TA063ème Chambre3ème Chambre
TA06 · 3ème Chambre — 8 mars 2023
- ECLI
- DTA_2204244_20230308
- Date
- 8 mars 2023
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 1703160 en date du 25 juin 2020, le tribunal administratif de Nice a enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à la reconstitution la carrière de Mme B A, en tenant compte de ses droits à l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période à compter du 1er décembre 2004, par l'édiction d'une décision explicite et de procéder au versement des rappels de rémunération correspondants pour la période postérieure au 1er janvier 2012, dans un délai de six mois à compter de la notification de ce jugement.
Par un courrier enregistré le 7 février 2022, Mme B A a saisi le tribunal administratif de Nice tendant à obtenir l'exécution du jugement du tribunal administratif de Nice du 25 juin 2020.
Elle soutient que le ministre de l'intérieur et des outre-mer n'a pas procédé à la reconstitution de sa carrière en dépit de l'expiration du délai imparti par le tribunal.
Par une ordonnance du 2 septembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 1703160 du 25 juin 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 janvier 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir que, par deux décisions en date du 13 janvier 2023, il a été procédé à la reconstitution de carrière de Mme A en tenant compte de ses droits à l'avantage spécifique d'ancienneté au titre de ses précédentes affectations et il lui a été opposé la prescription quadriennale aux créances découlant de la reconstitution de sa carrière.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 février 2023 :
- le rapport de Mme Chevalier, conseillère,
- et les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ". Aux termes de l'article R. 921-5 du même code : " Le président () du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande. () ".
2. Par un jugement du 25 juin 2020 notifié au ministre de l'intérieur le même jour, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à la reconstitution de la carrière de Mme A, en tenant compte de ses droits à l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période à compter du 1er décembre 2004, par l'édiction d'une décision explicite et de procéder au versement des rappels de rémunération correspondants pour la période postérieure au 1er janvier 2012, dans un délai de six mois à compter de la notification de ce jugement.
3. Par un mémoire, enregistré le 17 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer indique que, par deux décisions en date du 13 janvier 2023, il a été procédé à la reconstitution de la carrière de Mme A en tenant compte de ses droits à l'avantage spécifique d'ancienneté au titre de ses précédentes affectations et il lui a été opposé la prescription quadriennale aux créances découlant de la reconstitution de sa carrière. Dans ces conditions, à la date du présent jugement, le ministre de l'intérieur et des outre-mer doit être regardé comme ayant entièrement exécuté le jugement n° 1703160 en date du 25 juin 2020, du tribunal administratif de Nice. Par suite, la requête tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution de son jugement du 25 juin 2020 est devenue sans objet.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions présentées par Mme A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 8 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Emmanuelli, président,
Mme Chevalier, conseillère,
Mme Bergantz, conseillère,
assistés de Mme Daverio, greffière,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
C. CHEVALIER
Le président,
Signé
O. EMMANUELLILa greffière,
Signé
M-L. DAVERIO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Le greffier.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA06
- Chambre
- 3ème Chambre
- Formation
- 3ème Chambre
- Date
- 8 mars 2023
Référence
DTA_2204244_20230308
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel