Tribunal Judiciaire · J.L.D. HSC — 14 avril 2026
- ECLI
- 69de823fcdc6046d473be880
- Date
- 14 avril 2026
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IAFaits
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY ORDONNANCE STATUANT SUR LA POURSUITE D’UNE MESURE D’HOSPITALISATION COMPLÈTE - DÉLAI DE 12 JOURS ADMISSION A LA DEMANDE D’UN TIERS OU EN CAS DE PÉRIL IMMINENT N° RG 26/03523 - N° Portalis DB3S-W-B7K-46CX MINUTE: 26/0723 Nous, Pascale HAYEM, juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de BOBIGNY, assisté de Goynavine BOULON, greffier, avons rendu la décision suivante concernant: LA PERSONNE EN SOINS PSYCHIATRIQUES : Madame [W] [U] née le 12 Février 1966 à [Localité 1] [Adresse 1] [Localité 2] Etablissement d’hospitalisation: L’EPS DE [Localité 3], demeurant [Adresse 2] présente assistée de Me Baudouin HUC, avocat commis d’office PERSONNE A L’ORIGINE DE LA SAISINE Monsieur le directeur de L’EPS DE [Localité 3] Absent MINISTÈRE PUBLIC Absent A fait parvenir ses observations par écrit le 13 Avril 2026. Le 07 Avril 2026 , le directeur de L’EPS DE [Localité 3] a prononcé la décision d’admission en soins psychiatriques de Madame [W] [U]. Depuis cette date, Madame [W] [U] fait l’objet d’une hospitalisation complète au sein de L’EPS DE [Localité 3]. Le 10 Avril 2026, le directeur de l’établissement a saisi le juge des libertés et de la détention aux fins de poursuite de l’hospitalisation complète de Madame [W] [U]. Le ministère public a fait connaître son avis par conclusions écrites du 13 Avril 2026. A l’audience du 14 Avril 2026, Me Baudouin HUC, conseil de Madame [W] [U], a été entendu en ses observations. L’affaire a été mise en délibéré à ce jour.
Procédure
Non déterminable à partir du texte fourni.
Question juridique
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY ORDONNANCE STATUANT SUR LA POURSUITE D’UNE MESURE D’HOSPITALISATION COMPLÈTE - DÉLAI DE 12 JOURS ADMISSION A LA DEMANDE D’UN TIERS OU EN CAS DE PÉRIL IMMINENT N° RG 26/03523 - N° Portalis DB3S-W-B7K-46CX MINUTE: 26/0723 Nous, Pascale HAYEM, juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de BOBIGNY, assisté de Goynavine BOULON, greffier, avons rendu la décision suivante concernant: LA PERSONNE EN SOINS PSYCHIATRIQUES : Madame [W] [U] née le 12 Février 1966 à [Localité 1] [Adresse 1] [Localité 2] Etablissement d’hospitalisation: L’EPS DE [Localité 3], demeurant [Adresse 2] présente assistée de Me Baudouin HUC, avocat commis d’office PERSONNE A L’ORIGINE DE LA SAISINE Monsieur le directeur de L’EPS DE [Localité 3] Absent MINISTÈRE PUBLIC Absent A fait parvenir ses observations par écrit le 13 Avril 2026. Le 07 Avril 2026 , le directeur de L’EPS DE [Localité 3] a prononcé la décision d’admission en soins psychiatriques de Madame [W] [U]. Depuis cette date, Madame [W] [U] fait l’objet d’une hospitalisation complète au sein de L’EPS DE [Localité 3]. Le 10 Avril 2026, le directeur de l’établissement a saisi le juge des libertés et de la détention aux fins de poursuite de l’hospitalisation complète de Madame [W] [U]. Le ministère public a fait connaître son avis par conclusions écrites du 13 Avril 2026. A l’audience du 14 Avril 2026, Me Baudouin HUC, conseil de Madame [W] [U], a été entendu en ses observations. L’affaire a été mise en délibéré à ce jour. MOTIFS Sur la poursuite de la mesure de soins psychiatriques Aux termes de l’article L. 3212-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l’objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d’un établissement mentionné à l’article L. 3222-1 du même code que lorsque les deux conditions suivantes sont réunies : 1° Ses troubles mentaux rendent impossible son consentement ; 2° Son état mental impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous la forme mentionnée au 2° de l’article L. 3211-2-1. L’article L. 3211-12-1 du même code dispose que l’hospitalisation complète d’un patient ne peut se poursuivre sans que le juge des libertés et de la détention, préalablement saisi par le directeur de l’établissement, n’ait statué sur cette mesure: 1° Avant l’expiration d’un délai de douze jours à compter de l’admission prononcée en application des chapitres II ou III du présent titre ou de l’article L. 3214-3 ; 2° Avant l’expiration d’un délai de douze jours à compter de la décision par laquelle le directeur de l’établissement ou le représentant de l’État a modifié la forme de la prise en charge du patient en procédant à son hospitalisation complète en application, respectivement, du dernier alinéa de l’article L. 3212-4 ou du III de l’article L. 3213-3. Sur les moyens soulevés Le conseil de la patiente soulèvent plusieurs moyens: Sur la tardiveté de la décision d’admission en soins sous contrainte, Sur le défaut de notification des droits, Sur le défaut de transmission de documents à la CDSP, Sur le défaut de caractérisation du péril imminent, Sur le non-respect de la période d’observation en présence de documents susceptible de revêtir la qualification de faux, Sur la tardiveté de la décision d’admission en soins sous contrainte Le conseil de Madame [W] [U] soutient que le certificat médical initial a été réalisé le 6 avril 2026, alors que la décision d’admission a été prise le lendemain à une heure indéterminée, faute pour la décision d’être horodatée. Que la Cour de Cassation a précisé dans un arrêt du 11 juillet 2016 que la décision de placement peut être retardée le temps strictement nécessaire à l’élaboration de lacte qui ne saurait excéder quelques heures. Qu’en l’espèce, le certificat médical initial a été rédigé le 6 avril 2026 à 21h42 et la décision de la directrice a été prise le 7 avril 2026 sans que l’on en connaisse l’heure exacte mais tout en sachant qu’elle a été prise après 12h00 puiqu’elle fait état du certidficat de situation du Dr [D] établi à 12h00. Qu’en conséquence, le délai strictement nécessaire prévu ne peut pas être contrôlé sans qu’aucune circonstance particulière ou insurmontable n’ait été alléguée. Que par ailleurs, la décision n’a pas été notifiée Que la mesure sera donc levée. Que les autres moyens ne seront donc pas étudiés. En conséquence, il convient de lever la mesure d’hospitalisation complète de Madame [W] [U]. PAR CES MOTIFS Le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Bobigny, après débats tenus en audience publique dans la salle d’audience aménagée à l’établissement public de santé de [Localité 3], au centre [Etablissement 1] situé [Adresse 3], statuant au tribunal par décision susceptible d’appel, Ordonne la mainlevée de la mesure d’hospitalisation complète dont fait l’objet Madame [R] [Q]; Décide cependant que cette mainlevée prendra effet dans un délai maximal de 24 heures afin qu’un programme de soins puisse, le cas échéant, être établi en application de l’article L.3211-2-1 ; Laisse les dépens à la charge de l’Etat. Fait et jugé à Bobigny, le 14 Avril 2026 Le Greffier Goynavine BOULON Le vice-président Juge des libertés et de la détention Pascale HAYEM Ordonnance notifiée au parquet le à le greffier Vu et ne s’oppose : Déclare faire appel :
Articles de loi cités
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- J.L.D. HSC
- Date
- 14 avril 2026
- Matière
- Droit des personnes
Référence
69de823fcdc6046d473be880
Données disponibles
- Texte intégral