Tribunal Judiciaire · TPX DE GONESSE — 26 mai 2026
- ECLI
- 6a189d39cdc6046d47489ab7
- Date
- 26 mai 2026
- Condamnation
- 88 227 €
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IAFaits
EXPOSÉ DU LITIGE Suivant offre de contrat acceptée le 2 mars 2022, la S.A. DOMOFINANCE a consenti à Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] un prêt affecté à la réalisation de l’isolation externe de leur bien d’un montant de 12.835,00 euros remboursable en 120 mensualités de 128,23 euros, hors assurances, moyennant un taux d’intérêt débiteur annuel fixe de 3,42 % et un taux annuel effectif global fixe de 3,47%. Des mensualités étant restées impayées à leur échéance, la S.A. DOMOFINANCE a, par lettre recommandée avec accusé de réception du 10 janvier 2025, mis en demeure Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] de s’acquitter des mensualités échues impayées, dans un délai de 10 jours, sous peine de déchéance du terme. Puis par lettre recommandée avec accusé de réception du 11 février 2025, la S.A. DOMOFINANCE les a mis en demeure de rembourser l’intégralité du crédit. Par acte de commissaire de justice du 27 octobre 2025, la S.A. DOMOFINANCE a ensuite fait assigner Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité de Gonesse, afin d’obtenir, sous le bénéfice de l’exécution provisoire, leur condamnation solidaire à lui payer, au titre de la déchéance du terme ou, subsidiairement, de la résolution judiciaire du contrat, les sommes suivantes : 12.379,91 euros en principal outre intérêts au taux contractuel de 3,47 % à compter du 21 août 2025 jusqu’à parfait paiement et avec capitalisation des intérêts ; 1.000,00 euros au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, en plus des entiers dépens. À l'audience de plaidoirie du 26 mars 2026, la S.A. DOMOFINANCE, représentée par son conseil, maintient ses demandes dans les termes de son assignation. Puis, interrogée sur le respect des diverses obligations édictées par le code de la consommation et les moyens pouvant être relevés d'office (nullité, forclusion, causes de déchéance du droit aux intérêts, caractère abusif de la clause de déchéance du terme), la S.A. DOMOFINANCE a rejeté toute irrégularité. Cités régulièrement à étude du commissaire de justice, Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] ne sont pas comparants ni représentés. L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 26 mai 2026 par mise à disposition au greffe.
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS N° RG 25/01252 - N° Portalis DB3U-W-B7J-O6VQ MINUTE N° :26/993 S.A. DOMOFINANCE c/ [Y] [T], [I] [T] Copie certifiée conforme le : à : Copie exécutoire délivrée le : à :SELEURL THOMAS YESIL AVOCAT COUR D’APPEL DE [Localité 1] TRIBUNAL DE PROXIMITE DE GONESSE [Adresse 1] [Localité 2] -------------------- Au greffe du Tribunal de proximité de Gonesse, le 26 MAI 2026 ; Sous la Présidence de Sabrina ANELLI,Vice-Présidente du Tribunal Judiciaire de Pontoise chargée du service du Tribunal de Proximité de Gonesse, assistée de Zakia SARTI, Greffier ; Après débats à l’audience publique du 26 Mars 2026, le jugement suivant a été rendu : ENTRE S.A. DOMOFINANCE [Adresse 2] [Localité 3] représentée par Maître Thomas YESIL de la SELEURL THOMAS YESIL AVOCAT, avocats au barreau de VAL D'OISE, avocats plaidant DEMANDERESSE ET Monsieur [Y] [T] [Adresse 3] [Adresse 4] [Localité 4] non comparant Madame [I] [T] [Adresse 3] [Adresse 4] [Localité 4] non comparante DÉFENDEURS EXPOSÉ DU LITIGE Suivant offre de contrat acceptée le 2 mars 2022, la S.A. DOMOFINANCE a consenti à Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] un prêt affecté à la réalisation de l’isolation externe de leur bien d’un montant de 12.835,00 euros remboursable en 120 mensualités de 128,23 euros, hors assurances, moyennant un taux d’intérêt débiteur annuel fixe de 3,42 % et un taux annuel effectif global fixe de 3,47%. Des mensualités étant restées impayées à leur échéance, la S.A. DOMOFINANCE a, par lettre recommandée avec accusé de réception du 10 janvier 2025, mis en demeure Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] de s’acquitter des mensualités échues impayées, dans un délai de 10 jours, sous peine de déchéance du terme. Puis par lettre recommandée avec accusé de réception du 11 février 2025, la S.A. DOMOFINANCE les a mis en demeure de rembourser l’intégralité du crédit. Par acte de commissaire de justice du 27 octobre 2025, la S.A. DOMOFINANCE a ensuite fait assigner Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité de Gonesse, afin d’obtenir, sous le bénéfice de l’exécution provisoire, leur condamnation solidaire à lui payer, au titre de la déchéance du terme ou, subsidiairement, de la résolution judiciaire du contrat, les sommes suivantes : 12.379,91 euros en principal outre intérêts au taux contractuel de 3,47 % à compter du 21 août 2025 jusqu’à parfait paiement et avec capitalisation des intérêts ; 1.000,00 euros au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, en plus des entiers dépens. À l'audience de plaidoirie du 26 mars 2026, la S.A. DOMOFINANCE, représentée par son conseil, maintient ses demandes dans les termes de son assignation. Puis, interrogée sur le respect des diverses obligations édictées par le code de la consommation et les moyens pouvant être relevés d'office (nullité, forclusion, causes de déchéance du droit aux intérêts, caractère abusif de la clause de déchéance du terme), la S.A. DOMOFINANCE a rejeté toute irrégularité. Cités régulièrement à étude du commissaire de justice, Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] ne sont pas comparants ni représentés. L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 26 mai 2026 par mise à disposition au greffe. MOTIVATION Selon l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait alors droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée. Selon l’article R.632-1 du code de la consommation, le juge peut relever d’office tous les moyens tirés de l’application des dispositions de ce code. Il convient d’appliquer d’office au contrat litigieux les dispositions du code de la consommation, dans leur numérotation et rédaction en vigueur au 2 mars 2022 sur lesquelles les parties ont été en mesure de présenter leurs observations, conformément aux dispositions de l'article 16 du code de procédure civile. 1. Sur la forclusion Aux termes des dispositions de l’article R. 312-25 du code de la consommation, les actions en paiement engagées à l'occasion de la défaillance de l'emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance à peine de forclusion. Cet événement est notamment caractérisé par le premier incident de paiement non régularisé. En l’espèce, au regard de l’historique du compte produit, il apparaît que la demande relative au crédit litigieux n’est pas atteinte par la forclusion. Par conséquent, l’action en paiement est recevable. 2. Sur le constat de la déchéance du terme En application de l’article L. 312-39 du code de la consommation, en cas de défaillance de l'emprunteur, le prêteur peut exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés. Jusqu'à la date du règlement effectif, les sommes restant dues produisent les intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt. En outre, le prêteur peut demander à l'emprunteur défaillant une indemnité qui, dépendant de la durée restant à courir du contrat et sans préjudice de l'application de l'article 1231-5 du code civil, est fixée suivant un barème déterminé par décret. L’article L. 212-1 alinéa 1er du code de la consommation dispose par ailleurs que, dans les contrats conclus entre professionnels et consommateurs, sont abusives les clauses qui ont pour objet ou pour effet de créer, au détriment du consommateur, un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat. Aux termes de l’article L. 241-1 de ce code, les clauses abusives sont réputées non écrites. La Cour de justice de l’Union européenne a dit pour droit à de nombreuses reprises, que le juge national était tenu d’examiner d’office le caractère abusif d’une clause contractuelle dès qu’il disposait des éléments de droit et de fait nécessaires à cet effet (not. CJCE, 4 juin 2009, n° C-243/08, Pannon ; CJUE 21 avr. 20161, n° C-377/14, Radlinger). Il est dès lors constant que le juge doit examiner d’office le caractère abusif d’une clause autorisant la banque à exiger immédiatement la totalité des sommes dues au titre du prêt en cas de défaut de paiement d’une seule échéance à sa date, sans mise en demeure ou sommation préalable ni préavis d’une durée raisonnable (Civ. 1re, 22 mars 2023, pourvoi n° 21-16.476, Publié au bulletin). La déchéance du terme ne peut être prononcée en application d’une clause d’exigibilité immédiate réputée non écrite, peu important l’envoi par la banque d’une lettre de mise en demeure préalable à la déchéance du terme (Civ. 2ème, 3 oct. 2024, pourvoi n° 21-25.823, Publié au bulletin). En l’espèce, le contrat de prêt contient une clause d'exigibilité anticipée en cas de défaut de paiement qui stipule que le prêteur pourra exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés ainsi qu'une indemnité égale à 8% du capital restant dû (Clause « Avertissements sur les conséquences de la défaillance de l’emprunteur et indemnités en cas de retard de paiement et frais d’inexécution »). Puis, le contrat précise à la clause « Conditions et modalités de résiliation du contrat » que « le prêteur pourra résilier le présent contrat après l’envoi à l’emprunteur d’une mise en demeure par lettre recommandée en cas de non-paiement à la bonne date de toute somme due au titre du présent contrat ». 1. 2. Cette clause qui ne prévoit aucun délai laissé à l’emprunteur pour s’acquitter de son obligation de remboursement après la réception d’une mise en demeure, doit être considérée comme abusive et partant, réputée non écrite. Quoi qu’il en soit, la mise en demeure du 10 janvier 2025 n’a aucune incidence en ce qu’elle ne peut permettre de régulariser le prononcé de la déchéance du terme sur le fondement d’une clause contractuelle réputée non écrite. La déchéance du terme a, en conséquence, été irrégulièrement prononcée par la S.A. DOMOFINANCE. La banque sollicite cependant, subsidiairement, le prononcé de la résolution judiciaire du contrat de crédit. 3. Sur la résolution judiciaire du contrat Aux termes de l'article 1103 du code civil les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. Aux termes des articles 1224, 1227 et 1228 du code civil la résolution d'un contrat résulte soit de l'application d'une clause résolutoire soit, en cas d'inexécution suffisamment grave, d'une notification du créancier au débiteur ou d'une décision de justice. La résolution peut, en toute hypothèse, être demandée en justice. Le juge peut, selon les circonstances, constater ou prononcer la résolution ou ordonner l'exécution du contrat, en accordant éventuellement un délai au débiteur, ou allouer seulement des dommages et intérêts. En application des dispositions de l'article 1229 la résolution met fin au contrat. Elle prend effet, selon les cas, soit dans les conditions prévues par la clause résolutoire, soit à la date de la réception par le débiteur de la notification faite par le créancier, soit à la date fixée par le juge ou, à défaut, au jour de l'assignation en justice. Lorsque les prestations échangées ne pouvaient trouver leur utilité que par l'exécution complète du contrat résolu, les parties doivent restituer l'intégralité de ce qu'elles se sont procuré l'une à l'autre. Lorsque les prestations échangées ont trouvé leur utilité au fur et à mesure de l'exécution réciproque du contrat, il n'y a pas lieu à restitution pour la période antérieure à la dernière prestation n'ayant pas reçu sa contrepartie ; dans ce cas, la résolution est qualifiée de résiliation. Il sera rappelé que le contrat de prêt est un contrat à exécution instantanée, puisque la totalité des fonds doit être libérée en une fois, et que les échéances de remboursement ne sont que le fractionnement d’une obligation unique de remboursement. En l'espèce, il ressort de l'historique de compte produit que les échéances du prêt n'ont pas été réglées depuis le mois de juillet 2024. Ce défaut de paiement caractérise un manquement à une obligation essentielle du contrat et dès lors suffisamment grave pour justifier la résolution du contrat de crédit au jour du présent jugement aux torts de l'emprunteur. 4. Sur la déchéance du droit aux intérêts La S.A. DOMOFINANCE demande à bénéficier des intérêts contractuels. Il lui appartient donc de démontrer, conformément aux dispositions de l'article 1353 du code civil, que la formation du contrat et son exécution sont conformes aux dispositions d'ordre public du code de la consommation. En application des dispositions des articles L. 312-19 et 21, l'emprunteur peut se rétracter sans motifs dans un délai de quatorze jours calendaires révolus à compter du jour de l'acceptation de l'offre de contrat de crédit comprenant les informations prévues à l'article L. 312-28, au moyen d’un formulaire détachable à l’exemplaire du contrat de crédit de l’emprunteur afin de faciliter l’exercice de son droit de rétractation. En application de l’article 1176 du code civil, “lorsque l'écrit sur papier est soumis à des conditions particulières de lisibilité ou de présentation, l'écrit électronique doit répondre à des exigences équivalentes. L'exigence d'un formulaire détachable est satisfaite par un procédé électronique qui permet d'accéder au formulaire et de le renvoyer par la même voie.” Selon l’article L. 341-4 du même code, le prêteur qui accorde un crédit sans remettre aux emprunteurs un contrat satisfaisant aux conditions fixées par l’article L. 312-21, est déchu du droit aux intérêts. En l’espèce, l’offre de contrat de crédit versée aux débats a été souscrite par la voie électronique, impliquant l’absence de remise d’un exemplaire papier à l’emprunteur. Or, le bordereau de rétractation annexé à cette offre n’est utilisable qu’en l’imprimant et en l’envoyant par lettre recommandée avec accusé de réception, et non par la voie électronique. Ainsi, le bordereau de rétractation, qui ne respecte pas le parallélisme de la forme dans laquelle l’offre préalable de crédit a été souscrite est irrégulier et le prêteur encourt la déchéance du droit aux intérêts contractuels de ce chef. Compte tenu de ce manquement contractuel de la part du prêteur, il convient de prononcer la déchéance du droit aux intérêts du prêt litigieux depuis l’origine. Conformément à l'article L. 341-8 du code de la consommation, en cas de déchéance du droit aux intérêts, le débiteur n'est tenu qu'au remboursement du seul capital. Cette déchéance s’étend donc aux intérêts et à tous leurs accessoires. 5. Sur le montant de la créance Il résulte de ce qui précède que Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] doivent ainsi restituer le capital prêté, moins les sommes qu’ils ont déjà versées. Ils seront, en conséquence, condamnés à payer à la S.A. DOMOFINANCE la somme de 9.882,27 euros, correspondant à la différence entre le montant effectivement débloqué à leur profit (12.835,00) et celui, justifié et non contesté, des remboursements mensuels versés par les emprunteurs (2.975,73). Le prêteur, bien que déchu de son droit aux intérêts, demeure fondé à solliciter le paiement des intérêts au taux légal, en application de l’article 1231-6 du code civil, sur le capital restant dû, majoré de plein droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice selon l’article L. 313-3 du code monétaire et financier. Ces dispositions légales doivent cependant être écartées s’il en résulte pour le prêteur la perception de montants équivalents ou proches de ceux qu’il aurait perçus si la déchéance du droit aux intérêts n’avait pas été prononcée, sauf à faire perdre à cette sanction ses caractères de dissuasion et d’efficacité (CJUE, 27 mars 2014, n° C-565/12). En l’espèce, le taux d’intérêt contractuel prévu par le crédit personnel litigieux s’élève à 3,42%. Dès lors, les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal ne sont pas inférieurs à ce taux conventionnel. Il convient, en conséquence, d’écarter toute application des articles 1231-6 et 1231-7 du code civil et L. 313-3 du code monétaire et financier et de dire que les sommes dues au prêteur ne produiront aucun intérêt, même au taux légal, ce afin d’assurer l’effectivité du droit de l’Union européenne et notamment de la directive 2008/48 dont les dispositions nationales ne sont que la transposition et le caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts. 2La loi prévoit que la solidarité doit être expressément prévue par la loi ou le contrat. En l’espèce, le contrat de prêt prévoit la solidarité entre les emprunteurs ; ainsi, il sera fait droit à la demande de condamnation solidaire. En conséquence, il convient de condamner solidairement Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] au versement de la somme de 9.882,27 euros au titre du capital restant dû et qui ne produira aucun intérêt conventionnel ou légal. Dès lors, la demande de capitalisation des intérêts formulée par la S.A. COFIDIS devient sans objet, étant rappelé en tout état de cause que la capitalisation des intérêts ne peut être demandée en matière de crédit à la consommation conformément aux dispositions de l'article L.312-38 du code de la consommation. 6. Sur les demandes accessoires Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] qui succombent à l'instance, seront condamnés in solidum aux dépens de l’instance, par application de l’article 696 du Code de procédure civile. Aux termes de l’article 700 du code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations. Il serait inéquitable de laisser à la charge de la S.A. DOMOFINANCE les frais exposés par elle dans la présente instance et non compris dans les dépens. La somme de 300,00 euros lui sera donc allouée au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Il est enfin rappelé que l’exécution provisoire est de droit, par application de l’article 514 du code de procédure civile. PAR CES MOTIFS, La juge des contentieux de la protection, statuant après débats publics, par jugement mis à disposition au greffe, réputé contradictoire et en premier ressort, DECLARE recevable l’action en paiement de la S.A. DOMOFINANCE ; CONSTATE que la déchéance du terme du contrat susvisé n’a pas été régulièrement prononcée; PRONONCE la résolution judiciaire du crédit souscrit le 2 mars 2022 par Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] aux torts de ces derniers ; CONSTATE la déchéance du droit aux intérêts contractuels de la S.A. DOMOFINANCE au titre du prêt souscrit par Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] ; CONDAMNE solidairement Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] à payer à la S.A. DOMOFINANCE la somme de 9.882,27 euros au titre du capital restant dû ; DIT que cette somme n’est pas productive d’intérêts, même au taux légal ; DEBOUTE la S.A. DOMOFINANCE de sa demande de capitalisation des intérêts ; CONDAMNE in solidum Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] à payer à la S.A. DOMOFINANCE la somme de 300,00 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, CONDAMNE in solidum Monsieur [Y] [T] et Madame [I] [T] aux entiers dépens ; DEBOUTE la S.A. DOMOFINANCE de ses demandes plus amples ou contraires ; RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit. La Greffière La Présidente
Articles de loi cités
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- TPX DE GONESSE
- Date
- 26 mai 2026
- Matière
- Contrats
Référence
6a189d39cdc6046d47489ab7
Données disponibles
- Texte intégral