit que : Article L724-1 : Lorsqu'il ressort de l'examen de la demande de traitement de la situation de surendettement que les ressources ou l'actif réalisable du débiteur le permettent, la commission prescrit des mesures de traitement dans les conditions prévues aux articles L. 732-1, L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Lorsque le débiteur se trouve dans une situation irrémédiablement compromise caractérisée par l'impossibilité manifeste de mettre en œuvre des mesures de traitement mentionnées au premier alinéa, la commission peut, dans les conditions du présent livre : 1° Soit imposer un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire si elle constate que le débiteur ne possède que des biens meublants nécessaires à la vie courante et des biens non professionnels indispensables à l'exercice de son activité professionnelle, ou que l'actif n'est constitué que de biens dépourvus de valeur marchande ou dont les frais de vente seraient manifestement disproportionnés au regard de leur valeur vénale ; 2° Soit saisir, si elle constate que le débiteur n'est pas dans la situation mentionnée au 1°, avec l'accord du débiteur, le juge du tribunal d'instance aux fins d'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. Article L724-2 : Si, en cours d'exécution des mesures de traitement prévues aux articles L. 732-1, L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7, il apparaît que la situation du débiteur devient irrémédiablement compromise dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 724-1, le débiteur peut saisir la commission afin de bénéficier d'une procédure de rétablissement personnel avec ou sans liquidation judiciaire. Article L724-3 : Dans le cas mentionné à l'article L. 724-2, après avoir constaté la bonne foi du débiteur, la commission impose un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou saisit le juge du tribunal d'instance aux fins d'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. Cette décision ou cette saisine emportent suspension et interdiction des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires. Les dispositions de l'article L. 722-5 sont applicables Article L724-4 : La suspension et l'interdiction mentionnées à l'article L. 724-3 sont acquises jusqu'à la date de la décision de la commission imposant un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, jusqu'au jugement prononçant un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou jusqu'au jugement d'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. Cette suspension et cette interdiction ne peuvent excéder deux ans. L'endettement de M. [N] [U] est de 7723,12 euros au 25 mars 2025. L’actualisation de créance de la Caisse d’Allocations Familiales du Val d’Oise non contradictoire et à la hausse est rejetée. M. [U] est âgé de 47 ans sans personne à charge. Lors de l'examen de son dossier, ses revenus s'élevaient à 790 euros et ses charges à 1246 euros. La capacité de remboursement est négative. M. [U] a expliqué percevoir uniquement l’allocation logement sans en justifier. Il a reconnu percevoir des commissions de son activité de technicien de la fibre sans en préciser le montant. Il a par ailleurs des projets de reconversion professionnelle. Ayant déjà bénéficié d’une procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire en 2014, il apparaît important de mobiliser M. [N] [U] sur cette reconversion professionnelle afin qu’il paie ses créanciers. M. [N] [U] ne se trouve donc pas dans une situation irrémédiablement compromise ; il convient en conséquence de renvoyer l’examen de son dossier à la commission de surendettement en application de l’article L741-6 4 du code de la consommation qui dispose que « S'il constate que la situation du débiteur n'est pas irrémédiablement compromise, il renvoie le dossier à la commission. ». Il y a lieu de laisser les dépens à la charge du Trésor public. PAR CES MOTIFS Le tribunal judiciaire, statuant par jugement réputé contradictoire, rendu par mise à disposition au greffe à la date indiquée aux parties et en premier ressort, DECLARE recevable la contestation formée par M. [G] [X] à l'encontre de la recommandation du 18 mars 2025 par la commission de surendettement du Val d'Oise par la commission de surendettement du Val d'Oise ; REJETTE l’actualisation de créance de la Caisse d’Allocations Familiales du Val d’Oise ; DIT que le caractère irrémédiablement compromis de la situation de M. [N] [U] n'est pas démontré ; RENVOIE l'examen de la situation de M. [U] à la commission de surendettement du Val d'Oise ; RAPPELLE que la présente décision est de plein droit immédiatement exécutoire ; LAISSE les dépens à la charge du Trésor public. Fait et jugé au Tribunal judiciaire, le 07 avril 2026; LE GREFFIER LE PRÉSIDENT Christelle FLIS Florence SAUVE
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- Surendettement
- Date
- 7 avril 2026
- Matière
- Entreprises en difficulté et surendettement des particuliers, faillite civile, rétablissement personnel
Référence
69d56689cdc6046d4771a192
Données disponibles
- Texte intégral