Tribunal Judiciaire · CIVIL TP SAINT DENIS — 18 mai 2026
- ECLI
- 6a0d79dacdc6046d4749b1b6
- Date
- 18 mai 2026
- Condamnation
- 75 375 €
Mes notes
privées · visibles par vous seulRésumé structuré
IAFaits
EXPOSÉ DU LITIGE Selon contrat du 13 janvier 1993, la Société d'Equipement du Département de la Réunion (SEDRE) a donné à bail à Madame [Z] [S] un appartement à usage d’habitation situé au [Adresse 4] [Adresse 5] [Localité 5] - [Localité 4] moyennant un loyer mensuel de 2.759,94 francs, soit 420,75 euros charges comprises. Ce contrat de bail a été transféré à Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] suivant avenant en date du 2 juin 2023. Le 18 novembre 2024, la bailleresse a adressé à ses locataires un commandement de payer visant la clause résolutoire, pour la somme en principal de 4.621,74 euros, correspondant aux loyers et charges impayés. Par actes séparés de commissaire de justice du 7 août 2025, la SEDRE a fait assigner Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de SAINT-DENIS DE LA RÉUNION pour obtenir, sous le bénéfice de l'exécution provisoire : - la constatation de la résiliation du bail conclu entre les parties du fait de l’acquisition de la clause résolutoire ; - l'autorisation de faire procéder à l’expulsion de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ; - l'autorisation de faire transporter et séquestrer les meubles en tel lieu qu'il lui plaira, aux frais et aux risques de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ; - la condamnation de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] au paiement des loyers et charges impayés, soit la somme de 7.523,10 euros, avec les intérêts de droit à compter de la décision à intervenir ; - leur condamnation au paiement d’une indemnité d’occupation mensuelle révisable jusqu'à libération effective des lieux ; - leur condamnation au paiement de la somme de 350 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens. L'affaire, initialement appelée à l'audience du 17 novembre 2025, a été régulièrement rappelée et retenue à l’audience du 9 mars 2026. La SEDRE, représentée par Maître Fabrice SAUBERT, a maintenu l’intégralité de ses demandes, sauf à actualiser sa créance à la somme de 10.753,75 euros. Bien que régulièrement convoqués par actes de commissaire de justice signifiés le 7 août 2025 en étude, Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ne se sont ni présentés ni fait représenter à l'audience du 17 novembre 2025. Régulièrement avisés du renvoi de l'affaire à l'audience du 9 mars 2026, ils n'y ont pas comparu. Un bordereau de carence établi par le département dans le cadre de la prévention des expulsions locatives a été reçu au greffe avant l’audience. L'affaire a été mise en délibéré au 18 mai 2026 par mise à disposition au greffe conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile.
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS N° RG 25/00672 - N° Portalis DB3Z-W-B7J-HHNB MINUTE N° : Notification Copie certifiée conforme délivrée le : 18/05/2026 à : - [R] [J] [N] - [E] [N] Copie exécutoire délivrée le : 18/05/2026 à : Me Fabrice SAUBERT COUR D’APPEL DE [Localité 1] DE [Localité 2] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-DENIS -------------------- JUGEMENT DU 18 MAI 2026 - JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION PARTIES DEMANDEUR(S) : S.A. SEDRE [Adresse 1] [Localité 3] représentée par Me Fabrice SAUBERT, avocat au barreau de SAINT-DENIS DE LA REUNION DÉFENDEUR(S) : Monsieur [R] [J] [N] [Adresse 2] [Adresse 3] [Localité 4] non comparant, ni représenté Madame [E] [N] [Adresse 2] [Adresse 3] [Localité 4] non comparante, ni représentée COMPOSITION DU TRIBUNAL : Présidente : Emmanuelle LIBERTINO, Assistée de : Sophie RIVIERE, Greffière, DÉBATS : À l’audience publique du 09 Mars 2026 DÉCISION : Réputée contradictoire EXPOSÉ DU LITIGE Selon contrat du 13 janvier 1993, la Société d'Equipement du Département de la Réunion (SEDRE) a donné à bail à Madame [Z] [S] un appartement à usage d’habitation situé au [Adresse 4] [Adresse 5] [Localité 5] - [Localité 4] moyennant un loyer mensuel de 2.759,94 francs, soit 420,75 euros charges comprises. Ce contrat de bail a été transféré à Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] suivant avenant en date du 2 juin 2023. Le 18 novembre 2024, la bailleresse a adressé à ses locataires un commandement de payer visant la clause résolutoire, pour la somme en principal de 4.621,74 euros, correspondant aux loyers et charges impayés. Par actes séparés de commissaire de justice du 7 août 2025, la SEDRE a fait assigner Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de SAINT-DENIS DE LA RÉUNION pour obtenir, sous le bénéfice de l'exécution provisoire : - la constatation de la résiliation du bail conclu entre les parties du fait de l’acquisition de la clause résolutoire ; - l'autorisation de faire procéder à l’expulsion de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ; - l'autorisation de faire transporter et séquestrer les meubles en tel lieu qu'il lui plaira, aux frais et aux risques de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ; - la condamnation de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] au paiement des loyers et charges impayés, soit la somme de 7.523,10 euros, avec les intérêts de droit à compter de la décision à intervenir ; - leur condamnation au paiement d’une indemnité d’occupation mensuelle révisable jusqu'à libération effective des lieux ; - leur condamnation au paiement de la somme de 350 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens. L'affaire, initialement appelée à l'audience du 17 novembre 2025, a été régulièrement rappelée et retenue à l’audience du 9 mars 2026. La SEDRE, représentée par Maître Fabrice SAUBERT, a maintenu l’intégralité de ses demandes, sauf à actualiser sa créance à la somme de 10.753,75 euros. Bien que régulièrement convoqués par actes de commissaire de justice signifiés le 7 août 2025 en étude, Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ne se sont ni présentés ni fait représenter à l'audience du 17 novembre 2025. Régulièrement avisés du renvoi de l'affaire à l'audience du 9 mars 2026, ils n'y ont pas comparu. Un bordereau de carence établi par le département dans le cadre de la prévention des expulsions locatives a été reçu au greffe avant l’audience. L'affaire a été mise en délibéré au 18 mai 2026 par mise à disposition au greffe conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile. MOTIFS DE LA DÉCISION En vertu de l'article 472 du Code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Toutefois, le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée. En outre, le jugement est réputé contradictoire en application de l'article 473 du même code, du seul fait qu'il est susceptible d'appel. Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] étant non comparants lors des audiences des 17 novembre 2025 et 9 mars 2026, la décision est réputée contradictoire en application des dispositions précitées. I. SUR LA RECEVABILITÉ : Une copie de l’assignation a été notifiée à la préfecture de [Localité 1] de la Réunion par voie dématérialisée (logiciel Exploc) avec accusé de réception électronique du 8 août 2025, soit plus de six semaines avant l’audience, conformément aux dispositions de l’article 24 III de la loi n° 89-462 du 06 juillet 1989 dans sa version en vigueur. En outre, la SEDRE justifie avoir saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives par une lettre recommandée réceptionnée le 25 novembre 2024, soit deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation du 7 août 2025, conformément aux dispositions de l’article 24 II de la loi n° 89-462 du 06 juillet 1989. L’action est donc recevable. II. SUR L’ACQUISITION DE LA CLAUSE RÉSOLUTOIRE : L'article 24 I de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 dans sa version applicable prévoit que "toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux". Le contrat de bail conclu le 13 janvier 1993 contient une clause résolutoire dans son article 3 mentionnant un délai d'un mois et un commandement de payer visant cette clause et mentionnant un délai de régularisation de deux mois a été signifié à Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] le 18 novembre 2024, pour la somme en principal de 4.621,74 euros. Ce commandement étant demeuré infructueux pendant plus de deux mois, il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail sont réunies au 18 janvier 2025, en vertu des dispositions légales alors applicables, plus favorables au locataire que les dispositions contratuelles. III. SUR L’INDEMNITÉ D’OCCUPATION : La SEDRE est fondée à réclamer à titre de préjudice causé par le maintien de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] dans les lieux et l'impossibilité de relouer le bien, une indemnité d'occupation équivalente aux loyers et charges courants à compter du 18 janvier 2025, jour de la résiliation du bail, et jusqu'à la libération effective et définitive des lieux loués. IV. SUR LE MONTANT DE L’ARRIÉRÉ LOCATIF : La SEDRE produit un décompte du 26 février 2026 dont il ressort que Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] seraient débiteurs, après soustraction des frais de poursuite, de la somme de 10.753,75 euros à cette date. Madame [R] [J] [N] et Madame [E] [N] n’ont pas comparu à l'audience. La lecture du décompte révèle que la SEDRE a comptabilisé dans ses demandes la somme de 7,62 euros à 20 reprises entre le 7 juin 2023 et le 2 février 2026. Aux termes des articles L. 441-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, un supplément de loyer de solidarité est perçu par l'organisme d'habitation à loyer modéré lorsque les ressources de l'ensemble des personnes vivant au foyer excèdent d'au moins 20 % les plafonds de ressources en vigueur pour l'attribution de ces logements. A défaut de réponse par le locataire, à une demande de communication des informations permettant de déterminer si le locataire est redevable du supplément de loyer et 15 jours après une mise en demeure restée infructueuse et mentionnant les dispositions de l'article L. 441-9 du code de la construction et de l'habitation, l'organisme calcule un supplément de loyer sur la base d'un coefficient de dépassement du plafond de ressources égal à la valeur maximale prévue par décret. L’article L.441-9 dudit codes prévoit que l'organisme d'habitations à loyer modéré demande annuellement à chaque locataire communication des avis d'imposition ou de non-imposition à l'impôt sur le revenu et des renseignements concernant l'ensemble des personnes vivant au foyer permettant de calculer l'importance du dépassement éventuel du plafond de ressources et de déterminer si le locataire est redevable du supplément de loyer. Il demande notamment à chaque locataire, le cas échéant, communication de sa carte “ mobilité inclusion ” portant la mention “ invalidité ” prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Le locataire est tenu de répondre à cette demande dans un délai d'un mois. L'organisme d'habitations à loyer modéré n'est tenu de présenter cette demande ni aux locataires bénéficiant de l'aide personnalisée au logement mentionnée au 1° de l'article L. 821-1, ni aux locataires bénéficiant des allocations de logement prévues au 2° du même article. A défaut et après mise en demeure restée infructueuse pendant quinze jours, l'organisme d'habitations à loyer modéré liquide provisoirement le supplément de loyer. Pour cette liquidation, il est fait application d'un coefficient de dépassement du plafond de ressources égal à la valeur maximale prévue par le décret mentionné à l'article L. 441-8. L'organisme d'habitations à loyer modéré perçoit en outre une indemnité pour frais de dossier dont le montant maximum est fixé par décret en Conseil d'Etat. Lorsque le locataire a communiqué les renseignements et avis mentionnés au premier alinéa, le supplément de loyer afférent à la période de retard est liquidé définitivement. Le trop-perçu de supplément de loyer est reversé au locataire dans les deux mois. La mise en demeure comporte la reproduction du présent article. Selon l’article L442-5 du même code, aux fins de permettre la transmission au Parlement des informations visées au 5° de l'article L. 300-3, les organismes d'habitations à loyer modéré communiquent les renseignements statistiques nécessaires au représentant de l'Etat dans le département du lieu de situation des logements après avoir procédé à une enquête auprès de leurs locataires et après avoir recueilli l'avis d'imposition ou de non-imposition à l'impôt sur le revenu de chaque occupant majeur directement, ou avoir été destinataires du revenu fiscal de référence transmis par les services fiscaux, ainsi que le numéro d'immatriculation au répertoire national d'identification des personnes physiques de chaque occupant majeur. Les locataires sont tenus de répondre dans le délai d'un mois. A défaut, le locataire défaillant est redevable à l'organisme d'habitations à loyer modéré d'une pénalité de 7,62 euros, majorée de 7,62 euros par mois entier de retard, sauf s'il est établi que des difficultés particulières n'ont pas permis au locataire de répondre. Dans ce cas, l'organisme d'habitations à loyer modéré met en œuvre les moyens adaptés pour que le locataire puisse s'acquitter de cette obligation. L'enquête mentionnée à l'alinéa précédent vaut enquête au sens de l'article L. 441-9. (...). En l’espèce, dans la mesure où la SEDRE ne justifie pas de l’envoi de l’enquête aux locataires, elle sera déboutée de sa demande au titre des frais d’enquête et sa créance sera déduite d’autant. En conséquence, il convient de condamner Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] à verser à la SEDRE la somme de 10.601,35 euros au titre des loyers, charges et indemnités d'occupation impayés arrêtés au 26 février 2026, avec les intérêts au taux légal à compter du présent jugement conformément aux dispositions des articles 1231-6 et 1231-7 du Code civil. V. SUR LES DÉLAIS DE PAIEMENT : L'article 24 V de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 dispose que "le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d'office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu'il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années (...)". Le VII de cet article précise que "lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge (...). Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l'exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges. Si le locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet". À défaut de reprise du versement intégral du loyer avant la date d'audience, et en l'absence de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] à l'audience, il n'y a pas lieu de leur accorder des délais de paiement d'office. En conséquence, il convient d'ordonner leur expulsion. Le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux est spécifiquement organisé aux articles R.433-1 et suivants du Code des procédures civiles d'exécution au titre des opérations d'expulsion. Il n'y a donc pas lieu d'ordonner leur enlèvement, leur transport ni leur séquestration, qui demeurent à ce stade purement hypothétiques. Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] seront également condamnés à verser à la SEDRE une indemnité d’occupation mensuelle de 593,24 euros révisable, à compter du 1er mars 2026, égale au montant du loyer révisé et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, payable à la date d'exigibilité du loyer, et ce, jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux. VI. SUR LES DEMANDES ACCESSOIRES : Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N], parties perdantes, supporteront la charge de l'intégralité des dépens de l'instance, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de l’assignation et de sa notification à la préfecture. Au regard de la situation économique respective des parties, il n'y a pas lieu de condamner Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] au paiement d'une indemnité au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. La SEDRE sera donc déboutée de ce chef de demande. La présente décision est de plein droit exécutoire à titre provisoire en application des articles 514 et 514-1 du Code de procédure civile. PAR CES MOTIFS, Le juge des contentieux de la protection statuant après débats en audience publique, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, mis à disposition au greffe, CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 13 janvier 1993 entre la SEDRE et Madame [Z] [S], et transféré à Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] suivant avenant en date du 2 juin 2023 concernant l’appartement à usage d’habitation situé au [Adresse 6]. [Adresse 7] 2 - [Localité 4] sont réunies au 18 janvier 2025. CONDAMNE Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] à verser à la SEDRE la somme de 10.601,35 euros au titre des loyers, charges et indemnités d'occupation impayés arrêtés au 26 février 2026, avec les intérêts au taux légal à compter du présent jugement. DIT n'y avoir lieu à accorder des délais de paiement à Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N]. EN CONSÉQUENCE : ORDONNE à Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] de libérer les lieux et de restituer les clés dans le délai de quinze jours à compter de la signification du présent jugement. AUTORISE la SEDRE à faire procéder à l'expulsion de Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] ainsi qu’à celle de tous les occupants de leur chef, au besoin avec le concours d’un serrurier et de la force publique, à défaut pour Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] d’avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clés dans ce délai de quinze jours et deux mois après la signification d’un commandement d'avoir à quitter les lieux. DIT n'y avoir lieu à ordonner l'enlèvement, le transport et la séquestration des meubles éventuellement laissés sur place. CONDAMNE Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] à verser à la SEDRE une indemnité d’occupation mensuelle de 593,24 euros révisable, à compter du 1er mars 2026, égale au montant du loyer révisé et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, payable à la date d'exigibilité du loyer, et ce, jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux. DÉBOUTE la SEDRE de sa demande au titre de l’article 700 du Code de procédure civile. REJETTE toute autre demande. CONDAMNE Monsieur [R] [J] [N] et Madame [E] [N] au paiement des entiers dépens, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de l’assignation et de sa notification à la préfecture. CONSTATE l'exécution provisoire de plein droit la présente décision. Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal judiciaire, le 18 mai 2026, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du Code de procédure civile, la minute étant signée par Madame Emmanuelle LIBERTINO, Vice-présidente placée, juge des contentieux de la protection, et par Madame Sophie RIVIÈRE, Greffière. LA GREFFIÈRE LA VICE-PRÉSIDENTE
Articles de loi cités
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- CIVIL TP SAINT DENIS
- Date
- 18 mai 2026
- Matière
- Contrats
Référence
6a0d79dacdc6046d4749b1b6
Données disponibles
- Texte intégral