TA69JU Chambre SocialeJU Chambre Sociale
TA69 · JU Chambre Sociale — 11 décembre 2025
- ECLI
- DTA_2408758_20251211
- Date
- 11 décembre 2025
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête et des mémoires, enregistrés le 2 septembre 2024, le 23 septembre 2024, le 25 avril 2025 et les 13 et 14 novembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal, d’une part, d’annuler la décision du 9 juillet 2024 par laquelle la caisse d’allocations familiales de l’Ain ne lui a accordé qu’une remise partielle de sa dette de prime d’activité d’un montant de 3 757,65 euros à hauteur de la somme de 2 818,24 euros et, d’autre part, de lui accorder la remise totale de sa dette. Elle soutient qu’elle est de bonne foi et dans une situation de précarité qui ne lui permet pas de rembourser sa dette. Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2025, la caisse d’allocations familiales de l’Ain conclut au rejet de la requête. Elle soutient que la situation de Mme A... ne justifie pas que lui soit accordée la réduction supplémentaire de sa dette ou une remise totale de celle-ci. La présidente du tribunal a désigné, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, Mme Fullana Thevenet, première conseillère, pour statuer sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi, mentionnés à l’article R. 772-5 du même code. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de la sécurité sociale ; - le code de justice administrative. Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience. A été entendu au cours de l’audience publique le rapport de Mme Fullana Thevenet. Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées. La clôture de l’instruction a été prononcée, en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative, après l’appel de l’affaire à l’audience. Considérant ce qui suit : Mme A..., bénéficiaire de la prime d’activité, a été informée, le 26 octobre 2023, par la caisse d’allocations familiales de l’Ain de la constitution à son profit d’un trop-perçu de prime d’activité d’un montant total de 3 757,65 euros pour la période du 1er avril 2022 au 30 juin 2023. Mme A... a alors demandé la remise de sa dette le 15 janvier 2024. Par une décision du 9 juillet 2024, la caisse d’allocations familiales de l’Ain lui a accordé une remise partielle de sa dette à hauteur de 2 818,24 euros et constaté que le solde de sa dette s’établissait à la somme de 939,41 euros. Mme A... demande au tribunal d’annuler cette décision en tant qu’elle a limité la remise gracieuse de sa dette à la somme de 2 818,24 euros et de lui accorder la remise totale de sa dette. Aux termes de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. (…) La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ». Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu d’une prestation ou d’une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d’être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision. Il ne résulte pas de l’instruction que Mme A..., dont la bonne foi n’est pas remise en cause, est, compte tenu de l’ensemble de ses ressources et de ses charges, dans une situation de précarité telle qu’elle nécessite que lui soit accordée une réduction supplémentaire de sa dette de prime d’activité, alors qu’au demeurant, elle peut solliciter le remboursement échelonné de cette dette auprès de l’administration. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions. D E C I D E : Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la caisse d'allocations familiales de l'Ain. Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2025. La magistrate désignée, M. Fullana Thevenet La greffière, T. Zaabouri La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition, Un greffier,
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA69
- Chambre
- JU Chambre Sociale
- Formation
- JU Chambre Sociale
- Date
- 11 décembre 2025
Référence
DTA_2408758_20251211
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel