Tribunal Judiciaire2ème Chambre - JAF
Tribunal Judiciaire · 2ème Chambre - JAF — 3 avril 2026
- ECLI
- 69e9431ccdc6046d472fec3d
- Date
- 3 avril 2026
- Condamnation
- 1 500 000 €
Droit de la familleDivorceArt. 1107 CPC- Demande en divorce autre que par consentement mutuel
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[Motifs de la décision occultés]
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Texte intégral
Minute N° : N° RG 24/01352 - N° Portalis DB2R-W-B7I-DVYT Deuxième Chambre TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BONNEVILLE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES JUGEMENT DU 03 Avril 2026 DEMANDERESSE Madame [S] [U] épouse [E] née le [Date naissance 1] 1981 à [Localité 1], de nationalité Française, demeurant [Adresse 1] représentée par Me Corinne PERINI, avocat au barreau de BONNEVILLE, avocat plaidant DEFENDEUR Monsieur [H] [G] [E] né le [Date naissance 2] 1985 à [Localité 2] (ETAT UNIS), de nationalité Américaine, demeurant [Adresse 2] représenté par Me Gaëlle BRETEAU, avocat au barreau de BONNEVILLE, avocat plaidant COMPOSITION DU TRIBUNAL : Christelle ROLQUIN, Juge aux affaires familiales GREFFIER : Maryline PHILIPPE DEBATS : A l’audience tenue le 06 Février 2026 devant Christelle ROLQUIN, les avocats des parties ont été entendus en leurs plaidoiries. L’affaire a été mise en délibéré au 03 Avril 2026. JUGEMENT : contradictoire, en premier ressort, rendu par mise à disposition au greffe par Christelle ROLQUIN, assistée de Maryline PHILIPPE, Greffier CCCFE délivré le à Me Corinne PERINI, avocat au barreau de BONNEVILLE Me Gaëlle BRETEAU, avocat au barreau de BONNEVILLE [Motifs de la décision occultés] [Motifs de la décision occultés] PAR CES MOTIFS Le juge aux affaires familiales, statuant par jugement mis à disposition au greffe, contradictoire, et rendu en premier ressort, Vu l’assignation en date du 08 août 2024, Vu l’ordonnance sur mesures provisoires du 28 mars 2025, Vu les dispositions des articles 237, 238, 252, 262-1, 264, 265, 270, 271, 371 et suivants, 372 et suivants et 373 et suivants du Code civil, Vu les dispositions des articles 515,700 et 1127 du Code de procédure civile, DÉCLARE le juge français compétent pour statuer sur le présent litige ; DIT que la loi applicable aux demandes relatives au divorce, aux obligations alimentaires entre époux et à l’autorité parentale est la loi française ; DIT que la loi applicable au règlement des intérêts patrimoniaux des époux est la loi belge ; PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de : M. [H], [G] [E] né le [Date naissance 2] 1985 à [Localité 3] comté [Localité 4] (ETATS-UNIS d’AMERIQUE) et Mme [S] [U] épouse [E] née le [Date naissance 1] 1981 à [Localité 1] mariés le [Date mariage 1] 2009 par devant l’officier d’état civil de la commune de [Localité 5] (ETATS-UNIS d’AMERIQUE) ; ORDONNE la mention du divorce en marge de l’acte de mariage ainsi qu’en marge de l’acte de naissance de chacun des époux, conformément aux dispositions de l’article 1082 du Code de procédure civile ; RAPPELLE que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou un acte public ; Concernant les époux ORDONNE le report des effets du divorce dans les rapports entre époux en ce qui concerne leurs biens au 1er janvier 2024 ; RAPPELLE que les époux n’ayant pas demandé à pouvoir conserver l’usage du nom de leur conjoint, ils ne pourront plus l’utiliser ; RAPPELLE que par application des dispositions de l’article 265 du Code civil, le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort accordées par un époux envers l’autre par contrat de mariage ou pendant l’union ; DECLARE irrecevable la demande de Mme [S] [U] épouse [E] relative à la prise en charge des dettes communes par l’époux comme relevant de la liquidation des intérêts patrimoniaux des époux ; RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du Code de procédure civile ; DIT n’y avoir lieu à statuer sur la demande de constat concernant la formulation d’une proposition de règlement des intérêts pécuniaires des époux ; Concernant les enfants RAPPELLE que l’autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents à l’égard des enfants ; RAPPELLE que l’exercice conjoint de l’autorité parentale implique que les parents ont des devoirs et des droits égaux à l’égard de leurs enfants et qu’ils doivent: - prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants, en associant l’enfant à ces décisions selon son âge et son degré de maturité, - s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances etc.), - respecter les liens et les échanges de l’enfant avec l’autre parent ce qui implique le droit de communiquer librement par lettre ou téléphone avec le parent chez lequel il ne réside pas, celui-ci ayant le droit de le contacter régulièrement, - respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant, - communiquer, se concerter, et coopérer dans l’intérêt de l’enfant; RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents est susceptible de modifier les modalités d’exercice de l’autorité parentale et doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile à l’autre parent ; DEBOUTE Madame [S] [U] épouse [E] de sa demande d’interdiction de sortie du territoire national des enfants sans l’autorisation de l’autre parent ; FIXE la résidence habituelle des enfants [K] et [V] au domicile de leur mère ; DIT que les parents organiseront librement le droit de visite et d’hébergement de M. [H] [E] à l’égard des enfants, selon des modalités convenues d’un commun accord ; REJETTE le surplus de la demande de Mme [S] [U] épouse [E] sur ce point ; FIXE, vu l’accord des époux, le montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants [K] et [V] mise à la charge de M. [H] [E] à la somme de 350 euros par mois et par enfant, soit la somme mensuelle globale de 700 euros par mois ; DIT que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants [K] et [V] sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Mme [S] [U] épouse [E] ; RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation financière par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ; PRÉCISE que cette pension alimentaire ne comprend pas les prestations familiales lesquelles seront directement versées par les organismes sociaux au parent assumant la charge effective et permanente des enfants ; INDEXE le montant de cette pension alimentaire sur les variations de l’indice mensuel des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac publié au Journal Officiel ; DIT que la pension alimentaire sera revalorisée spontanément par le débiteur le premier janvier de chaque année, sans qu’une mise en demeure soit nécessaire selon la formule : Pension initiale x dernier indice publié lors de la révision Pension revalorisée =------------------------------------------------------------ Dernier indice publié au jour de la décision initiale MENTIONNE que les indices pourront être obtenus auprès de l’INSEE ; DIT que les paiements seront arrondis à l’euro le plus proche ; CONDAMNE M. [H] [E] à payer à Mme [S] [U] épouse [E] chaque mois d’avance, au plus tard le 20 de chaque mois la contribution alimentaire ci-dessus fixée ainsi que les majorations résultant du jeu de l’indexation, douze mois sur douze ; RAPPELLE, conformément à l’article 465-1 du Code de procédure civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues : * le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des procédures civiles d’exécution (saisies des rémunérations, saisies-attribution, paiement direct entre les mains de l’employeur, recouvrement public), * le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du Code pénal (2 ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République) ; DIT que les frais exceptionnels (frais médicaux et paramédicaux non remboursés, permis de conduire, voyages et sorties scolaires), les frais scolaires et les frais extra-scolaires (cantine et activités extra-scolaires) exposés pour les enfants seront partagés par moitié entre les parents sur présentation de justificatifs par le parent qui aura fait l’avance des frais et après concertation préalable pour les dépenses supérieures à 100 euros, étant précisé que le parent qui se serait dispensé de cet accord assumerait seul la dépense ; en tant que de besoin CONDAMNE chaque partie au paiement des sommes ainsi dues ; DIT que la pension alimentaire et la partage des frais resteront dus, au-delà de la majorité de l’enfant, sur justification par le parent qui en assume la charge auprès de l’autre parent, au plus tard le 1er octobre de chaque année, que l’enfant ne peut normalement subvenir lui-même à ses besoins, notamment en raison de la poursuite de ses études ; DÉBOUTE les parties de leurs demandes plus amples ou contraires ; DIT que les modalités précitées d’exercice de l’autorité parentale s’appliquent à défaut de meilleur accord entre les parties ; RAPPELLE qu’en application des dispositions de l’article 373-2-13 du Code civil, le juge aux affaires familiales ne pourra être ressaisi pour réviser ou modifier les mesures concernant les enfants communs (autorité parentale, résidence habituelle, droit de visite et d’hébergement ou contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant) que dans l’hypothèse où un élément nouveau, durable et significatif, intervient dans la situation respective des parties ; RAPPELLE que les parties peuvent également demander au juge aux affaires familiales sur simple requête d’homologuer tout accord qui aurait pu être trouvé dans l’intérêt des enfants ; RAPPELLE que les dispositions relatives à l’exercice de l’autorité parentale, la résidence des enfants, le droit de visite et d’hébergement, la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont, de droit, exécutoires à titre provisoire ; ÉCARTE l’exécution provisoire pour le surplus ; CONDAMNE M. [H] [E] et Mme [S] [U] épouse [E] à payer les dépens par moitié chacun ; DIT que la présente décision sera préalablement portée à la connaissance des représentants des parties par remise d’une copie de la décision par le greffe ; DIT que la présente décision sera ensuite notifiée à chaque partie par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception. Ainsi jugé et mis à disposition au greffe du tribunal judiciaire de BONNEVILLE le 03 AVRIL 2026, conformément aux articles 450,451 et 456 du Code de procédure civile, la minute étant signée par : LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES Maryline PHILIPPE Christelle ROLQUIN
Articles de loi cités
article 465-1 du Code de procédure civilearticle 1082 du Code de procédure civilearticle 265 du Code civil
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- 2ème Chambre - JAF
- Date
- 3 avril 2026
- Matière
- Droit de la famille
Référence
69e9431ccdc6046d472fec3d
Données disponibles
- Texte intégral